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Conseil de sécurité: Climat et sécurité (CS/14644)

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MAINTIEN DE LA PAIX ET DE LA SÉCURITÉ INTERNATIONALES

Climat et sécurité

M. ANTÓNIO GUTERRES, Secrétaire général de l'ONU, a rappelé que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait publié le mois dernier un rapport profondément alarmant. Ce rapport montre que le dérèglement climatique causé par les activités humaines est généralisé et s'intensifie. Il constitue une alerte rouge pour l'humanité. Pour M. Guterres, une action climatique beaucoup plus audacieuse est nécessaire avant la prochaine Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26, qui doit se tenir en novembre à Glasgow avec les pays du G20). Notre fenêtre d'opportunité pour prévenir les pires impacts climatiques se referme rapidement, s'est-il alarmé, rappelant qu'aucune région n'était à l'abri, les incendies de forêt, les inondations, les sécheresses et autres phénomènes météorologiques extrêmes affectant tous les continents.

Les effets des changements climatiques sont particulièrement profonds lorsqu'ils se combinent à la fragilité et aux conflits, passés ou actuels, a continué le Secrétaire général, pour qui il est clair que les changements climatiques et la mauvaise gestion de l'environnement sont des facteurs de multiplication de risques. Lorsque les capacités d'adaptation sont limitées, il y a une dépendance accrue à l'égard des ressources naturelles et des écosystèmes, tels que l'eau et les terres fertiles, et les griefs et les tensions peuvent exploser, compliquant les efforts visant à prévenir les conflits et à maintenir la paix.

Ainsi, a illustré le Secrétaire général, en Somalie des sécheresses et des inondations plus fréquentes et plus intenses compromettent la sécurité alimentaire, accroissent la concurrence pour les ressources rares et exacerbent les tensions communautaires existantes, ce qui profite aux Chabab. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une baisse importante des précipitations et une augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes nuisent à la sécurité de l'eau et de la nourriture.

L'année dernière, plus de 30 millions de personnes ont été déplacées par des catastrophes liées au climat, a précisé le Secrétaire général.

M. Guterres a rappelé que 90% des réfugiés venaient de pays qui sont parmi les plus vulnérables et les moins capables de s'adapter aux effets des changements climatiques. Beaucoup de ces réfugiés sont à leur tour accueillis par des pays qui souffrent également des impacts des changements climatiques, aggravant les défis pour les communautés d'accueil et les budgets nationaux. Alors que la dévastation causée par la pandémie de COVID-19 continue de provoquer d'immenses souffrances, elle sape la capacité des gouvernements à répondre aux catastrophes climatiques et à renforcer la résilience, a aussi constaté le Chef de l'ONU.

Les menaces sont claires et actuelles, a insisté M. Guterres. Pour le Secrétaire général, il n'est pas trop tard pour faire en sorte que l'action climatique contribue à la paix et à la sécurité internationales. Il a mis en avant trois priorités absolues en matière d'action climatique.

Premièrement, nous avons besoin d'un engagement sans ambiguïté et d'actions crédibles de la part de tous les pays pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C afin d'éviter les impacts les plus catastrophiques des changements climatiques. Le Secrétaire général a exhorté tous les États Membres à faire preuve de plus d'ambition dans leurs contributions déterminées sur le plan national d'ici à la COP26 et à traduire leurs engagements en actions concrètes et immédiates. Collectivement, nous avons besoin d'une réduction de 45% des émissions mondiales d'ici à 2030, a-t-il ajouté.

 Deuxièmement, pour faire face aux impacts déjà désastreux des changements climatiques sur la vie et les moyens de subsistance des populations du monde entier, nous avons besoin d'une percée en matière d'adaptation et de résilience. Il est essentiel qu'au moins 50% du financement climatique dans le monde soit orienté vers le renforcement de la résilience et le soutien à l'adaptation, a précisé M. Guterres. Ce besoin est urgent, comme nous le rappellent quotidiennement les impacts climatiques croissants. Les coûts annuels d'adaptation dans les pays en développement sont estimés à 70 milliards de dollars et devraient atteindre jusqu'à 300 milliards de dollars par an d'ici à 2030, a rappelé le Secrétaire général, qui s'est désolé des énormes lacunes qui subsistent dans le financement de l'adaptation pour les pays en développement. Pour le Secrétaire général, nous ne pouvons tout simplement pas atteindre nos objectifs climatiques communs ni espérer une paix et une sécurité durables si la résilience et l'adaptation continuent d'être la moitié oubliée de l'équation climatique. Cette négligence met gravement en péril nos efforts collectifs. Les pays développés doivent, avant la COP26, tenir leur promesse de fournir 100 milliards de dollars de financement climatique par an au monde en développement et s'assurer que ces sommes bénéficient aux populations les plus touchées. La qualité de ce financement est également essentielle. Le financement sous forme de dons est fondamental, car les prêts ajouteront au fardeau de la dette déjà écrasant dans les pays les plus vulnérables au climat.

