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Éradiquer la faim : 3 choses qui doivent se produire suite à l’Accord de Paris

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© WFP/Rein Skullerud

La vision du PAM est d’éradiquer la faim d’ici 2030, un des objectif ambitieux des Objectifs de développement durable (ODD). Les ODD nous incitent à ne laisser personne en marge et de répondre aux besoins des plus vulnérables.

L’Accord de Paris, atteint lors de la COP21 en décembre, donne la priorité aux plus vulnérables aux effets du changement climatique, dont les 795 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde aujourd’hui. Bien que cet accord soit un succès sans précédent, il a besoin d’être suivi d’actions urgentes.

À la fin de l’année 2015, 190 pays ont conclu un accord historique sur le changement climatique à Paris. Cet accord représente une avancée majeure dans l’effort mondial visant à lutter contre le changement climatique et à éradiquer la faim. Cependant, les étapes à venir sont encore plus importantes.

Les catastrophes climatiques sont l’une des principales causes de la faim et des actions urgentes sont absolument indispensables dans les communautés et pays souffrant d’insécurité alimentaire. Le changement climatique a un impact négatif disproportionné sur les personnes souffrant d’insécurité alimentaire. 80% de ces personnes vivent dans des pays sujets aux catastrophes naturelles et confrontés à des niveaux élevés de dégradation environnementale, ce qui amplifie ainsi les impacts des inondations et des sécheresses. Le changement climatique pourrait augmenter le risque de faim et de malnutrition de 20% d’ici 2050, et réduire la production agricole potentielle jusqu’à 30% en Afrique et jusqu’à 21% en Asie.

L’Accord de Paris reconnaît l’importance d’atteindre la sécurité alimentaire et d’éradiquer la faim et la pauvreté, mais que faut-il accomplir désormais ? Des actions et investissements majeurs sont nécessaires pour aider les populations à développer leur résilience contre les chocs climatiques, à atteindre la sécurité alimentaire, et à prospérer malgré les effets du changement climatique.

1.Aborder les principales causes du changement climatique et ses conséquences

L’Accord indique que malgré les efforts immédiats concernant les émissions de gaz à effet de serre, des investissements majeurs sont nécessaires pour l’adaptation au changement climatique, notamment en faveur des populations les plus vulnérables. La carte interactive Climate Change and Food Insecurity Vulnerability développée par le PAM et le Met Office du Royaume-Uni et lancée à Paris démontre l’importance d’une action à grande échelle en matière de mitigation et d’adaptation pour éradiquer la faim d’ici 2030 et au-delà.

2.Innovation et financement souple et prévisible.

L’Accord reconnaît que les pertes et dommages se produiront en raison des phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus intenses et fréquents. L’Accord de Paris fait un effort important pour remédier à ces pertes et dommages par le biais des systèmes d’alertes précoces améliorés, de la préparation aux urgences, de l’évaluation globale des risques et de la gestion, de l’assurance contre les risques climatiques et des efforts visant à renforcer la résilience des communautés, des moyens de subsistances et des écosystèmes. Le Food Security Climate Resilience Facility (FoodSECuRE), lancé durant la COP21, est l’un des efforts du PAM pour répondre à ces besoins. FoodSECuRE combine les connaissances scientifiques en matière de prévisions météorologiques et des mécanismes de financement souples.

FoodSECuRE est un outil révolutionnaire qui déclenche l’action avant que les catastrophes ne se produisent en s’appuyant sur des financements basés sur les prévisions pour que les communautés puissent se préparer à d’éventuelles catastrophes en avance. FoodSECuRE garantit aussi un financement durant et après les chocs, car c’est seulement à travers un financement pluriannuel que nous pouvons renforcer la résilience à long-terme des personnes vulnérables aux effets du changement climatique. Une analyse de FoodSECuRE au Niger et au Soudan suggère que la réponse anticipée aux catastrophes réduit de moitié les coûts de futures réponses humanitaires. Si nous ajoutons le renforcement de la résilience à l’équation, ce coût devient encore plus bas.

3.Lier protection sociale et adaptation

Cela représente l’une des manières les plus importantes pour orienter les investissements vers les plus vulnérables et pour garantir la mise en place d’efforts de réduction des risques à grand échelle dans les communautés vulnérables.

Afin de démontrer comment cela peut être fait, le PAM et Oxfam America ont testé et élargi R4 Rural Resilience Initiative durant les cinq dernières années. L’Initiative R4 combine l’assurance, les filets de sécurité et la réduction des risques liés aux catastrophes.

Pour soutenir la mise en œuvre de l’Accord de Paris, le PAM, en collaboration avec les communautés, ses partenaires et les gouvernements mettra en avant ces efforts novateurs. Le PAM aidera également les gouvernements à développer et mettre en place les plans nationaux d’adaptation. Ainsi, le PAM contribuera à traduire l’ambition de l’Accord de Paris en action pour éradiquer la faim dans les communautés à travers le monde.