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Le président Biden signale une contribution des États-Unis de 6 milliards de dollars US pour la septième reconstitution des ressources du Fonds mondial et offre une contrepartie de 1 dollar par tranche de 2 dollars versée par les autres donateurs

GENÈVE – Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme accueille avec enthousiasme la demande faite par le président Joe Biden auprès du Congrès des États-Unis visant un engagement de 2 milliards de dollars US pour l’exercice 2023, le premier exercice du cycle de financement triennal 2023-2025 du Fonds mondial. Le budget du président Biden pour l’exercice 2023 prévoit « […] une contribution de 2 milliards de dollars à la septième reconstitution des ressources du Fonds mondial, pour une promesse de don qui devrait atteindre 6 milliards de dollars sur trois ans […] ». La Maison-Blanche signale que les États-Unis « contribueront 1 dollar pour chaque tranche de 2 dollars versée par les autres donateurs ».

Aux termes de la loi américaine, la contribution financière des États-Unis au Fonds mondial ne peut dépasser le tiers de la somme des contributions de tous les donateurs du Fonds mondial. Cette limite est une mesure incitative à l’endroit des autres donateurs. Par son intention de faire une promesse de don de 6 milliards de dollars US à la septième reconstitution des ressources, le président Biden envoie un signal clair aux autres donateurs : ils devront eux aussi majorer leurs contributions s’ils souhaitent maximiser le financement de contrepartie des États-Unis.

Le président Biden sera l’hôte de la septième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial plus tard cette année. La cible de financement du Fonds mondial pour la septième reconstitution des ressources est de 18 milliards de dollars US au minimum pour le prochain cycle triennal de subventions. Un investissement de 18 milliards de dollars US permettrait de sauver 20 millions de vies, d’abaisser la mortalité du VIH, de la tuberculose et du paludisme de 64 % et de renforcer les systèmes de santé en vue de la préparation aux pandémies.

« Les États-Unis font preuve d’un extraordinaire leadership en santé mondiale depuis la création du Fonds mondial il y a 20 ans. Par le travail d’organisations comme le PEPFAR, USAID, la PMI et par leur soutien indéfectible au Fonds mondial, les États-Unis sont d’ardents défenseurs de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, affirme Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial. Nous espérons que d’autres donateurs emboîteront le pas aux États-Unis, afin que nous puissions profiter pleinement de la capacité de financement des États-Unis pour le cycle de la septième reconstitution des ressources et que nous atteignions notre objectif, qui est de recueillir au moins 18 milliards de dollars US. »

En 20 ans d’existence, le partenariat du Fonds mondial a sauvé 44 millions de vies et réduit de plus de moitié le taux de mortalité du VIH, de la tuberculose et du paludisme. Le dernier Rapport sur les résultats du Fonds mondial révèle toutefois que des gains durement acquis ont été perdus en raison de la pandémie de COVID 19. Cela explique pourquoi les besoins en ressources du Fonds mondial sont plus grands qu’à la sixième reconstitution des ressources.

« Face aux répercussions catastrophiques du COVID-19 sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, il n’y a pas d’équivoque : soit nous augmentons le financement, soit nous abandonnons tout espoir de mettre fin à ces épidémies d’ici 2030, a déclaré Peter Sands. Nous devons en faire plus pour aider les pays à bâtir des systèmes plus résistants, pérennes et inclusifs pour la santé. Il est impératif de mettre fin au VIH, à la tuberculose et au paludisme, de vaincre le COVID-19 et de protéger l’humanité contre les futures maladies infectieuses partout dans le monde. »

Les États-Unis sont le plus grand donateur du Fonds mondial, ayant fourni – par un soutien indéfectible et bipartite – une aide financière totalisant près de 20 milliards de dollars US depuis la création du Fonds mondial il y a 20 ans. Dans l’actuel cycle de financement triennal, les États-Unis sont en voie d’atteindre une contribution de 1,56 milliard de dollars US par année. De plus, les États-Unis ont investi 3,5 milliards de dollars US supplémentaires en 2021 dans le dispositif de riposte au COVID-19, un fonds d’urgence mis sur pied par le Fonds mondial pour aider les pays à revenu faible ou intermédiaire à riposter à la pandémie, à atténuer ses impacts sur les services de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et à apporter des améliorations urgentes aux systèmes de santé. Cette aide financière d’une extrême générosité, combinée aux contributions des autres donateurs, a fait du Fonds mondial le premier organisme subventionnaire des pays à revenu faible et intermédiaire en ce qui concerne la composante non vaccinale de la riposte au COVID-19, notamment le dépistage, le traitement et l’équipement de protection individuelle (ÉPI).

En 2019, le président français Emmanuel Macron a accueilli la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à Lyon, qui fut l’occasion d’obtenir des promesses de dons d’un montant record de 14 milliards de dollars US et de rallier de nouveaux donateurs à la cause.

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