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Plus de 21 000 personnes tuées et augmentation du risque de famine depuis l’appel au cessez-le-feu mondial de l'ONU

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La semaine dernière, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU a renouvelé son appel à un cessez-le-feu mondial lancé en Mars au début de la pandémie de Covid-19. Ce cessez-le-feu devait permettre aux gouvernements et aux ONG de se concentrer sur la lutte contre la pandémie, mais les violences ont continué : au moins 21 347 personnes ont été tuées dans des conflits, dont plus de 5800 civils, adultes et enfants. Ces conflits ont également contribué à pousser des millions de personnes au bord de la famine, les équipes de l’ONG CARE au Soudan du Sud font part de leurs inquiétudes :

« Au Soudan du sud, la convergence des conflits, des déplacements forcés et des inondations dans une grande partie du pays a poussé certaines régions au bord de la famine. Si nous voulons sauver des vies et éviter d’atteindre des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire, nous devons pouvoir délivrer de l’aider immédiatement ! Un cessez-le-feu complet est essentiel pour ouvrir la voie à une paix durable et permettre au peuple du Soudan du Sud de commencer à se reconstruire. CARE soutient l'appel du secrétaire général de l'ONU pour un cessez-le-feu mondial et exhorte le Conseil de sécurité à user de son influence auprès des dirigeants du Soudan du Sud pour garantir qu'une paix durable s'installe dans tout le Soudan du Sud » exhorte Rosalind Crowther, directrice de CARE au Soudan du Sud.

Le Secrétaire général des Nations Unies a lancé son premier appel à un cessez-le-feu mondial en mars, mais les premiers signes de progrès ont depuis stagné, les groupes armés ont poursuivi ou même intensifié les combats. Ces conflits ont contribué à une augmentation dévastatrice de l'insécurité alimentaire et des risques de famine, notamment au Soudan du Sud, au Yémen, en RDV et dans le Nord-Est du Nigéria.

Au Soudan du Sud, l’augmentation des violences intercommunautaires a contribué à ce que près de 6,5 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population du pays, soient confrontées à des niveaux extrêmes d’insécurité alimentaire.

Au Yémen, les organisations humanitaires sont confrontées à des obstacles extrêmement difficiles pour accéder à ceux qui en ont le plus besoin, et les civils, déjà en proie à des niveaux aigues d’insécurité alimentaire, continuent d'être victimes de frappes aériennes.

En RDC, les travailleurs humanitaires ont été récemment attaqués et les niveaux de faim augmentent dans le district d'Ituri en raison du conflit en cours.

Aux conflits s’ajoutent les impacts économiques de la pandémie de COVID-19 qui n'ont fait qu'aggraver l'insécurité alimentaire : depuis la pandémie, environ 110 millions d'enfants supplémentaires souffrent de la faim dans le monde.

Alors que le virus continue d'aggraver les souffrances et d'alimenter la menace de famine dans différentes zones de conflit, CARE et 9 autres ONG ont lancé la semaine dernière un appel pour que les dirigeants politiques appellent de nouveau à un cessez-le-feu dans les combats, facilitent un accès sûr et durable pour les travailleurs humanitaires et accélèrent la réponse à la COVID-19 dans les pays touchés par des conflits et des crises humanitaires.