 Troisièmement, l'adaptation aux changements climatiques et la consolidation de la paix peuvent et doivent se renforcer mutuellement. Le Secrétaire général a cité en exemple ce qui se passe dans la région du lac Tchad, où des plateformes de dialogue pour la gestion coopérative des ressources naturelles, soutenues par le Fonds pour la consolidation de la paix ont favorisé le reboisement et amélioré l'accès à des moyens de subsistance durables. En Afrique de l'Ouest et du Centre, les projets transfrontaliers ont permis le dialogue et favorisé une gestion plus transparente des ressources naturelles rares, facteur de paix. Comme les changements climatiques ont un impact sur les ressources en eau dans le monde entier, nous devons tirer parti de l'eau pour la paix, en tirant les leçons du passé, a poursuivi M. Guterres. Par exemple, a-t-il fait valoir, dans le bassin de la Save en Europe de l'Est, la coopération transfrontalière en matière d'eau a été le point de départ de la réconciliation et de la coopération régionales après la guerre meurtrière dans les Balkans dans les années 1990.

 Dans tous ces efforts, les femmes sont des agents essentiels du changement, a encore insisté le Secrétaire général, qui a rappelé que le Conseil de sécurité reconnaissait depuis longtemps le rôle des femmes dans le maintien de la paix et cherchait à le renforcer. Les femmes et les filles sont confrontées à de graves risques dus aux changements climatiques et aux conflits, et leur participation et leur leadership significatifs apportent des résultats plus durables qui profitent à un plus grand nombre de personnes, a-t-il insisté.

Mme ILWAD ELMAN, Elman Peace and Human Rights Centre, a estimé que l'urgence environnementale que connaît la planète risquait de rendre plus difficile encore le maintien de la paix et de la sécurité. Elle a déploré le soutien insuffisant apporté aux militants dans le domaine de la sécurité climatique, ainsi que la réponse inadéquate aux besoins des communautés affectées.

Mme Elman a ensuite précisé le rôle de son organisation, fondée en Somalie au début des années 1990, qui cherche à prévenir l'extrémisme violent, à encourager le désarmement et la réhabilitation des jeunes et à faciliter la réforme du secteur de la sécurité. « Nous avons fondé le premier centre de crise face aux viols en Somalie et nous travaillons pour mettre fin à la violence sexuelle », a-t-elle expliqué.

Mme Elman a indiqué que son travail d'activiste était à l'intersection de la sécurité et des changements climatiques: « Nous avons compris que nos efforts de consolidation de la paix et de médiation ne pourront pas être pérennes sans remédier aux questions environnementales plus larges liées à la sécurité ». Parmi ces questions, elle a cité la pénurie de ressources due à la sécheresse et aux invasions de criquets et qui augmente les risques de conflit clanique, ainsi que la diminution des stocks de thons, qui pousse les pêcheurs somaliens vers la piraterie.

Pour y remédier, Mme Elman a proposé d'appuyer les organisations de la société civile. Elle a demandé que les praticiens de la consolidation de la paix puissent avoir accès aux informations d'évaluation de risques par le biais du mécanisme de sécurité climatique. Elle a appelé le Conseil de sécurité et le système onusien à être plus réceptifs aux « solutions venues du bas » et aux processus dirigés par les communautés. Les dirigeants politiques doivent en outre créer les conditions propices à l'émergence de solutions locales et pérennes, a-t-elle dit, en soulignant la nécessité que les personnes affectées soient associées à l'élaboration des politiques et des processus de paix. Elle a préconisé un déploiement accru de conseillers à la sécurité environnementale. « L'élan autour de la question de la sécurité climatique est indéniable, il est temps pour les dirigeants politiques de la traduire en des politiques cohérentes façonnant l'avenir de la consolidation de la paix », a-t-elle conclu.

Pour M. MICHEÁL MARTIN T.D, Premier Ministre de l'Irlande (Taoiseach), les changements climatiques sont le défi majeur de notre génération. Le récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a exposé, en termes clairs, ce qui se passe sur notre planète et ce que l'avenir pourrait nous réserver si nous n'agissions pas, a-t-il rappelé. Il a donc appelé à agir maintenant pour empêcher un nouveau réchauffement en atteignant des émissions nettes nulle de gaz à effet de serre aussi rapidement que possible. Il faut redoubler d'efforts pour assurer le succès de la COP26 à Glasgow plus tard cette année, a poursuivi M. Martin, ce qui passe selon lui par une réponse multilatérale concertée urgente aux changements climatiques, impliquant tous les organes de l'ONU.

