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Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point presse sur la COVID-19 – 1er mars 2021

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  • Aujourd’hui, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont débuté la vaccination des personnels de santé contre la COVID-19, devenant ainsi les premiers pays à lancer des campagnes de vaccination grâce aux doses fournies dans le cadre du Mécanisme COVAX. Onze millions de doses supplémentaires seront livrées cette semaine.

  • D’ici la fin mai, 237 millions de doses de vaccins seront allouées à 142 économies participant au Mécanisme COVAX. Demain, le Mécanisme COVAX publiera la première série d’allocations de vaccins, couvrant la majorité des participants au Mécanisme.

  • Au cours de la semaine passée, le nombre de cas signalés de COVID-19 a augmenté pour la première fois en sept semaines. Le nombre de cas notifiés a augmenté dans quatre des six Régions de l’OMS, à savoir : les Amériques, l’Europe, l’Asie du Sud-Est et la Méditerranée orientale.

  • Aujourd’hui nous célébrons la Journée zéro discrimination, une journée destinée à souligner les nombreux obstacles auxquels sont confrontées les populations pour avoir accès aux services de santé dont elles ont besoin. Et cette journée vient à point nommé pour nous rappeler que cette année, le thème de la Journée mondiale de la Santé sera le suivant : « Pour un monde plus juste et en meilleure santé ».

Bonjour, bon après-midi et bonsoir.

Aujourd’hui, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont commencé à vacciner les personnels de santé contre la COVID-19, devenant ainsi les premiers pays à lancer des campagnes de vaccination grâce aux doses fournies dans le cadre du Mécanisme COVAX.

Onze millions de doses supplémentaires seront livrées cette semaine.

D’ici la fin mai, 237 millions de doses de vaccins seront allouées à 142 économies participant au Mécanisme COVAX.

Demain, le Mécanisme COVAX publiera la première série d’allocations de vaccins, couvrant la majorité des pays participant au Mécanisme.

Il est encourageant de constater que la vaccination des personnels de santé a débuté dans les pays à revenu faible, il est toutefois regrettable que cela se produise près de trois mois après le lancement des campagnes de vaccination dans certains des pays les plus riches du monde.

Et il est aussi regrettable que certains pays continuent d'accorder la priorité à la vaccination de jeunes adultes, en meilleure santé, et moins exposés au risque de contracter la maladie, au sein de leur propre population, et avant les personnels de santé et les personnes âgées dans d'autres pays.

Les pays ne sont pas dans une course les uns contre les autres, nous sommes tous engagés dans une course contre le virus.

Nous ne demandons pas aux pays d'exposer leur population à un risque. Nous demandons à tous les pays de contribuer à un effort mondial visant à éliminer le virus partout dans le monde.

L’OMS et nos partenaires du Mécanisme COVAX continueront de travailler jour et nuit afin de réaliser notre vision consistant à lancer la vaccination dans tous les pays au cours des 100 premiers jours de l’année. Il ne reste plus que 40 jours.

Nous ne pourrons concrétiser cette vision qu’avec le soutien et la coopération de l'ensemble des partenaires.

Même si le déploiement des vaccins se poursuit, nous invitons l'ensemble des gouvernements et des individus à ne pas oublier que les vaccins à eux seuls ne vous protégeront pas.

Au cours de la semaine passée, le nombre de cas signalés de COVID-19 a augmenté pour la première fois en sept semaines. Vous vous souviendrez que j'ai signalé que le taux de transmission du virus était en baisse pendant six semaines consécutives, mais pour la première fois en sept semaines, nous observons une augmentation.

Le nombre de cas notifiés a augmenté dans quatre des six Régions de l’OMS, à savoir : les Amériques, l’Europe, l’Asie du Sud-Est et la Méditerranée orientale ; et nous ne signalons donc pas d’augmentation en Afrique et dans le Pacifique occidental.

Cette situation est décevante mais pas surprenante.

Nous nous efforçons de mieux comprendre ces augmentations du taux de transmission.

Il semblerait que cela soit dû en partie à l'assouplissement des mesures de santé publique, à la poursuite de la circulation des variants et au fait que les personnes sont désormais moins vigilantes.

Les vaccins permettront de sauver des vies, mais les pays commettraient une erreur en ne comptant que sur ceux-ci.

En effet les mesures de santé publique de base demeurent le fondement de la riposte.

Pour les autorités de santé publique, cela englobe le dépistage, la recherche des contacts, l’isolement, la mise en quarantaine soutenue et des soins de qualité.

Pour les personnes, cela signifie éviter les foules, pratiquer la distanciation physique et l’hygiène des mains, porter un masque et veiller à disposer de systèmes de ventilation.

Nous traversons une crise mondiale à laquelle il faut opposer une riposte cohérente et coordonnée.

Il faut aussi nous souvenir que, pour des millions de personnes, la COVID-19 n’est qu’une menace sanitaire parmi d’autres auxquelles elles sont confrontées tous les jours.

Comme je l’ai mentionné vendredi, la Suède, la Suisse et l'Organisation des Nations Unies organisent aujourd’hui un événement de haut niveau visant à collecter des fonds pour le Yémen. L'objectif est de recueillir plus de 3,8 milliards dollars des États-Unis, qui seront destinés à plus de 20 millions de Yéménites qui ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

Plus de cinq millions de personnes sont aujourd’hui menacées de famine. Et déjà, un demi-million d’enfants âgés de moins de cinq ans pourraient mourir de faim dans les semaines à venir, à moins qu’ils ne bénéficient d'une prise en charge de toute urgence.

Nous remercions tous les donateurs qui ont déjà apporté des contributions. Ces contributions doivent être maintenues.

Nous sommes également préoccupés par les informations faisant état de l'arrestation de personnels de santé au Myanmar, ce qui pourrait avoir une incidence sur la riposte à la COVID-19 et la fourniture d'autres services de santé essentiels.

Par ailleurs, en Éthiopie, le conflit en cours dans la région du Tigré a provoqué la mise hors service de nombreux établissements de santé et hôpitaux.

Nous sommes profondément préoccupés par le risque de maladies du fait du manque de nourriture, d'eau potable, d'hébergements et d'accès aux soins de santé.

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Enfin, nous célébrons aujourd'hui la Journée zéro discrimination, une journée destinée à souligner les nombreux obstacles auxquels sont confrontées les populations pour avoir accès aux services de santé dont elles ont besoin.

Partout dans le monde, les inégalités, la stigmatisation et la discrimination sont, et ont toujours été, des éléments moteurs de l'apparition de tous types de maladies.

Cette journée vient à point nommé pour nous rappeler la priorité que nous accordons à l'égalité en santé pour la célébration de la Journée mondiale de la santé cette année dont le thème sera le suivant : « Pour un monde plus juste et en meilleure santé ».

En fin de compte, la santé n’est pas seulement une question de science et de médecine – c’est une question de droits humains.

Christian, c’est à vous.