Rapport annuel 2015

Report
from Enabel
Published on 17 Jun 2016 View Original

La CTB publie son rapport annuel 2015

2015 est une année charnière pour la coopération internationale. Le temps était venu de revoir en profondeur le paradigme de l'aide qui a prévalu ces quinze dernières années : les Objectifs du millénaire, les engagements financiers de la Conférence de Monterrey et la Déclaration de Paris. Les changements rapides et radicaux, conjugués au caractère mondial des défis à relever par l'humanité, ont débouché sur de nouveaux engagements financiers (Addis Abeba – juillet 2015) ainsi que sur des Objectifs de développement durable (New York – septembre 2015) : l'Agenda 2030. Contrairement au paradigme précédent, l'Agenda 2030 est universel et global : il porte sur l'ensemble des pays et presque tous les aspects de l'activité humaine. Pour concrétiser ces ambitions, les budgets et acteurs traditionnels du développement ne suffisent plus. D'autres moyens devront être engagés : investissements privés, impôts, lutte contre les flux financiers illégaux... De même, divers acteurs (le secteur privé en tête) devront être impliqués dans ces efforts.

Compte tenu du contexte changeant, la CTB a entamé, dès 2014, un exercice de réflexion stratégique devant permettre à notre Agence d'assurer sa pertinence et son efficacité. Alexander De Croo, Ministre de la Coopération au développement, a exhorté la CTB à faire preuve d'ambition et d'innovation.

La CTB n'a pas ménagé ses efforts en 2015 pour élaborer les contours d'une Agence de développement, nouvelle et modernisée. Le Conseil d'administration a transmis une proposition au Ministre le 31 octobre. L'octroi d'un mandat élargi à la nouvelle organisation est une composante essentielle de cette proposition, et ce pour lui permettre de mettre en œuvre et de coordonner, dans le cadre de l'Agenda 2030, des activités pour le compte de l'ensemble du gouvernement fédéral. Les autres points au cœur de la proposition visent à rationnaliser la répartition des tâches avec l'Administration, rendre plus flexible le cycle de programme et à optimiser les relations avec les Ambassades belges sur le terrain. En 2016, la proposition a été soumise au Conseil des Ministres belge, qui l'a en grande partie approuvée.

Le changement et la modernisation conditionnent plus que jamais notre environnement de travail. Plus encore, ils constituent l'essence même de nos activités. Et c'est précisément cette perspective qui nous convainc que la CTB s'est engagée à temps dans la bonne direction.

Carl Michiels
Président du Comité de direction