Cette réponse doit inclure ce Conseil, a souligné M. Martin. Du Sahel à l'Iraq, ce Conseil a reconnu que les changements climatiques sont l'un des facteurs de conflit et de fragilité, a-t-il rappelé. Autour du lac Tchad, la combinaison des conflits et de l'impact des changements climatiques a conduit à des violences entre communautés. Dans la Corne de l'Afrique, des sécheresses répétées sapent les capacités d'adaptation des communautés et perturbent les moyens de subsistance. Des groupes armés ont pu exploiter ces conditions précaires à des fins de recrutement. La nécessité d'agir est claire, a tranché le Taoiseach.

L'instabilité provoquée par les effets néfastes des changements climatiques se fait sentir dans le monde entier, a ajouté M. Martin: en Europe, en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, au Moyen-Orient, en Asie du Sud et dans de nombreux petits États insulaires en développement (PEID). Le lien entre climat et instabilité a été reconnu par l'Union africaine, l'Union européenne et le Forum des îles du Pacifique. L'élévation du niveau des mers, le déplacement et la compétition pour les ressources contribuent aux tensions.

Pour que le Conseil de sécurité puisse s'acquitter de sa responsabilité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales, il doit disposer des informations et des outils pour analyser et traiter les risques de sécurité liés au climat, a affirmé M. Martin. Un groupe d'experts informel de membres du Conseil de sécurité s'est réuni depuis 2020 pour soutenir les travaux du Conseil sur le climat et la sécurité, a-t-il rappelé, ajoutant que l'Irlande était fière de servir, avec le Niger, en tant que Coprésident de ce groupe. Ce dernier, a-t-il résumé, offre une plateforme aux membres du Conseil pour comprendre comment intégrer les risques de sécurité liés au climat aux travaux de prévention des conflits, de maintien de la paix, de règlement des conflits et de stabilisation postconflit. Il fournit ainsi des données et des preuves pour éclairer les actions futures du Conseil.

Ce Conseil peut et doit faire plus, a ajouté le Taoiseach. À ses yeux, il en a le mandat et les outils. Ne pas les utiliser « est une abdication de notre responsabilité », a-t-il lancé. Conscient des points de vue différents autour de la table du Conseil, il a de nouveau insisté sur l'importance de mieux comprendre l'interaction entre les changements climatiques et les situations nationales et régionales inscrites à l'ordre du jour du Conseil. L'Irlande, a-t-il aussi rappelé, a proposé que le Conseil invite le Secrétaire général à lui présenter un rapport périodique sur cette question et à nommer un représentant spécial pour les risques de sécurité liés au climat, afin de sensibiliser et promouvoir une plus grande cohérence.

Pour faire avancer ces propositions, l'Irlande organisera dans les prochains jours une discussion sur une résolution thématique sur le climat et la sécurité, a annoncé le Ministre, qui a demandé à tous les membres du Conseil de s'engager de manière constructive sur cette résolution.

M. NGUYEN XUAN PHUC, Président du Viet Nam, a estimé que les conséquences des changements climatiques pourraient bien dégénérer en tensions et instabilité géopolitiques et qu' nuiraient ainsi à la paix, à la sécurité, au développement et à la prospérité des États et des nations. Il s'agit vraiment d'une « alerte rouge » et d'une guerre sans coups de feu, qui cause des dommages économiques et des pertes en vies humaines aussi graves que les guerres et les conflits réels, a ajouté le Président.

Le Président a donc avancé trois propositions. Premièrement, le Conseil de sécurité doit assumer son rôle dans la mise en place de mécanismes d'évaluation, de prévision et d'alerte des risques pour la sécurité climatique à un stade précoce. La prévention des conflits, les missions de maintien de la paix, l'aide humanitaire et les efforts de reconstruction après les conflits sous les auspices du Conseil de sécurité doivent inclure la sécurité climatique de manière appropriée, a suggéré M. Phuc, proposant que l'ONU établisse un système complet de base de données sur les impacts multidimensionnels de l'élévation du niveau de la mer à l'appui de la formulation de politiques de réponse mondiale.

En deuxième lieu, a continué le Président, l'intérêt des populations, en particulier celui des groupes vulnérables, doit occuper une place centrale si nous voulons aborder harmonieusement la relation inséparable entre la sécurité, le développement et l'humanitarisme. Le Viet Nam appuie la pleine application des résolutions 2532 (2020) et 2573 (2020) du Conseil de sécurité afin de parvenir à un cessez-le-feu mondial le plus tôt possible et de protéger les civils et les infrastructures essentielles dans les zones de conflit armé.

