Bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre - Rapport annuel 2016 : Collaborer pour donner la priorité à la jeune génération et aux femmes

Report
from United Nations Population Fund
Published on 02 Jan 2017 View Original

Message du Directeur Régional

Les politiciens, les dirigeants et les parties prenantes d’Afrique de l’Ouest et du Centre sont clairs. Nous devons faire passer les jeunes d’abord si nous vou- lons maîtriser le dividende démographique, établir la résilience et transformer notre région pour réaliser les objectifs de développement durable et l’Afrique que nous voulons.

Au début de 2016, à la recommandation appuyée de l’UNFPA et d’autres parties prenantes, les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont souligné cet engagement en acceptant de concentrer leur 28e et 29e Sessions ordinaires en 2017 sur « la maîtrise du dividende démographique par des inves- tissements dans la jeunesse ».

Ils ont, de plus, invité l’UNFPA et ses partenaires à établir une feuille de route avec des livrables et des échéances clés pour 2017 et au-delà.

Le Bureau régional de l’Afrique de l’Ouest et centrale (BRAOC) a pris cet appel à l’action sérieusement et s’est engagé à soutenir la région à cet égard. Notre contribution proactive à cette priorité continentale correspond au plan stratégique propre à l’UNFPA et à ses efforts pour améliorer les vies des personnes, en particulier des jeunes, des femmes et des filles. Ce plan stratégique et son mode d’engagement associé soulignent le besoin d’un effort unifié et d’une ap- proche intégrée parce qu’en travaillant ensemble nous pouvons réaliser tellement plus pour les femmes et les filles dont nous cherchons à transformer leurs vies.

L’appel de l’UA a encouragé axée sur le partenariat pour les plans de développement à long terme, qui transformeront le continent et assureront une pros- périté partagée tout en faisant preuve de respect envers notre planète. Par la collaboration avec les autres, nous pouvons améliorer la résilience des per- sonnes, des collectivités, des systèmes de santé et des pays.

Cette année, nous avons utilisé cet appel comme levier pour rassembler et mobiliser les dirigeants politiques, les parlementaires, les dirigeants d’orga- nisations religieuses, les entrepreneurs du secteur privé, les chercheurs, les scientifiques, les groupes bénévoles et les jeunes eux-mêmes, pour participer proactivement à la création d’un avenir meilleur.

Le dividende démographique est très important en Afrique de l’Ouest et du Centre, car presque deux-tiers de notre population ont moins de 24 ans. Toutefois, il peut seulement être maitrisé en effec- tuant des investissements et des interventions poli- tiques stratégiques pour permettre aux parents de mieux planifier les familles et d’améliorer l’éducation, le développement de qualifications, les systèmes de santé, les réformes économiques, la création d’em- plois, la bonne gouvernance et la responsabilité.

Le facteur crucial est de provoquer une transition démographique, à savoir une baisse des niveaux de mortalité et de fertilité et une réduction correspon- dante du rapport de dépendance. Cette transition est au cœur des efforts de l’UNFPA et de l’AOC. Elle est également au cœur de certaines des plateformes phares de collaboration régionale en cours, comme le Fonds Français Muskoka, le Projet d’autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel, le Partenariat de Ouagadougou sur la planification fa- miliale et également les programmes conjoints avec l’UNICEF pour mettre fin au mariage des enfants et la mutilation génitale féminine.

Nos efforts se concentrent sur l’amélioration des vies des femmes et des jeunes, mais notre principale philosophie est de ne laisser personne pour compte. Si nous amenons le dividende démographique en améliorant les opportunités pour les jeunes, en permettant aux femmes de planifier leurs grossesses et en permettant un accouchement sans risques pour la mère et l’enfant, l’effet global améliorera la vie de la population entière et nous aurons, en effet, aidé à assurer une vie digne pour tous.

Ce rapport est un résumé de ce que l’équipe au BRAOC et dans nos bureaux pays ont réalisé en 2016 pour faire progresser le bien-être des femmes et des jeunes. Il montre également comment nous avons préparé et engagé les partenaires de sorte qu’en 2017, nous puissions nous concentrer sur la conso- lidation des ressources et la progression des actions sur le dividende démographique de l’Afrique.

Ce rapport ne concerne pas seulement notre travail; il concerne également les travaux que nous avons menés à bien avec tant de partenaires stratégiques. Il s’agit de ce que d’autres organismes et parties pre- nantes nous ont aidés à réaliser vers notre but par- tagé : une Afrique transformée avec des citoyens en bonne santé, instruits et productifs.

S’Ils ne partagent pas forcément notre effort spéci- fique pour des grossesses planifiées, une maternité sans risque et l’autonomisation des jeunes, en tra- vaillant pour une Afrique plus saine, juste, paisible et plus prospère, menée par des jeunes plus productifs et moins dépendants, ils partagent cependant notre intention. Parce que toutes nos visions sont liées et interconnectées entre elles.

Cette année, nous avons travaillé avec le secteur pri- vé, de la réunion avec une entreprise de technologie pour préparer les observatoires de dividende démo- graphique à la collaboration avec une chaîne hôtelière pour collecter des fonds pour des femmes souffrant de la condition invalidante et ostracisante de la fistule obstétricale.

Nous avons réuni les chefs religieux pour réfléchir aux moyens de faire avancer la planification familiale, de mettre fin au mariage précoce et à la mutilation génitale féminine, et nous avons organisé des forma- tions pour les personnels gouvernementaux respon- sables de développer les politiques.

Nous avons aidé les jeunes à exprimer leurs avis et à faire campagne pour leurs besoins en leur permet- tant de participer aux réunions avec des dirigeants du monde ainsi qu’à organiser leurs propres conférences.

Nos partenariats avec le Centre de recherches en éco- nomie et finances appliquées de l’université de Thiès et d’autres nous permettent d’offrir aux pays des com- pétences de recherches solides pendant qu’ils tra- vaillent pour préparer leurs propres profils démogra- phiques pour se préparer aux défis qui les attendent.

Les gouvernements du monde entier1 nous ont oc- troyé le financement nécessaire pour former des sage-femmes et des infirmières travaillant au service de la collectivité et fournir des produits de planifica- tion familiale aux femmes et aux filles dans certaines des zones les plus éloignées de notre région.

Des anciens chefs d’État se sont engagés à soutenir les efforts pour combler le fossé entre les générations et à faire une différence dans les vies de nos jeunes dans le continent.

Grâce à un plaidoyer continu, les parlementaires sont également entièrement avec nous pour faire passer et mettre en application les lois qui fourniront un environnement sûr pour que nos jeunes puissent réa- liser leur plein potentiel.

Il ne s’agit que de certaines de nos manières de tra- vailler avec d’autres pour investir dans les femmes, les filles et les jeunes en général. Ce rapport illustre cela de manière plus approfondie.

En coopérant, collaborant et communiquant avec nos partenaires, nous voyons des résultats améliorés. J’applaudis tous les collègues au BRAOC et dans la région, qui travaillent dur pour atteindre cet objectif, et je re- mercie tous nos partenaires qui nous aident à réaliser notre rêve : faire passer les jeunes d’abord et réaliser le dividende démographique pour tous en Afrique.

Mabingue Ngom,

directeur régional

Région Afrique de l’Ouest et du Centre