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Où sont nos êtres chers ? Retrouver les personnes portées disparues et répondre aux besoins de leurs familles

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Violence, catastrophes ou migrations : en Afrique comme ailleurs, des familles portent le fardeau de proches disparus dans ces circonstances. En agissant ensemble, les gouvernements peuvent faire en sorte que les liens familiaux soient préservés ou renoués, et réduire ainsi l’impact social de ces disparitions. Ce rapport s’appuie sur les activités déployées par le CICR, conjointement avec les familles et les autorités, pour tenter d’apporter une réponse à ce problème.

Principales conclusions

En Afrique, les disparitions de personnes et leur impact social figurent parmi les conséquences humanitaires les plus graves et durables des conflits armés et autres situations de violence, et des migrations.

Des efforts sont nécessaires pour élucider les cas des personnes portées disparues et éviter d’autres disparitions. Les familles sont au cœur de ces efforts.

Des cadres institutionnels et juridiques sont indispensables pour traiter cette question au niveau national.

Une volonté politique et un engagement soutenu sont essentiels pour que, dans le respect du droit international, ce problème évolue réellement dans un sens positif. Ces efforts peuvent être encouragés aux niveaux local, national et régional. Les actions des États pour résoudre les conflits doivent intégrer la question des personnes portées disparues.

La question des personnes portées disparues devrait être incluse dans les processus de justice transitionnelle qui, dans les situations postconflit, jouent un rôle crucial dans l’allègement des souffrances des individus, des familles et des communautés.

La clarification du sort des personnes portées disparues dans le contexte de la migration nécessite le déploiement d’efforts transnationaux déterminés de la part des pays situés le long des routes migratoires en Afrique et au-delà.

Recommandations

Les États, les organismes régionaux et l’Union africaine (UA) devraient :

Reconnaître que les personnes portées disparues constituent une tragédie et apporter des solutions aux problèmes auxquels leurs familles sont alors confrontées.

Prendre des mesures de prévention et d’intervention précoce pour traiter la question des personnes portées disparues.
Identifier les lacunes, les besoins et les limites qui entravent la prévention des disparitions et la recherche des personnes disparues.

Mettre en place des cadres institutionnels et juridiques qui permettent d’évaluer les besoins de chaque famille et d’y répondre au cas par cas. Le droit et le besoin des familles de connaître le sort et la localisation de leurs membres portés disparus doivent être au centre des processus de recherches et être respectés.

Engager leur volonté politique pour chercher à résoudre la question des personnes portées disparues, et renforcer les capacités de recherches et les efforts déployés dans ce domaine.

Envisager, le cas échéant, la mise en place de mécanismes nationaux spécialement chargés de la question des personnes portées disparues.
Inclure cette question dans les processus de justice transitionnelle (recherche de la vérité, justice et réconciliation) qui devraient être en lien avec d’autres organismes chargés de faire la lumière sur le sort et la localisation des personnes portées disparues. Le document d’orientation de l’UA sur la politique de justice transitionnelle est d’une importance capitale à cet égard.

Établir des procédures claires en matière de recherche et d’identification des personnes portées disparues dans le contexte de la migration. Des principes clairs doivent également être adoptés pour garantir l’efficacité des échanges d’informations et des canaux de coordination entre les autorités des différents pays situés le long des routes migratoires