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Impact de la pandémie de maladie à coronavirus sur les formes contemporaines d’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage - Rapport du Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences

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Résumé

Tomoya Obokata a été nommé Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences, par le Conseil des droits de l’homme en mars 2020. Il a pris ses fonctions le 1er mai 2020. Le présent rapport est le premier qu’il adresse au Conseil.

Le présent rapport contient des réflexions et une analyse relatives aux répercussions de la maladie à coronavirus (COVID19) sur les formes contemporaines d’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage, ainsi que des recommandations sur la manière dont les différentes parties prenantes pourraient atténuer ces répercussions. Il donne en outre un aperçu des méthodes de travail que le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences, entend mettre en œuvre et promouvoir pendant son mandat.

I. Introduction

  1. En mars 2020, le Conseil des droits de l’homme a nommé le Japonais Tomoya Obokata Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences. M. Obokata a pris ses fonctions le 1er mai 2020. Le Rapporteur spécial remercie le Conseil de la confiance qu’il lui a témoignée en le nommant titulaire de mandat. Le présent rapport est soumis en application de la résolution 42/10 du Conseil, par laquelle est prorogé le mandat du Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, y compris leurs causes et leurs conséquences.
  2. Le Rapporteur spécial examine dans le présent rapport la manière dont les problèmes sanitaires, sociaux et économiques mondiaux posés par l’apparition de la maladie à coronavirus (COVID19) exacerbent la vulnérabilité aux formes contemporaines d’esclavage, recense les nouveaux risques que la crise fait naître et décrit les répercussions qu’elle a sur les quelque 40,3 millions de personnes déjà victimes de l’esclavage moderne avant même l’apparition de la maladie. Le rapport comporte en outre une partie succincte décrivant les méthodes de travail employées par le nouveau Rapporteur spécial.
  3. Le Rapporteur spécial tient à exprimer sa profonde gratitude et son admiration à sa prédécesseure pour l’important travail accompli dans la lutte contre l’esclavage et les pratiques esclavagistes au cours de ses deux mandats, entre 2014 et 2020. Par ses travaux thématiques, par exemple sur le travail servile, les objectifs de développement durable, la servitude domestique, l’esclavage dans les chaînes d’approvisionnement, l’esclavage des enfants et la dimension sexiste des formes contemporaines d’esclavage, la précédente titulaire du mandat n’a eu de cesse de plaider en faveur de l’élimination de toutes les formes d’esclavage d’ici à 2030. Son examen de la situation pays par pays et les 10 visites officielles qu’elle a effectuées lui ont non seulement permis de fournir une analyse et des indications précieuses et d’attirer l’attention sur des préoccupations et problèmes liés à l’esclavage et aux pratiques analogues à l’esclavage, mais aussi de formuler des recommandations constructives et pragmatiques.