Déclaration conjointe de l’Experte de l’ONU sur les déplacés internes, du HCR, du BCAH et de l’OIM pour le dixième anniversaire de l’adoption de la Convention de Kampala

L’Afrique célèbre aujourd’hui le 10e anniversaire de l’adoption de la Convention de l’Union africaine (UA) sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique. Également connue sous le nom de Convention de Kampala, ce traité novateur a déjà été ratifié à ce jour par 28 pays du continent.

En tant que premier et seul instrument juridiquement contraignant à l’échelle d’un continent pour la protection et l’assistance aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, la Convention de Kampala témoigne de la détermination des États africains à relever les multiples défis auxquels ces personnes sont confrontées. Le traité incorpore les éléments de base des Principes directeurs des Nations Unies (1998) relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays et définit les responsabilités des États et d’autres acteurs.

Les déplacements internes demeurent un problème important pour les pays africains, avec plus de 17,8 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays par les conflits et la violence. Les femmes et les enfants constituent la grande majorité des personnes concernées.

Nous reconnaissons pleinement le rôle de la Convention dans la prévention des déplacements en Afrique, en apportant des réponses efficaces aux crises de déplacement et en promouvant des solutions aux situations de déplacement, qu’elles soient déclenchées par des conflits armés, des phénomènes de violence ou les effets du changement climatique et des catastrophes naturelles.

Nous nous félicitons également de la décision de la Conférence de l’Union africaine de déclarer l’année 2019 « Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays : Vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique. » Cette décision marque une occasion importante de faire le point sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Convention et de recenser les problèmes en suspens.

Le moment est venu de mettre pleinement en pratique la Convention de Kampala. Nous félicitons tous les pays qui ont ratifié la Convention et pris des mesures pour concrétiser la mise en œuvre du traité, notamment en élaborant des lois et politiques nationales pertinentes. Nous nous félicitons de la récente adhésion du Soudan du Sud à la Convention et appelons tous ceux qui ne l’ont pas ratifiée et incorporée dans leurs législations respectives à le faire sans tarder.

Nous nous félicitons également de l’annonce faite plus tôt aujourd’hui par le Secrétaire général des Nations Unies de la création d’un Groupe de haut niveau sur le déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays, afin d’accroître l’attention portée à cette question et de promouvoir des solutions aux problèmes qui y sont liés.

Nous appelons en outre les États membres de l’Union africaine, les organisations internationales et les autres partenaires à soutenir la participation pleine et effective des communautés déplacées et d’accueil à la mise en œuvre de la Convention. Nous appelons également la communauté internationale à faire davantage pour renforcer son assistance et sa solidarité avec les pays et les communautés confrontés aux défis du déplacement interne, notamment par une approche plus concertée et stratégique, ainsi que par la mise en place de mécanismes de financement novateurs.

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