Une vision nouvelle pour les services météorologiques et climatologiques en Afrique

À PROPOS DU PRÉSENT RAPPORT

Le présent rapport est un produit d'apprentissage préparé par le programme de Renforcement de l’information climatique pour le développement de la résilience en Afrique (CIRDA), un programme quadriennal destiné à soutenir les travaux entrepris dans 11 pays moins avancés d’Afrique au moyen d’une enveloppe de 50 millions de dollars US fournie par le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA) relevant du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). À ce titre, ce rapport s’appuie sur les connaissances de l’équipe technique du programme CIRDA, ainsi que sur les résultats des ateliers et des consultations initiales menées par les experts du programme CIRDA auprès des représentants des secteurs public et privé dans les pays bénéficiaires du programme. La vision décrite dans le présent rapport est étroitement liée au plan de travail et aux activités du programme CIRDA.
Pour de plus amples informations sur le programme CIRDA, veuillez consulter le site Internet à l’adresse suivante : www.undp-alm.org/projects/cirda ou voir la page 28.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) aide les pays à s’adapter au changement climatique dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Pour cela, le PNUD cherche à promouvoir des modes d’adaptation favorables aux pauvres et à la croissance susceptibles de favoriser un développement économique résilient face au changement climatique ainsi que des moyens de subsistance durables dans un tel contexte.
Les projets et programmes nationaux soutenus par le PNUD s’articulent autour des six programmes phares suivants :

Appui aux stratégies intégrées en matière de changement climatique ; Moyens de subsistance intersectoriels résilients face au changement climatique ; Adaptation écosystémique (EbA) ; Renforcement de la résilience pour garantir la sécurité alimentaire ; Gestion des ressources en eau et du littoral intégrée et résiliente face au changement climatique ; et Promotion des infrastructures et des énergies à l’épreuve du changement climatique.

Le programme CIRDA s’inscrit dans le cadre du programme phare intitulé « Moyens de subsistance intersectoriels résilients face au changement climatique ». En soutenant le développement des systèmes d’alerte précoce en Afrique et dans la région de l'Asie et du Pacifique, le programme aide les pays à se protéger contre les risques climatiques à court terme ou à évolution rapide (p. ex. cyclones, inondations et tempêtes) et à long terme ou à évolution lente (p. ex. sécheresses et changement climatique durable).

Le PNUD aide les pays en développement à financer l’adaptation au changement climatique en faisant appel à diverses sources internationales de financement des projets environnementaux, notamment les fonds administrés par le Fonds pour l’environnement mondial, à savoir le Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA), le Fonds spécial pour les changements climatiques (FSCC) et le Fonds pour l'adaptation relevant du Protocole de Kyoto (AF), ainsi que le Fonds vert pour le climat et les donateurs bilatéraux et multilatéraux. Ces projets touchent de nombreux secteurs et impliquent les gouvernements, les organisations communautaires (CBO) et les organisations non gouvernementales (ONG), qui travaillent de concert pour diffuser les informations et proposer des solutions pour l’adaptation à la variabilité du climat et au changement climatique. Bon nombre de ces projets oeuvrent à fournirdes informations météorologiques et climatologiques accessibles, crédibles et appropriées qui peuvent être exploitées à diverses échelles spatiales et temporelles afin d’éclairer la prise de décisions dans les secteurs et les zones de projet concernés.

Pour ce faire, les investissements sont nécessaires à toutes les étapes de la chaîne de valeur de l’information allant de la création et du renforcement des réseaux d’observation à la mise en place de services permettant aux communautés, aux décisionnaires et aux entreprises de comprendre et d’exploiter les informations météorologiques et climatologiques, en passant par la conception de produits sur mesure adaptés aux risques et par l’amélioration de la communication et du partage d’informations. Dans les pays les moins avancés (PMA) où les moyens humains, techniques et financiers sont souvent limités, cette démarche implique de repartir les ressources de manière à combler les principales lacunes, par exemple, en assurant l’exploitation et la maintenance d’une infrastructure informatique dédiée à l’observation, le développement de la modélisation des risques et des capacités de prévision, la promotion de la coopération institutionnelle, l’introduction des technologies basées sur les téléphones portables et l’implication des communautés dans la collecte des données et l’élaboration des alertes et des conseils à la population.

Pour se moderniser tout en respectant les principes du développement durable, les pays les moins avancés doivent exploiter les capacités existantes, créer des liens entre les projets et les institutions, mais aussi adopter les dernières technologies à bas coût et favoriser les flux de revenus tant dans le secteur public que privé