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Le Secrétaire général appelle à plus d’ambition et d’action alors que le monde est sur une « trajectoire catastrophique » de 2,7 degrés de réchauffement d’ici à 2050

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SG/SM/20907

La déclaration suivante a été faite aujourd’hui par M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, sur le rapport de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques:

Le rapport publié aujourd’hui par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, et qui porte sur les contributions déterminées au niveau national de toutes les parties à l’Accord de Paris, montre que le monde est sur une trajectoire catastrophique vers 2,7 degrés de réchauffement climatique.

C’est en rupture avec la promesse de l’Accord de Paris, faite il y a six ans, de poursuivre l’objectif de 1,5 degré Celsius. L’incapacité à atteindre cet objectif se mesurera par une perte massive de vies humaines et de moyens de subsistance.

D’après la science, il faut une réduction de 45% des émissions d’ici à 2030 pour pouvoir atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle. Le rapport d’aujourd’hui suppose qu’il y eu une augmentation de 16% des émissions en 2030 par rapport aux niveaux de 2010.

Le récent rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat était une alerte rouge pour l’humanité. Mais il a également clairement indiqué qu’il n’était pas trop tard pour atteindre l’objectif de 1,5 degré de l’Accord de Paris. Nous avons les outils pour atteindre cet objectif. Mais nous serons rapidement à court de temps. Les pays du G20 représentent 80% des émissions mondiales. Leur leadership est plus que jamais nécessaire. Les décisions qu’ils prendront maintenant détermineront si la promesse faite à Paris est tenue ou brisée.

Avant la COP26, toutes les nations devraient soumettre une contribution déterminée au niveau national plus ambitieuse pour aider à placer le monde sur la voie de 1,5 degré. Il faut en outre que les pays développés honorent enfin l’engagement de 100 milliards de dollars promis il y a plus d’une décennie en faveur des pays en développement. Le rapport sur le financement climatique, publié aujourd’hui par l’OCDE, montre que cet objectif n’a pas non plus été atteint.

Enfin, nous avons besoin que tous les donateurs et les banques multilatérales de développement s’engagent à allouer au moins 50% de leur financement public de l’action climatique au soutien des pays vulnérables en développement afin de renforcer leur résilience face à l’aggravation des impacts climatiques.

La lutte contre les changements climatiques ne sera couronnée de succès que si tout le monde se mobilise pour promouvoir plus d'ambition, plus de coopération et plus de crédibilité. Il faut cesser d’ignorer la science. Il faut cesser d’ignorer les demandes des gens partout dans le monde. Il est temps pour les dirigeants de se mobiliser et agir, sans quoi les peuples du monde entier paieront un lourd tribut.

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