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Directions africaines : Vers un partenariat équitable dans les opérations de paix

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Xenia Avezov, Jaïr van der Lijn et Timo Smit

RAPPORT FINAL SUR LA DEUXIEME PHASE DE l’INITIATIVE NOUVELLE GÉOPOLITIQUE DES OPÉRATIONS DE PAIX

Note de synthèse

L’Afrique est de plus en plus souvent le théâtre d’opérations de paix et, par extension, le principal laboratoire de nouveaux développements et approches. La deuxième phase de l’initiative Nouvelle géopolitique des opérations de paix a pour objectif de stimuler le dialogue sur la coopération internationale dans le cadre d’opérations de paix en Afrique. Ce rapport, largement basé sur six réunions de dialogue avec des participants de différentes régions d’Afrique, examine les perceptions de l’avenir des opérations de paix sur le continent.

Les résultats du rapport tentent de présenter des possibilités d’amélioration de la future collaboration entre les acteurs africains et les acteurs externes et le renforcement de leur compréhension mutuelle.
Les participants aux réunions de dialogue ont souligné l’importance du soutien et du renforcement de la prévention des conflits, du développement économique, de la capacité des États et de la bonne gouvernance, afin de prévenir l’augmentation des problèmes de sécurité à l’avenir, défis qui deviendront probablement transnationaux et non-traditionnels. Pour les opérations de paix, il faudra porter une attention croissante aux défis majeurs nontraditionnels de sécurité (par ex. le crime organisé et le terrorisme), renforcer l’aspect multidimensionnel et civil, et se déployer plus souvent avec des mandats transnationaux ou régionaux.

Un nombre limité de pays africains fournissent le gros des troupes des opérations de paix en Afrique, tandis que les acteurs extérieurs assurent le financement et d’autres formes d’assistance, y compris les capacités spécifiques. Vu cette dépendance mutuelle et cette division du travail, ni les acteurs africains ni la communauté internationale n’ont le pouvoir suffisant d’améliorer les opérations et de rendre ce partenariat mondial-régional plus équitable et plus équilibré. Afin d’y remédier, les participants suggèrent que : (a) les acteurs africains augmentent leur contribution financière aux opérations ; (b) les compétences et capacités africaines pour les opérations de paix soient renforcées grâce à l’aide d’acteurs extérieurs ; et que (c) le groupe des pays fournisseurs de troupes soit diversifié.

La coordination entre les différents acteurs participant aux opérations de paix en Afrique est également essentielle et son importance ira croissant dans le futur environnement de sécurité. Les participants ont souligné que cela nécessitera un autre accord sur un mécanisme pour élaborer et rendre opérationnel le concept de subsidiarité entre l’Organisation des Nations unies, l’Union africaine, les communautés économiques régionales africaines et les mécanismes régionaux. Ils ont également noté l’importance d’une stratégie commune intégrée incluant les acteurs locaux (société civile) dans les processus de prise de décisions à multiples parties prenantes.

Enfin, les participants ont insisté sur le fait qu’un partenariat mondial-régional véritablement équilibré et équitable nécessitera de : (a) donner la priorité aux populations lcales, vu qu’elles sont les « utilisateurs de la paix » ; (b) augmenter le rôle de plus en plus prépondérant de l’Afrique et de coopérer sur la base d’un respect mutuel ; (c) renforcer l’obligation de rendre compte à la fois de l’assistance reçue par les acteurs africains et des actions conduites par les opérations de paix et la communauté internationale.