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Combattre les pandémies et bâtir un monde plus sain et plus équitable Stratégie du Fonds mondial (2023-2028)

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Résumé

Au cours des vingt dernières années, le partenariat du Fonds mondial a sauvé 44 millions de vies et réduit le nombre de décès annuels liés au VIH, à la tuberculose et au paludisme de 46 % depuis le pic des épidémies dans les pays où le Fonds mondial investit.1 Nous – les gouvernements maîtres d’œuvre,2 la société civile, les partenaires techniques, les partenaires de développement,3 le secteur privé et les individus et communautés4 touchés par les trois maladies – qui formons le partenariat du Fonds mondial, avons prouvé qu’en agissant de concert, nous pouvions surmonter les obstacles, sauver des vies et changer radicalement le cours de ces terribles pandémies.
Nous sommes maintenant à la croisée des chemins.

La pandémie de COVID-19 a exacerbé les inégalités existantes, conduit à une réaffectation des ressources essentielles, entravé l’accès à des activités indispensables de prévention et de traitement des trois maladies et exposé les populations vulnérables à des risques encore plus grands. En 2020, pour la première fois de notre histoire, nos indicateurs clés de programmes ont enregistré des reculs pour les trois maladies.1 Il ne reste que huit ans pour atteindre l’objectif de développement durable visant à éliminer les trois épidémies à l’horizon 2030 et le COVID-19 nous a fait dévier de cette trajectoire.

Pour relever les défis qui l’attendent, le Fonds mondial a élaboré une nouvelle stratégie ambitieuse afin de se remettre sur la bonne voie dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme et de contribuer à l’atteinte de l’objectif de développement durable pour la couverture sanitaire universelle (CSU). Pour renforcer notre impact, nous nous concentrerons encore davantage sur l’équité, la pérennité, la qualité des programmes et l’innovation ; nous prendrons des mesures résolues pour lever les obstacles liés aux droits humains et au genre ; et nous tirerons parti de la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme pour bâtir des systèmes résistants et pérennes pour la santé plus inclusifs, mieux à même de garantir la santé et le bien-être des populations et de prévenir, de détecter et de combattre les pandémies. Notre vision est celle d’un monde libéré des fardeaux du sida, de la tuberculose et du paludisme, et d’une santé meilleure et plus équitable pour tous.

Pour remplir notre mission consistant à mettre un terme à la menace que représentent le VIH, la tuberculose et le paludisme pour la santé publique, nous devons mettre l’accent sur les investissements à effet catalyseur, centrés sur la personne, qui accélèrent les progrès. Nous nous attacherons particulièrement à la réduction des nouvelles infections aux trois maladies, à la levée des obstacles structurels et au recours à des innovations dans la mise en œuvre des outils et des approches de prévention. S’agissant du VIH, nous agirons en priorité pour combler les lacunes en matière de prévention et de couverture du traitement au moyen de modèles de prestation de services plus équitables, mieux adaptés aux besoins des personnes, en particulier les populations clés et les autres groupes les plus vulnérables. En ce qui concerne la tuberculose, nous devons nous attaquer aux vulnérabilités, aux obstacles et aux lacunes qui restreignent depuis bien trop longtemps l’accès aux programmes de prévention et de traitement de la maladie et en limitent la qualité.

Pour ce qui est du paludisme, nous mettrons tout en œuvre pour mener plus d’interventions intégrées et axées sur la personne, mieux adaptées au contexte et aux besoins de chaque communauté, tout en levant les obstacles à l’accès équitable, en améliorant la qualité des services, en combattant la résistance et en ouvrant la voie de l’éradication. Il n’existe pas d’entredeux dans la lutte contre des agents pathogènes aussi redoutables que ceux à l’origine du VIH, de la tuberculose et du paludisme : soit on gagne, soit on perd. Notre nouvelle stratégie vise à nous réengager et à redoubler d’efforts, collectivement, pour vaincre enfin les trois maladies – trois pandémies qui tuent encore des millions de personnes, en particulier dans les communautés les plus pauvres, les plus vulnérables et les plus marginalisées. Le Fonds mondial a été créé pour garantir que plus personne, nulle part, n’ait à faire face aux menaces du VIH, de la tuberculose et du paludisme – et c’est sur ce critère que notre action sera jugée. Nous devons nous remettre sur les rails et atteindre cet objectif.