Les experts de l’Ebola réunis à Anvers

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from Government of Belgium
Published on 19 Oct 2016 View Original

L’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers que soutient la Coopération belge au développement, a accueilli en septembre, environ 250 experts et spécialistes internationaux du secteur de la santé. L’objectif était de discuter des progrès réalisés face au virus Ebola au cours de la conférence internationale « 8th International Symposium on Filoviruses & 58th ITM colloquium - Ebola: 40 years after Yambuku » qui était organisée à Anvers.

En 1976, un thermos renfermant des échantillons de sang d’une religieuse belge, victime d’une maladie inconnue à Yambuku, arrivait à Anvers. Ce fait mit les scientifiques, Guido van der Groen et Peter Piot, sur la voie d’un nouveau virus, nommé ‘Ebola’.

Le 12 septembre, quelque 250 experts et chercheurs de la santé venant du monde entier se sont réunis à Anvers pour se concerter sur l’étude de traitements et de vaccins suite à la dernière épidémie en Afrique de l’ouest en 2014. Cette dernière a touché près de 11.000 personnes. Que peuvent faire les chercheurs pour empêcher la propagation de ces épidémies mortelles et pour éviter toute nouvelle épidémie incertaine? Telle fut la question majeure qui a guidé le débat lors du congrès.

Les spécialistes ont alors étudié la question de l’amélioration des soins de santé en Afrique subsaharienne ainsi que observé les leçons à tirer de ces 40 dernières années. Néanmoins, il n’existe à ce jour aucun traitement pour contrer le virus de l’Ebola.

D’après Peter Piot, le monde ne serait pas prêt dans le cas où une nouvelle épidémie viendrait à voir le jour. Les raisons sont diverses : tout d’abord, il y a un manque conséquent de médecins dans les pays en voie de développement. Ensuite, l’assistance et les besoins médicaux ne sont pas suffisants pour faire face à un tel phénomène. Et finalement, lors d’une épidémie telle que celle du virus Ebola, les populations sont aussi sujettes à la malaria ainsi qu’à la mortalité infantile et maternelle. Par conséquent, le manque d’infrastructures pour les soins de santé constitue un problème de taille.

Au cours de ce congrès, divers points furent discutés : les enseignements recueillis jusqu’à présent ; les priorités de recherche étant donné que l’épidémie en Afrique de l’ouest est passée ; et les actions à prendre pour être prêt face à une nouvelle apparition de la maladie. Les conclusions de la conférence seront rassemblées et plus amplement étudiées lors d’une proposition commune pour un agenda de recherche sur le virus de l’Ebola.

Pour plus d’informations : http://bit.ly/2e6lsjx

Lire aussi dans Glo.be ‘Ebola : quand la faiblesse des systèmes de santé nous concerne tous’.

www.glo-be.be/article-magazine/ebola-faiblesse-systemes-sante-concerne/