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Les ONG humanitaires françaises réagissent au projet de certification

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Le projet de certification porté par le SCHR explore actuellement les potentiels bénéfices et limites d’un mécanisme de certification pour améliorer la qualité, l’efficacité et la redevabilité des actions humanitaires. Fin juin 2013, lors du Humanitarian Standards Forum de Genève, un premier état des lieux a été présenté et discuté. Les premières esquisses de ce que pourrait être ce mécanisme commencent à émerger. Pour réfléchir à ces questions d’une grande actualité et d’importance pour l’avenir du secteur, la Commission Humanitaire de Coordination SUD et le Groupe URD ont organisé le 20 septembre dernier, avec des représentants d’organisations humanitaires françaises, un atelier de réflexion sur les conditions qui rendraient un mécanisme de certification utile pour améliorer la qualité de l’aide, tout en continuant d’approfondir les risques identifiés. Cette journée de travail a permis d’identifier d’importantes lacunes, tant sur le processus de mise en place, que sur le fond et sur le référentiel qui constituerait la base de la certification. Actuellement, le projet SCHR semble asseoir la certification sur la conformité à des normes techniques et des standards dont la profession a, depuis 15 ans, identifié les limites compte tenu de la diversité des contextes et des terrains. Ce faisant, le mécanisme proposé néglige un élément important : le fait qu’une organisation, grande ou petite, locale ou internationale, soit engagée dans une démarche de progrès. Si les risques liés au projet même de certification ne sont pas ou mal gérés, le projet pourrait avoir des impacts négatifs très importants sur le secteur et notamment sur les plus petites structures du Nord comme du Sud. Les représentants des ONG présentes à cet atelier estiment qu’il est essentiel de ralentir le processus afin de permettre une véritable consultation, compte-tenu de l’importance des résultats attendus et des conséquences sur le secteur humanitaire.