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Le Plan d’action sur le changement climatique 2021-2025 : Soutenir un développement vert, résilient et inclusif

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RÉSUMÉ ANALYTIQUE

Introduction

Nos réponses collectives au changement climatique, à la pauvreté et aux inégalités sont des choix déterminants pour notre époque. Nous devons relever ces défis ensemble pour atteindre notre double objectif de réduction de la pauvreté et de renforcement de la prospérité partagée. La pandémie de COVID-19 et la crise économique ont été dévastatrices, et alors que nous aidons les pays à faire face à la crise en cours et à se reconstruire, il est urgent d’intégrer les stratégies climatiques et de développement afin d’assurer un développement vert, résilient et inclusif. La mise en œuvre d’un programme climatique ambitieux implique des compromis, notamment des coûts de transition, mais ceux-ci peuvent être réduits grâce à une approche axée sur les personnes, à des politiques budgétaires et sociales efficaces et à des politiques permettant d’attirer les investissements du secteur privé. Le coût de l’inaction face au changement climatique est déjà immense et ne fera que s’accroître.

Le Groupe de la Banque mondiale reconnaît qu’à l’échelle mondiale, les pauvres, qui sont les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, sont ceux qui souffrent souvent le plus des effets du changement climatique.
Les pays bénéficiaires du Groupe de la Banque mondiale et ses clients du secteur privé ont de solides raisons de lutter contre le changement climatique. Non seulement nombre d’entre eux sont très vulnérables aux effets du climat, qui menacent leur développement et le bien-être de leur population, mais ils doivent rester compétitifs à mesure que l’économie mondiale s’oriente vers la neutralité climatique.

Une transition bien gérée peut permettre à l’action climatique de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité et de réduire la pauvreté. Accélérer la transformation économique est le meilleur moyen de stimuler durablement l’emploi. Le Groupe de la Banque mondiale travaillera avec les secteurs public et privé pour soutenir le programme d’action pour le climat. Par exemple, les interventions du secteur public peuvent aider les pays à mettre en œuvre des réformes politiques et réglementaires et à créer des incitations pour attirer des participants du secteur privé et en catalyser les investissements, en utilisant nos nombreux instruments financiers et de conseil.

Le Groupe de la Banque mondiale est le plus grand fournisseur multilatéral de financement de l’action climatique en faveur des pays en développement et a augmenté son financement à des niveaux sans précédent au cours des deux dernières années. En nous appuyant sur notre soutien de longue date à l’action climatique, nous entendons aller plus loin et plus vite pour aider les pays à intégrer le climat dans leur programme de développement. Le contexte actuel est très différent de celui de 2016, lorsque le Groupe de la Banque mondiale a lancé son premier Plan d’action sur le changement climatique (2016-2020). Outre la pandémie de COVID-19, au cours des deux dernières années, de grands pays avancés et en développement se sont engagés à réduire à zéro leurs émissions nettes d’ici à 2050 et à emprunter des trajectoires d’émissions leur permettant d’atteindre leur point culminant en 2030.

Le Plan d’action sur le changement climatique 2021-2025 vise à promouvoir les aspects liés au changement climatique de l’approche de développement vert, résilient et inclusif (en anglais Green,
Resilient, and Inclusive Development, GRID) du Groupe de la Banque mondiale, qui vise l’éradication de la pauvreté et la prospérité partagée dans une optique de durabilité. Dans le Plan d’action, nous aiderons les pays et les clients du secteur privé à maximiser l’impact du financement de l’action climatique, en visant des améliorations mesurables en matière d’adaptation et de résilience, ainsi que des réductions mesurables des émissions de gaz à effet de serre. Le Plan d’action tient également compte de l’importance vitale du capital naturel, de la biodiversité et des services écosystémiques et renforcera le soutien aux solutions fondées sur la nature, étant donné leur importance tant pour l’atténuation que pour l’adaptation. Dans le cadre de ses efforts pour stimuler l’action climatique, le Groupe de la Banque mondiale participe depuis longtemps à des partenariats clés et à des forums de haut niveau visant à renforcer les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.

Ce nouveau Plan d’action marque le passage d’une approche de projets verts à des économies vertes dans leur entièreté, et de la focalisation sur les facteurs de production à celle sur les impacts. Il est axé sur : i) l’intégration du climat et du développement ; ii) l’identification et la hiérarchisation des mesures à prendre pour les plus grandes possibilités d’atténuation et d’adaptation ; et iii) l’utilisation de ces mesures pour orienter notre financement de l’action climatique et mobiliser des capitaux privés de manière à obtenir les meilleurs résultats. Cela signifie qu’il faut aider les plus grands émetteurs à aplanir la courbe de leurs émissions et à accélérer la tendance à la baisse, et augmenter le financement de l’adaptation pour aider les pays et les clients du secteur privé à se préparer et à s’adapter au changement climatique, tout en poursuivant des objectifs de développement plus larges grâce à l’approche GRID.