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Droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques - Rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (A/HRC/46/44)

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Conseil des droits de l’homme
Quarante-sixième session
22 février-19 mars 2021
Points 2 et 3 de l’ordre du jour
Rapport annuel du Haut-Commissaire des Nations Unies
aux droits de l’homme et rapports du Haut-Commissariat
et du Secrétaire général

Promotion et protection de tous les droits de l’homme,
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels,
y compris le droit au développement

Résumé

Le présent rapport, qui couvre la période allant du 1 er janvier au 31 décembre 2020, est soumis en application de la résolution 43/8 du Conseil des droits de l’homme. Il rend compte des faits nouveaux pertinents concernant les organes et les mécanismes des droits de l’homme du système des Nations Unies et des activités menées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) qui contribuent à la promotion et au respect des dispositions de la Déclaration sur les personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, ainsi que des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme applicables en la matière. Le rapport fait valoir notamment que la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), tout particulièrement pour les minorités, a eu toute une série de répercussions néfastes. Il recommande aux États de prendre d’urgence des mesures pour améliorer leur protection dans le contexte de la pandémie, dans le souci de reconstruire sur de meilleures bases et de renforcer les mécanismes de dialogue pour garantir la participation effective des minorités aux décisions qui les concernent.

I. Introduction

  1. En juillet 2020, le Conseil des droits de l’homme a adopté sa résolution 43/8 sur les droits des personnes appartenant à des minorités nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques. Dans cette résolution, le Conseil a prié le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme de continuer de lui faire rapport chaque année.

  2. Le monde a rarement connu un choc simultané aussi complexe que celui de la COVID-19. La crise sanitaire multiforme actuelle, et ses conséquences économiques ont fait ressortir le lien étroit qui existe entre l’origine ethnique, le statut socioéconomique et l’état de santé. La COVID-19, tout particulièrement pour les minorités nationales, ethniques, religieuses et linguistiques, a eu toute une série de répercussions néfastes. Pour orienter la riposte à la crise sur le plan des droits de l’homme, le HCDH a publié des orientations détaillées concernant des thèmes comme les répercussions de la COVID-19 pour les minorités, les mesures d’urgence, l’espace civique, et les femmes et la discrimination raciale.

  3. Le Conseil des droits de l’homme, à sa quarante-troisième session, a organisé en urgence un débat sur les violations des droits de l’homme à caractère raciste commises à l’heure actuelle, le racisme systémique, la brutalité policière à l’égard des personnes d’ascendance africaine et la violence contre les manifestations pacifiques. Les manifestations antiracistes qui ont eu lieu dans nombre de pays à la suite de l’assassinat de George Floyd en mai 2020 à Atlanta, dans l’État de Géorgie aux États-Unis d’Amérique, ont traduit une vague d’indignation mondiale contre le racisme, les inégalités et la discrimination.

  4. Pendant la période considérée, la Haute-Commissaire a souligné le fait que de toute évidence, les minorités raciales et ethniques, y compris les personnes d’ascendance africaine, étaient touchées de manière anormalement importante par les conséquences de la COVID-19, et le fait que la pandémie mettait en relief les inégalités alarmantes qui existent au sein des sociétés.