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Plus de 14 millions de personnes seront deplaces chaque annee en raison des aleas naturels soudains

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13 octobre 2017 – Les résultats d’une nouvelle étude publiés à l’occasion de La journée internationale pour la prévention des catastrophes prévoient une augmentation continue du nombre de déplacés parmi les populations des pays les plus vulnérables aux aléas naturels, à moins que des progrès importants ne soient réalisés en faveur d’une meilleure gestion des risques.

Selon les calculs réalisés à travers un exercice de modélisation unique basé sur les données les plus récentes couvrant plus de 204 pays et territoires, les catastrophes dues à des aléas naturels soudains comme les inondations et les cyclones, déplacent en moyenne 13,9 millions de personnes chaque année, en dehors de celles concernées par les évacuations préventives.

La plupart de ces déplacements sont entraînés par des inondations qui sont en augmentation sur une planète qui se réchauffe et dont la croissance de la population dans des régions à risques accroît l’exposition aux aléas.

La question arrive à point nommé alors que le monde fait face à une saison d’ouragans de l'Atlantique particulièrement dévastatrice et enregistre des inondations records à travers le Bangladesh, l'Inde et le Népal.

Huit des dix pays ayant le plus haut niveau de déplacement annuel moyen ou risque probable de déplacement futur et perte de logements, se situent en Asie du Sud et du sud-Est avec : en Inde, 2,3 millions ; en Chine, 1,3 million ; au Bangladesh, 1,2 million ; au Vietnam, 1 million ; aux Philippines, 720 000 ; au Myanmar, 570 000 ; au Pakistan, 460 000 ; en Indonésie, 380 000 ; au Russie, 250 000 ; et aux USA, 230 000.

L'étude intitulée « Un modèle mondial de risque de déplacement lié aux catastrophes » lancée aujourd'hui par le Centre de surveillance des déplacements internes du Conseil norvégien des réfugiés et l'Office des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNISDR) modélise des déplacements résultants de la destruction de logement causée par des séismes, des tsunamis, des inondations fluviales et des cyclones tropicaux. Les désastres lents comme la sécheresse et l'élévation du niveau de la mer ne sont pas inclus dans cette étude.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, Robert Glasser, a déclaré aujourd'hui : « Il s'agit d'une base de référence importante à partir de laquelle nous pouvons mesurer les progrès réalisés dans la réduction des risques de catastrophe. Les résultats soulignent le défi que nous devons relever pour réduire le nombre de personnes affectées par les catastrophes. Avec la mort ou les blessures graves lors d’une catastrophe, il n'y a rien de plus dramatique que la perte de la maison familiale qui est souvent également un lieu de travail dans de nombreux pays les plus touchés. »

« Le cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe adopté par les États membres de l'ONU il y a deux ans a pour objectif clé de réduire de façon substantielle le nombre de personnes touchées par les catastrophes d’ici 2030. Cet objectif devrait favoriser les efforts visant à améliorer l’urbanisme et la qualité des bâtiments en particulier dans les zones sismiques et les régions exposées aux tempêtes et aux inondations. »

Alexandra Bilak, la Directrice du centre de surveillance des déplacements internes, a déclaré : « Nous vivons dans un monde où le nombre de personnes déplacées à l'intérieur d’un pays, les réfugiés et les migrants est à son niveau le plus élevé et nos chiffres montrent qu'un pourcentage significatif de ces mouvements est lié aux catastrophes. Pour cette raison, la nécessité d’anticiper les risques et les impacts des déplacements en cas de catastrophe est une priorité urgente et globale, et notre nouveau modèle de déplacement des catastrophes représente un grand pas dans cette direction ».

« Faciliter l’accès à une habitation sûre et abordable peut aider à réduire le nombre croissant de personnes déplacées par les catastrophes et doit faire partie de la planification de la gestion des risques au niveau national et local. » L'étude a utilisé des modèles probabilistes de risque pour les catastrophes, mis au point par l'Office des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNISDR), qui ont été utilisés pour calculer les estimations des pertes économiques futures à partir d'un éventail de risques naturels. C'est la première fois que ces techniques ont été appliquées pour prévoir le nombre moyen potentiel de personnes déplacées sur de longues périodes de temps.

La métrique est particulièrement pertinente pour les urbanistes et les programmes d’établissements urbains dans les zones sujettes aux aléas qui doivent tenir compte de la durée de vie prévue de l'environnement bâti et des risques associés à ceux qui y vivent.

Neuf des dix pays ayant les habitations les plus vulnérables aux catastrophes se trouvent en Asie du Sud et du sud-est, ce qui reflète le grand nombre de personnes exposées à des aléas soudains. Une exposition élevée entraîne également un risque de déplacement et une perte du stock d’habitations dans des pays à revenu intermédiaire supérieur comme la Chine et dans les pays à revenu élevé comme les États-Unis.