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La journée africaine du paludisme 2007 appelle à une sensibilisation et une action mondiales

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Par Anwulika Okafor

NEW YORK, Etats-Unis, le 24 avril 2007 - Chaque année, de 350 à 500 millions de personnes meurent du paludisme. Rien qu'en Afrique, le paludisme est responsable d'un décès toutes les 30 secondes.

Bien que la difficulté d'une action décisive puisse paraître insurmontable dans les pays o=F9 la maladie est endémique, rien n'est encore perdu car l'UNICEF, ses partenaires et les pouvoirs publics s'unissent pour mobiliser la communauté internationale à l'occasion de la Journée africaine du paludisme le 25 avril.

Pour 2007, cette commémoration annuelle sera centrée sur le besoin de partenariats mondiaux pour faire régresser le paludisme en Afrique, dans l'espoir d'éradiquer cette maladie mortelle qui ruine la santé de tant de jeunes de ce continent.

Un continent dévasté

Il y a encore peu de temps, le paludisme était un fléau mondial. Le progrès médical et social a pu éliminer la maladie à certains endroits, mais le paludisme ravage encore de nombreuses parties du monde, et surtout l'Afrique sub-saharienne, o=F9 surviennent 90 pour cent ou presque des décès.

Dans la plupart des régions d'Afrique, le paludisme pèse sur des systèmes de santé déjà surchargés. La plupart des cas se déclarent chez des enfants de moins de cinq ans. Les femmes enceintes atteintes de paludisme courent également le risque de contracter des anémies, mettant ainsi en danger leur vie et leur grossesse.

De surcroît, la faiblesse physique que cause la maladie chez les adultes peut compromettre gravement leur capacité de travail, limitant ainsi les moyens de subsistance des familles et des communautés et perpétuant le cycle de la pauvreté.

Ressources pour l'avenir

Le paludisme est une maladie mortelle, mais pour laquelle il existe des traitements et des moyens de prévention. Par exemple, à raison de 10 dollars seulement, les moustiquaires imprégnées d'insecticide se sont avérées efficaces pour réduire jusqu'à 20 pour cent le nombre de décès causés par le paludisme. Ces moustiquaires ainsi traitées sont efficaces pendant cinq ans.

L'UNICEF est un des principaux adeptes de l'utilisation des moustiquaires anti-paludiques imprégnées d'insecticides et en finance l'achat et la distribution dans toute l'Afrique. Notre organisation a aussi joué un rôle capital dans la campagne Faire reculer le paludisme, dont le but était de sensibiliser le public à l'importance de la lutte contre cette maladie.

Des modifications des politiques sanitaires au niveau de chaque pays ouvrent elles aussi la porte à l'utilisation des médicaments anti-paludiques et des multithérapies pour traiter ceux qui sont déjà infectés.

On connaît la maladie, et on en connaît les traitements. Ce qu'il faut maintenant, c'est trouver les financements nécessaires. La Journée africaine du paludisme 2007 est l'occasion d'entendre le monde s'exprimer à l'unisson, et le message est clair : oui, le paludisme est mortel, mais sa prévention est possible.