Aperçu de la situation humanitaire mondiale 2017

Report
from UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
Published on 17 Jan 2017

Avant-propos

“La Résolution 46/182 des Nations Unies reste aussi pertinente et fondamentale aujourd’hui qu’en décembre 1991 et les principes d’humanité, de neutralité, indépendance et d’impartialité qu’elle contient continuent de guider une assistance humanitaire stratégique, coordonnée et efficace aux personnes qui en ont besoin”

À travers le monde, un écosystème croissant d’acteurs humanitaires allant des communautés locales aux gouvernements nationaux, des organisations internationales au secteur privé, dispense une assistance et une protection vitales aux personnes qui en ont besoin. Leur travail est plus nécessaire et plus courageux que jamais. Plus de 128,6 millions de personnes ont besoin actuellement d’une assistance humanitaire dans 33 pays. En 2017, la communauté internationale a besoin de 22,2 milliards de dollars pour répondre aux besoins des 92,8 millions de personnes les plus vulnérables. Au cours des 12 derniers mois, les acteurs humanitaires ont sauvé, protégé et soutenu plus de personnes que les années passées depuis l’avènement des Nations Unies. En 2016, les appels de fonds ont été plus importants que jamais auparavant. Mais aussi, au moment où nous parlons, plus de personnes ont des besoins humanitaires, essentiellement en raison des crises prolongées qui durent de plus en plus longtemps. Il est déplorable qu’avec l’escalade persistante des besoins humanitaires, l’écart se creuse davantage entre ce qui doit être fait pour sauver et protéger un plus grand nombre de personnes actuellement et les financements que les humanitaires reçoivent pour le faire et pouvoir y accéder.

Cet Aperçu de la situation humanitaire mondiale 2017 coïncide avec le 25ème anniversaire de la Résolution 46/182 de l’Assemblée générale qui a posé les fondements de l’écosystème humanitaire d’aujourd’hui. Ce système résulte d’une série continue de catastrophes subites, de conflits, de sécheresses et d’autres situations d’urgence illustrant la nécessité d’organisations humanitaires internationales qui répondent de manière collaborative, stratégique et efficace en faisant le meilleur usage des ressources disponibles. La Résolution 46/182 des Nations Unies reste aussi pertinente et fondamentale aujourd’hui qu’en décembre 1991 et les principes d’humanité, de neutralité, indépendance et d’impartialité qu’elle contient continuent de guider une assistance humanitaire stratégique, coordonnée et efficace aux personnes qui en ont besoin. Cette résolution a marqué une étape décisive pour les Nations Unies et leurs partenaires. Elle reste aussi pertinente et fondamentale aujourd’hui qu’en décembre 1991 et les principes d’humanité, de neutralité, indépendance et d’impartialité qu’elle contient continuent d’orienter le travail humanitaire.

Les structures, les responsabilités et les outils qu’elle a créés, comme les appels consolidés, demeurent capitaux pour notre travail. Les États membres ont fondamentalement compris qu’une coordination effective a un effet multiplicateur sur la force de l’action humanitaire. Cette année, le Sommet humanitaire mondial a témoigné de l’immense effort déployé par toutes les parties prenantes pour faire avancer cette vision en la faisant mieux répondre aux besoins humanitaires et réduire la vulnérabilité. Ce Programme d’action pour l’humanité annonce un changement, une transformation et une plus grande détermination des humanitaires à ne laisser personne de côté. Cette tâche est cruciale puisque les besoins humanitaires continuent d’augmenter et que les efforts humanitaires sont entravés par la réduction de l’accès, l’irrespect croissant des droits humains et les violations flagrantes du droit international humanitaire. Les travailleurs humanitaires sont de plus en plus exposés à un risque d’attaques ciblées. Avec le changement climatique, les catastrophes naturelles devraient devenir plus fréquentes, plus violentes et plus graves ; et les crises causées par l’homme pourraient se prolonger davantage. Il y a tout de même des changements positifs: le nombre croissant d’acteurs locaux, nationaux et internationaux, les ressources financières et concrètes plus importantes, les nouvelles technologies de communications et de cartographie et un plus grand nombre de pays ayant la volonté politique et des mécanismes en place pour se préparer à une réponse aux catastrophes. Nous devons accélérer les changements positifs pour relever les défis de 2017 et au-delà.

Le « Grand Bargain» et la «nouvelle manière de travailler» impliquant un engagement global et collectif dans la réponse aux crises sont des composantes essentielles du Programme d’action pour l’humanité. Nous mettons tout en œuvre pour l’amélioration des évaluations des besoins et de l’analyse conjointe. Nous accélérons certaines dispositions existantes pour les Plans de réponse humanitaire (HRP) pour 2017 avec, par exemple, la planification et le financement pluriannuels des crises prolongées en alignant ainsi les besoins humanitaires immédiats sur le droit de survivre et de prospérer. En août, l’Equipe humanitaire pays de la République démocratique du Congo (RDC) a conçu un plan triennal venant compléter les éléments de l’action humanitaire, du développement et du maintien de la paix. La République centrafricaine (RCA), le Cameroun, la Somalie, le Soudan et le Tchad présentent également des plans triennaux pour 2017.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs:
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