Remarks to the press by the Secretary-General following a meeting with the Chairperson of the African Union Commission (French and English)

Report
from UN Secretary-General
Published on 09 Feb 2019 View Original

Addis Ababa

La coopération entre les Nations unies et l’Union africaine est pour moi un vecteur stratégique fondamental pour la paix et la sécurité et le développent, non seulement en Afrique, mais aussi dans le monde parce que l’Afrique occupe un rôle central dans le monde d’aujourd’hui.

Je tiens à souligner qu’il y a un vent d’espoir dans le continent africain. Il y a un vent d’espoir parce qu’on voit, et dans le domaine de résolution des conflits et dans le domaine de la prévention, que des progrès remarquables ont été réalisés.

Ce vent d’espoir est largement lié aux initiatives conjointes de l’Union africaine et des Nations unies. L’Union africaine avec son programme pour éliminer les armes en 2020 et les Nations unies avec la nouvelle impulsion de la diplomatie pour la paix. Nous nous sommes réunis très régulièrement et, ensemble, nous avons travaillé et je crois que les résultats commencent a démontrer que ce travail commence à produire des effets.

Nous avons, avec les organisations sous-régionales africaines, également travaillé ensemble sous le leadership de l’Union africaine avec notre appui, un accord historique a été conclu en République Centrafricaine ; on a vu, finalement, Salva Kiir et Riek Machar signer un accord au Sud Soudan, et ont fait des efforts pour que tout ça aille dans la bonne direction; nous travaillons ensemble sur la Libye pour que faire que ce pays puisse avoir une solution politique; et dans le domaine de la prévention, nous espérons que des élections, et dont beaucoup de gens parlaient avec des prévisions catastrophiques, les choses vont et je crois qu’il y a des conditions pour construire la stabilité et l’union dans les pays comme Madagascar, le Mali et la République Démocratique du Congo, où les élections se sont produites sans violence.

Tout ça démontre que cette coopération entre l’Union africaine et les Nations unies est entrain de renforcer ce vent d’espoir qui a été aussi basé sur des initiatives de chefs d’états et de gouvernements africains, comme le nouveau Premier Ministre Ethiopien qui a proclamé la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée; [les relations entre] l’Erythrée et la Somalie; les rapports avec Djibouti et l’Erythrée. Tout ça montre que le continent africain aujourd’hui est un continent d’espoir pour la paix et la sécurité dans le monde avec tous les problèmes qui restent encore et face auxquels nous travaillons ensemble.

En même temps, il faut dire que nous avons complètement alignés nos agendas pour le développement mais, soyons honnêtes, pour que les agendas 2063 et 2030 puissent réussir, pour qu’il y ait vraiment un développement qui ne laisse personne derrière, il faut que la coopération internationale se renforce, il faut que l’engagement financier international se renforce, et il faut aussi que, vis-à-vis du changement climatique dont l’Afrique souffre énormément des conséquences, sans contribuer à ces changements. Il faut que, face au changement climatique, il faut que le monde comprenne que nous sommes en train de perdre cette course et il faut vraiment un sursaut qui puisse mobiliser une nouvelle ambition pour les mitigations des ambitions et pour le financement, notamment au bénéfice des pays qui souffrent des effets les plus tragiques du changement climatique.

Je crois qu’une coopération qui produit un impact très positif du point de vue de la paix et la sécurité et j’en remercie vivement le président de la Commission de l’Union africaine. En même temps nous faisons face à des défis de développement et sur le changement climatique et il faut dire à la communauté internationale: il faut un sursaut, il faut plus de volonté politique, plus d’engagement, plus de solidarité parce que nous voulons gagner les batailles du développement et du changement climatique.

I am extremely grateful to the African Union for the invitation to participate in this summit. The strategic cooperation between the African Union and the United Nations is a fundamental asset for the work of the United nations in the world.

And this is the moment in which the wind of hope is blowing in Africa. We have seen the reconciliation between Ethiopia and Eritrea; we have seen peace agreements that were established in South Sudan; in the Central African Republic; we are working together also to see if we are moving in the same direction in Libya. We have seen elections that people were forecasting that they would lead to tragedy, to violence and that, in the end, took place in a peaceful context, be it in Madagascar, in the DRC or in Mali. And in all those circumstances, we had the combination of efforts of the African Union and the UN. A combination of efforts of an agenda to make sure that guns will be silent from 2020 onwards - and this is of course the African Union commitment - linked towards our surge in the UN for diplomacy, for peace, and the two things combined, are producing results, in conflict resolution and in prevention of conflicts. And I believe Africa is becoming an example, an example where it is possible to solve conflicts and it is possible to prevent conflicts. And this wind of hope, I believe, can then be extended to other parts of the world.

On the other hand, we are working together very closely, aligning our two development agendas, facing the challenges of climate change. But there I have to say, we need to tell the international community we need more political will. More political will in development cooperation There is not peace without development. More political will in relation to the ambition in climate change. Ambition for mitigation, for adaptation, for finance. We are losing the race with climate change and this can be a disaster for Africa and for world. Africa will pay an even higher price because of the dramatic impacts in the continent and the fact that Africa doesn’t contribute much to the warming of the planet. And so, we will not only work together in cooperation, in the development and in the support to the countries of Africa in development and in response to climate change, but we will be more and more, raising the awareness of the international community, that the international community needs to do much more in cooperation [aid] for development and in addressing the dramatic challenges of climate change.

I want to say that I was High Commissioner for Refugees for 10 years. Africa is a continent where the borders are open for refugees, where refugees are protected. It’s an example for the world. It’s an example of solidarity that rest of the world, especially the richest part of the world, should be able to follow.

And on the other hand, it is clear that the African Continent has also been a continent in the leadership in relation to addressing migration flows. There are more African migrants in other African countries than in Europe, contrary to what many people think. And in Africa, this has been managed in a much more humane way. So, my strong appeal is for what was agreed in the compact on migration and about refugees to be effectively implemented; and we count a lot on African leadership in this regard.

Thank you.