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Cartographie des services de protection pour personnes en mouvement au Sahel et en Afrique de l’est, juin 2021

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Introduction

En juillet 2020, le HCR et le Centre de recherche sur les migrations mixtes (MMC) ont publié un rapport conjoint mettant en évidence l’étendue des abus auxquels sont confrontés les réfugiés et les migrants sur les routes migratoires à travers l’Afrique de l’Ouest et de l’Est vers la Libye et l’Égypte.

A partir de données d’enquête collectées par l’équipe de l’Initiative de Mécanisme de suivi des Migrations Mixtes (4mi) du MMC en 2018 et 2019, le rapport a mis en évidence les principaux endroits le long de ces routes où les réfugiés et les migrants ont indiqué que des décès, des violences basées sur le genre (VBG), des enlèvements et des violences physiques avaient eu lieu.

En plus des décès et violences signalés en Libye, les réfugiés et les migrants ont signalé plusieurs incidents de violence ainsi que de nombreux décès le long des routes à travers le Sahel, l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. Faisant suite à ce rapport et à l’une de ses recommandations, le HCR a cartographié la disponibilité de certains services de protection dans des endroits clés du Sahel, de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique le long des routes allant vers le nord, notamment vers la Libye et l’Égypte, ainsi que les routes vers l’Espagne (y compris les îles Canaries) et vers le Yémen. Ceci vise à compléter un projet de cartographie similaire en cours en l’Afrique du Nord.

La cartographie révèle que les services de protection dont peuvent bénéficier les survivants d’abus le long de la route migratoire sont particulièrement limités dans certaines zones clés. Par exemple, très peu de mécanismes de sécurité sont disponibles le long de la route à travers le Soudan. En effet, il y a seulement deux refuges pour les victimes de la traite ou les survivants d’autres abus, et les deux se trouvent dans l’est du pays. De même, il n’y a que très peu de soutien pour que les survivants de différents abus puissent avoir accès à la justice. Dans plusieurs endroits clés, tels que le nord du Soudan, le nord du Tchad, et dans les zones du Mali et du Niger à la frontière avec l’Algérie, il n’y a presque pas de services de protection pour les survivants d’abus. Ces endroits sont souvent les derniers points d’arrêt avant d’entamer les voyages dangereux à travers le désert. Cela peut donc être la dernière opportunité pour que les personnes puissent obtenir de l’aide et d’accéder à la protection plutôt que de continuer et de traverser le désert. Ce sont également les lieux dans lesquels les personnes expulsées de certains pays d’Afrique du Nord sont abandonnées et laissées dans des situations très vulnérables, souvent même mortelles. Généralement, il y a peu de mécanismes d’identification et de soutien aux victimes de la traite le long de cette route. De plus, il y a très peu de soutien disponible pour certains groupes de personnes qui ont des besoins spécifiques, tels que les enfants non accompagnés ou séparés (UASC), les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) et les hommes survivants de violences sexuelles.

Par ce travail de cartographie, le HCR a pour buts d’appuyer une augmentation des référencements aux services de protection, y compris ceux qui se trouvent au-delà des frontières; d’attirer l’attention sur les zones dans lesquelles il y a un besoin de moyens supplémentaires pour combler les lacunes dans les services de protection; et d’aider à ce que les réfugiés et les migrants soient davantage conscients de l’assistance disponible le long de ces routes migratoires.

A partir de données d’enquête collectées par l’équipe de l’Initiative de Mécanisme de suivi des Migrations Mixtes (4mi) du MMC en 2018 et 2019, le rapport a mis en évidence les principaux endroits le long de ces routes où les réfugiés et les migrants ont indiqué que des décès, des violences basées sur le genre (VBG), des enlèvements et des violences physiques avaient eu lieu.

En plus des décès et violences signalés en Libye, les réfugiés et les migrants ont signalé plusieurs incidents de violence ainsi que de nombreux décès le long des routes à travers le Sahel, l’Afrique de l’Est et la Corne de l’Afrique. Faisant suite à ce rapport et à l’une de ses recommandations, le HCR a cartographié la disponibilité de certains services de protection dans des endroits clés du Sahel, de l’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique le long des routes allant vers le nord, notamment vers la Libye et l’Égypte, ainsi que les routes vers l’Espagne (y compris les îles Canaries) et vers le Yémen. Ceci vise à compléter un projet de cartographie similaire en cours en l’Afrique du Nord.

La cartographie révèle que les services de protection dont peuvent bénéficier les survivants d’abus le long de la route migratoire sont particulièrement limités dans certaines zones clés. Par exemple, très peu de mécanismes de sécurité sont disponibles le long de la route à travers le Soudan. En effet, il y a seulement deux refuges pour les victimes de la traite ou les survivants d’autres abus, et les deux se trouvent dans l’est du pays. De même, il n’y a que très peu de soutien pour que les survivants de différents abus puissent avoir accès à la justice. Dans plusieurs endroits clés, tels que le nord du Soudan, le nord du Tchad, et dans les zones du Mali et du Niger à la frontière avec l’Algérie, il n’y a presque pas de services de protection pour les survivants d’abus. Ces endroits sont souvent les derniers points d’arrêt avant d’entamer les voyages dangereux à travers le désert. Cela peut donc être la dernière opportunité pour que les personnes puissent obtenir de l’aide et d’accéder à la protection plutôt que de continuer et de traverser le désert. Ce sont également les lieux dans lesquels les personnes expulsées de certains pays d’Afrique du Nord sont abandonnées et laissées dans des situations très vulnérables, souvent même mortelles. Généralement, il y a peu de mécanismes d’identification et de soutien aux victimes de la traite le long de cette route. De plus, il y a très peu de soutien disponible pour certains groupes de personnes qui ont des besoins spécifiques, tels que les enfants non accompagnés ou séparés (UASC), les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) et les hommes survivants de violences sexuelles.

Par ce travail de cartographie, le HCR a pour buts d’appuyer une augmentation des référencements aux services de protection, y compris ceux qui se trouvent au-delà des frontières; d’attirer l’attention sur les zones dans lesquelles il y a un besoin de moyens supplémentaires pour combler les lacunes dans les services de protection; et d’aider à ce que les réfugiés et les migrants soient davantage conscients de l’assistance disponible le long de ces routes migratoires.