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Protection des civils en période de conflit armé - Rapport du Secrétaire général (S/2021/423)

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Introduction

  1. Le présent rapport est soumis comme suite à la demande formulée par la Présidente du Conseil de sécurité dans sa déclaration du 21 septembre 2018 (S/PRST/2018/18). Il donne également suite aux demandes d’informations concernant une série de thèmes particuliers formulées par le Conseil dans ses résolutions 2286 (2016), 2417 (2018), 2474 (2019) et 2475 (2019).

  2. La section II décrit la situation mondiale en matière de protection des civils dans les conflits armés en 2020. Les conflits armés ont continué à se caractériser par des nombres élevés de décès, de blessures et de traumatismes psychologiques chez les civils, de violences sexuelles, d’actes de torture et de disparitions, ainsi que par l’endommagement et la destruction de logements, d’écoles, de marchés, d’hôpitaux et d’infrastructures civiles essentielles, telles que les systèmes électriques et les systèmes d’eau. La menace de famine a refait surface, les zones les plus touchées par la faim et les risques de famine les plus forts étant concentrés dans les régions touchées par les conflits. Les conflits, la dégradation de l’environnement et les risques climatiques se sont cumulés, avec de vastes conséquences humanitaires. À la mi-2020, plus de personnes étaient déplacées de force que l’année précédente.

  3. La section III a trait à la protection des soins médicaux dans les conflits armés, cinq ans après l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2286 (2016). La violence, les menaces et les attaques contre le personnel et les infrastructures médicales persistent. Combinée aux conflits, la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) exacerbe les souffrances humaines et met à rude épreuve des services de santé affaiblis. Certains États ont mis au point et appliqué de bonnes pratiques pour protéger les services médicaux, mais il reste encore beaucoup à faire.

  4. Lorsque la COVID-19 a commencé à se propager dans le monde entier, le Secrétaire général a appelé, en mars 2020, au cessez-le-feu mondial immédiat afin de créer des couloirs pour l’aide vitale, d’ouvrir des espaces pour la diplomatie et de redonner espoir aux personnes les plus vulnérables à la pandémie. Dans sa résolution 2532 (2020) adoptée en juillet 2020, le Conseil de sécurité a également exigé une cessation générale et immédiate des hostilités dans toutes les situations inscrites à son ordre du jour, sachant que la violence et l’instabilité régnant dans les situations de conflit pouvaient exacerber la pandémie. Il a réitéré cette exigence dans sa résolution 2565 (2021). L’appel au cessez-le-feu mondial a bénéficié d’une large adhésion. Au total, 180 États Membres et un État observateur non membre ont approuvé l’appel, ainsi que plus de 20 mouvements armés et autres entités et plus de 800 organisations de la société civile. Malgré ce vaste soutien, les conflits armés continuent d’aggraver les vulnérabilités et d’exacerber les répercussions de la pandémie.

  5. En février 2020, le Secrétaire général a lancé un appel à l’action en faveur des droits humains, dans lequel il promeut une vision novatrice des droits humains offrant des solutions concrètes aux problèmes fondamentaux qui se posent en la matière.
    L’appel à l’action propose l’élaboration d’un agenda pour la protection, qui assiérait, à travers les trois piliers des Nations Unies, une compréhension commune de la primauté de la protection et garantirait une approche commune de la protection des droits humains, basée sur les systèmes de protection existants.