En troisième lieu, a poursuivi M. Phuc, nous devons continuer à préserver la souveraineté, le rôle clef et la résilience des nations dans les efforts d'atténuation et d'adaptation aux changements climatiques. Nous devons également intensifier la coopération internationale pour compléter et coordonner les ressources afin de réaliser efficacement les objectifs de développement durable, l'Accord de Paris et d'autres traités internationaux. Il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre avec les pays développés comme chef de file. Des ressources suffisantes devraient également être allouées aux pays en développement en matière de financement, de technologies et de savoir-faire, afin de garantir qu'aucun pays ne soit laissé de côté dans la lutte commune contre les changements climatiques.

Le Viet Nam, a déclaré son Président, est l'un des pays les plus durement touchés par les changements climatiques qui mettent en péril les moyens de subsistance et la vie quotidienne de vingt millions de personnes, ainsi que la sécurité alimentaire de l'ensemble du pays et de la région. Pour cette raison, nous sommes déterminés à développer une économie verte, durable et à faible émission de carbone, comme promis lors de la COP21.

Mme KERSTI KALJULAID, Présidente de l'Estonie, a appelé à ne pas oublier celles et ceux qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques et qui auront besoin d'une assistance internationale. C'est pour cette raison que l'Estonie a alloué près de 9 millions d'euros pour la période 2011-2020 », a-t-elle ajouté. Elle a estimé que le Conseil de sécurité disposait des outils pour remédier aux risques de sécurité liés au climat, de manière à la fois efficace et systémique. La Présidente a estimé que la prévention des conflits devait être la première priorité du Conseil. Prônant une approche systémique sur le sujet, elle a appelé le Conseil à adopter une résolution sur le climat et la sécurité « c'est comme cela seulement que nous pourrons faire avancer les choses ».

Mme Kaljulaid a souligné l'importance que le Secrétaire général reçoive mandat pour collecter les données et coordonner les politiques dans ce domaine. Elle a aussi souhaité que les risques sécuritaires liées au climat soient intégrés dans les activités des missions onusiennes, alors qu'actuellement peu de missions disposent de mandats prenant en compte ces questions. Soulignant l'importance des politiques nationales, la Présidente a noté que la « transition verte » impliquait un élément de compétition entre pays, « certains faisant mieux que d'autres ». Afin d'éviter toute marginalisation, nous devons nous assurer que cette transition est juste et inclusive, a-t-elle affirmé.

Mme Kaljulaid a estimé que la coopération internationale dans ce domaine, pour être fructueuse, devait être basée sur la confiance, avant de souligner l'importance de disposer de données de qualité pour le développement du multilatéralisme et la prévention des conflits. Enfin, la Présidente de l'Estonie a rappelé combien la COP26 à Glasgow serait cruciale pour l'action climatique.

M. HASSOUMI MASSAOUDOU, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères et de la Coopération du Niger, a déclaré qu'en tant que Coprésident du groupe d'experts informel de membres du Conseil de sécurité qui s'est réuni depuis 2020 pour soutenir les travaux du Conseil sur le climat et la sécurité, le Niger partageait les préoccupations de l'Irlande relatives à l'impact du climat sur la paix et la paix et la sécurité. Les changements climatiques, « cette autre pandémie, cette fois sans vaccin », se manifestent d'ores et déjà sous nos yeux, a martelé le Ministre rappelant que dans son récent rapport, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) avait dépeint une situation des plus alarmantes qui appelle à l'action.

Le Niger, et plus généralement les pays du Sahel, vivent de plein fouet cette nouvelle réalité climatique, qui sape leur développement et alimente la compétition autour des ressources fourragères et hydriques, a poursuivi M. Massaoudou. Pour y faire face, les États du Sahel ont mis en place une Commission climat qui a développé un plan d'action ambitieux en vue d'accroître les capacités d'adaptation et de résilience des populations sahéliennes, « mais pour réussir à relever ce défi, il faut tous avancer ensemble ».

Le Ministre a plaidé pour une approche intégrée de la question du lien entre climat et paix par le Conseil de sécurité, et pour que celui-ci investisse dans des actions de prévention des changements climatiques. Le Conseil de sécurité doit mieux appréhender l'impact des changements climatiques sur la sécurité à travers un rapport du Secrétaire général, a-t-il poursuivi. Le Niger appelle à une prise en compte systématique de ces risques par le Conseil, qui devrait s'appuyer autant que possible sur les travaux de la Commission de consolidation de la paix et de son Groupe informel d'experts. Ces travaux lui permettent d'avoir une perspective éclairée des problématiques régionales et nationales des pays et conflits inscrits à son ordre du jour. Le Niger est également favorable à la nomination d'un représentant spécial pour les risques sécuritaires liés au climat afin de donner plus de visibilité à cette dimension des conflits. Il soutient également l'adoption par le Conseil d'une résolution sur ce lien.