Partenariat humanitaire FAO - Belgique : Fonds spécial pour les activités d’urgence et de réhabilitation – Capacité de réponse en intrants agricoles

Introduction

Lorsqu’une communauté est frappée par une catastrophe ou lorsqu’une crise survient, il faut réagir vite a fin de protéger ses moyens d’existence. Quand ceux-ci sont principalement agricoles, ce qui est le cas de 70 à 80 pour cent des personnes dans les pays en développement, c’est alors la survie même des populations qui est en jeu.

Les catastrophes et les crises n’ont pas seulement des effets à court-terme – elles érodent aussi les moyens d’existence et menacent les gains de développement accumulés des pays affectés. Avec l’augmentation de l’ampleur, de la fréquence et de l’impact des crises et des catastrophes, aggravée par le changement climatique et la surexploitation des ressources naturelles, les familles, communautés et gouvernements des pays en voie de développement ont de plus en plus de difficulté à absorber ces chocs, puis à récupérer et à s’adapter, ce qui entraine un cercle vicieux de pauvreté et de vulnérabilité accrue face aux menaces futures.

Les moyens d’existence de près de 2.5 milliards de personnes dépendent de l’agriculture. Ces petits agriculteurs, éleveurs, pêcheurs et les communautés tributaires des forêts génèrent plus de la moitié de la production agricole mondiale et sont particulièrement vulnérables aux catastrophes, bouleversements climatiques, conflits et autres crises de la chaine alimentaire, car ils sont dépendants de ressources naturelles fragiles, dif cilement renouvelables et difficilement transportables. Ils se trouvent donc souvent démunis faces à ces chocs qui détruisent ou endommagent les cultures, le bétail, les arbres, les équipements, les infrastructures, les provisions de semences, et les réserves alimentaires. Dans ces circonstances, reprendre immédiatement les activités agricoles productrices de nourriture et génératrices de revenus est une question de survie à moyen terme.

Pourtant, ces petits agriculteurs, s’ils sont adéquatement épaulés, peuvent en quelques semaines replanter leurs champs et espérer une récolte salvatrice en trois ou quatre mois, selon les cultures et les régions du globe. Il est donc essentiel de leur apporter un appui rapide, adapté et efficace pour protéger et restaurer leurs moyens d’existence, éviter une dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure et retrouver leur autonomie et leur bien-être dans la dignité.