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Maputo +15 soulève des questions clés relatives à l'avenir du mouvement antimines

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Genève le 19 mai 2014 - Une série d'événements d'une semaine a commencé à Genève afin d’examiner des questions clés relatives à l'avenir du mouvement antimines.

Maputo +15 a débuté le 19 mai en remontant quinze ans en arrière jusqu’au jour où la communauté internationale s’est rassemblée initialement dans la capitale mozambicaine pour débuter l'effort historique et tenir la promesse faite par la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, ou Convention d'Ottawa.

Dans un mois, la communauté internationale sera de retour au Mozambique pour la Conférence d'examen de la Convention à Maputo, où des décisions seront prises sur les prochaines étapes de la Convention.

Maputo +15 devrait attirer des centaines de participants provenant du milieu universitaire, du corps diplomatique de Genève, de l'action contre les mines, du handicap et du monde des droits de l'homme ainsi que le grand public. Ces événements sont parrainés par l'Union européenne.

« Beaucoup de temps a passé depuis la première réunion de la Convention et nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli», a déclaré l'Ambassadeur Mariangela Zappia de l'Union européenne lors de l'ouverture officielle de Maputo +15. « En même temps, nous reconnaissons que toutes nos promesses n’ont pas encore été remplies. À Maputo, nous aurons l'occasion de réaffirmer notre engagement commun envers les objectifs de la Convention et de faire progresser nos efforts collectifs pour un monde sans aucun effets de mines antipersonnel. Ceci sera une occasion de tirer parti de nos réalisations et d'adopter un plan pour relever les défis restants ».

«Durant les quinze dernières années, la coopération entre la société civile et les États a alimenté l'énorme succès de la présente Convention», a déclaré Sylvie Brigot-Vilain, Directrice exécutive de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL) - Cluster Munition Coalition et une panéliste de Maputo +15. « Bien que les défis de la Convention soient différents de ceux de 1999, la nécessité de maintenir un esprit de coopération reste tout aussi importante», a ajouté Mme Brigot-Vilain, qui fut déléguée à la Convention lors de la première Assemblée des États parties en 1999, et qui en 2014 fit aussi partie de la délégation de l’ICBL à la Conférence de Maputo.

En sus d'examiner l'avenir de la coopération et de l'assistance en vertu de la Convention, Maputo +15 soulèvera des questions concernant les perspectives pour atteindre l'acceptation universelle de la Convention et l’intégration de l'assistance aux victimes des mines antipersonnel dans des contextes plus larges de droits humaine et dans d’autres cadres.

« La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel a innové par ses obligations le fait d’assurer le bien-être des victimes de mines», a déclaré Cornelio Sommaruga, qui, tout en ayant opéré en tant que Président du Comité international de la Croix-Rouge dans les années 1990, a joué un rôle central dans le processus qui a conduit à l'adoption de la Convention. « Il est clair que la Convention a fait une énorme différence, mais il est tout aussi évident que les défis demeurent dans la réalisation de la vision d'un monde où les individus, y compris les survivants des mines terrestres, peuvent participer dans toutes les sphères de la société sur un pied d'égalité», a ajouté M. Sommaruga, qui prend part aux événements de Maputo +15 à Genève cette semaine.

La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel a été adoptée à Oslo en 1997, ouverte à la signature à Ottawa la même année et est entrée en vigueur le 1er mars 1999.

Du 3 au 7 mai 1999, la communauté internationale s'était réunie à Maputo pour la Première Assemblée des États parties de la Convention. Depuis lors, des millions de mètres carrés de terres autrefois dangereux ont été mis à l'activité humaine normale et plus de 45,7 millions de mines stockées ont été détruites.