Prévenir la corruption dans le cadre des opérations humanitaires : Manuel de bonnes pratiques
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Pourquoi ce manuel ?
L’idée de ce manuel est venue de la réponse humanitaire massive au tsunami en Asie, quand les niveaux élevés de ressources engagées par la communauté internationale ont causé des préoccupations au sujet de nouvelles occasions de corruption. Plusieurs agences de développement international ont mis en place des politiques de prévention de la corruption adaptées aux programmes de développement, mais il existait un vide notoire dans les politiques pour la prévention de la corruption dans les situations d’urgence. En se basant sur des recherches étendues dans et à l’extérieur du secteur humanitaire, ainsi que des contributions détaillées de la part de la communauté humanitaire elle-même, ce manuel vise à combler ce vide. Il présente un menu d’outils de bonne pratique pour la prévention et la détection de la corruption dans les opérations humanitaires.
A qui s’adresse ce manuel ?
Ce manuel vise principalement les responsables et le personnel d’agences humanitaires, au siège comme sur le terrain. Il s’adresse directement à ceux qui sont en première ligne de la distribution de l’aide ainsi qu’aux hauts responsables qui déterminent les valeurs et la culture organisationnelles. Cela ne signifie pas pour autant que le livre n’est pas pertinent pour d’autres acteurs. Par exemple, il peut aider des donateurs à évaluer la solidité et la responsabilité des programmes d’agences, et les organisations locales de la société civile et la presse à obliger les agences travaillant dans leur zone à rendre des comptes – ainsi que permettre aux acteurs de comprendre les défis confrontés par ceux qui fournissent l’aide lors d’urgences humanitaires.
Le manuel est conçu pour aider quiconque travaille dans le secteur humanitaire à identifier et prévenir les risques de corruption auxquels sont confrontés leurs organisations ou services, ou dans le cadre d’un programme ou rôle spécifique. Il n’entend pas établir des normes communes à l’ensemble des agences d’aide dans les situations d’urgence. Il décrit plutôt « ce qu’il faut faire » pour minimiser les risques de corruption, tandis que de nombreux documents de référence en annexe donnent des détails techniques sur « la manière de le faire ». Il pourrait, par exemple, recommander le suivi et l’évaluation (S&E) comme élément essentiel pour prévenir la corruption dans un contexte particulier, mais ce n’est pas un manuel d’opérations de S&E (bien que des exemples en soient annexés comme référence). Ou bien il montrera comment un code de conduite peut aider à combattre la corruption, sans expliquer comment rédiger ce genre de code (mais en en donnant plusieurs exemples à titre d’orientation).