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Allocution liminaire du Directeur général de l’OMS lors du point de presse sur la COVID-19 – 12 novembre 2021

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  • Près de deux millions de cas de COVID-19 ont été signalés en Europe la semaine dernière, soit un record pour une même semaine depuis le début de la pandémie.
  • Chaque jour, six fois plus de doses de rappel sont administrées dans le monde que de premières doses dans les pays à faible revenu. Pour atteindre l’objectif de l’OMS de vacciner 40 % de la population de chaque pays d’ici la fin de l’année, nous avons besoin de 550 millions de doses supplémentaires, soit environ 10 jours de production. Les vaccins à eux seuls ne mettront pas fin à la pandémie, mais nous ne pourrons pas mettre fin à la pandémie si nous ne résolvons pas la crise mondiale des vaccins.
  • La COVID-19 n’est pas la seule crise des vaccins que nous rencontrons. Selon un nouveau rapport de l’OMS et des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, plus de 22 millions de nourrissons n’ont pas reçu leur première dose de vaccin antirougeoleux l’année dernière, soit 3 millions de plus qu’en 2019 : il s’agit de la plus forte augmentation en deux décennies.
  • Ce dimanche est la Journée mondiale du diabète, et, cette année, nous célébrons le 100e anniversaire de l’insuline. Une personne sur deux qui a besoin d’insuline pour un diabète de type 2 n’en bénéficie pas. Selon un nouveau rapport de l’OMS, des prix élevés, une faible disponibilité de l’insuline humaine, un marché dominé par trois sociétés et des systèmes de santé fragiles constituent les principaux obstacles à l’accès universel.

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Bonjour, bon après-midi et bonsoir.

Près de deux millions de cas de COVID-19 ont été signalés en Europe la semaine dernière, soit un record pour une même semaine depuis le début de la pandémie.

Près de 27 000 décès ont été signalés en Europe, soit plus de la moitié de tous les décès dus à la COVID-19 dans le monde la semaine dernière.

La COVID-19 est en forte progression dans les pays où les taux de vaccination sont les plus faibles, en Europe orientale, mais aussi dans les pays où les taux de vaccination sont parmi les plus élevés au monde, en Europe occidentale.

Ces chiffres nous rappellent une nouvelle fois, comme nous l’avons dit à maintes reprises, que les vaccins ne remplacent pas les autres mesures de précaution.

Les vaccins réduisent le risque d’hospitalisation, de forme grave de la maladie et de décès. Mais ils n’empêchent pas complètement la transmission.

Certains pays européens réintroduisent des restrictions pour limiter la transmission et alléger la pression sur leurs systèmes de santé.

Nous continuons à recommander l’utilisation adaptée et proportionnée des tests, des masques, de la distanciation physique, des mesures visant à empêcher la concentration de personnes, à améliorer la ventilation, etc. Et il faut se faire vacciner dès que c’est son tour.

Chaque pays doit constamment évaluer sa situation et adapter son approche en conséquence.

Grâce à une combinaison judicieuse de mesures, les pays peuvent à la fois réduire la transmission et ouvrir leur société et leur économie.

Et aucun pays ne pourra simplement se sortir de cette pandémie grâce à la vaccination.

Il ne faut pas penser que ce sont les vaccins « ou », car ce sont les vaccins « et ».

Et il importe non seulement de savoir combien de personnes sont vaccinées, mais aussi qui est vacciné.

Il ne fait aucun sens d’administrer des doses de rappel à des adultes en bonne santé, ou de vacciner les enfants, alors que les agents de santé, les personnes âgées et d’autres groupes à haut risque dans le monde attendent toujours leur première dose. La seule exception, comme nous l’avons dit, concerne les personnes immunodéprimées.

Les pays où la couverture vaccinale est la plus élevée continuent de stocker des vaccins, tandis que les pays à faible revenu continuent d’attendre.

Chaque jour, six fois plus de doses de rappel sont administrées dans le monde que de premières doses dans les pays à faible revenu.

C’est un scandale qui doit cesser immédiatement.

Nous avons montré que le Mécanisme COVAX fonctionne, à condition qu’il dispose des vaccins.

Le COVAX a expédié à ce jour près de 500 millions de vaccins dans 144 pays et territoires.

Tous les pays ont commencé à vacciner, sauf deux : l’Érythrée et la République populaire démocratique de Corée.

La grande majorité des pays sont prêts à administrer des doses, mais ils ont d’abord besoin de disposer de ces doses.

Pour atteindre l’objectif de l’OMS de vacciner 40 % de la population de chaque pays d’ici la fin de l’année, nous avons besoin de 550 millions de doses supplémentaires, soit environ 10 jours de production.

Plus tôt dans la semaine, j’ai participé à une réunion des ministres des Affaires étrangères convoquée par le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

Je salue l’engagement pris par les ministres d’atteindre les objectifs de vaccination fixés par l’OMS et de continuer à se réunir pour suivre les progrès, afin que ces objectifs soient atteints.

L’effort concerté des pays et des fabricants nous permettra d’y arriver.

Les vaccins à eux seuls ne mettront pas fin à la pandémie, mais nous ne pourrons pas mettre fin à la pandémie si nous ne résolvons pas la crise mondiale des vaccins.

Et la COVID-19 n’est pas la seule crise des vaccins que nous rencontrons.

Selon un nouveau rapport de l’OMS et des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, plus de 22 millions de nourrissons n’ont pas reçu leur première dose de vaccin antirougeoleux l’année dernière, soit 3 millions de plus qu’en 2019 : il s’agit de la plus forte augmentation en deux décennies.

Vingt-quatre campagnes de vaccination contre la rougeole dans 23 pays ont été reportées en raison de la pandémie de COVID-19, laissant plus de 93 millions de personnes exposées à l’un des agents pathogènes les plus contagieux au monde.

D’après ce rapport, le nombre de cas de rougeole signalés a chuté de plus de 80 % entre 2019 et 2020.

Mais cette baisse est plus inquiétante que réjouissante.

Il se peut que les mesures de lutte contre la propagation de la COVID-19 aient contribué à une réduction de la transmission de la rougeole.

Mais cette baisse s’explique également par le fait que, sur les dix dernières années, jamais aussi peu d’échantillons ont été envoyés aux laboratoires afin de subir des tests que ce ne fut le cas l’année dernière.

Le recul de la vaccination, associé à un suivi, des tests et des notifications insuffisants, crée les conditions idéales pour la survenue de flambées explosives de rougeole.

L’OMS et ses partenaires continuent de travailler avec les pays pour relancer les campagnes de vaccination, regagner le terrain perdu et progresser vers l’élimination de la rougeole.

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Enfin, les inégalités d’accès aux produits vitaux ne sont malheureusement pas un problème spécifique à la COVID-19 ; c’est aussi le cas pour de nombreuses maladies, y compris le diabète.

Ce dimanche est la Journée mondiale du diabète, et, cette année, nous célébrons le 100e anniversaire de l’insuline.

Pour les neuf millions de personnes atteintes de diabète de type 1, l’insuline permet de lutter contre une maladie mortelle. Et, pour plus de 60 millions de personnes vivant avec un diabète de type 2, l’insuline permet de réduire le risque d’insuffisance rénale, de cécité et d’amputation d’un membre.

Les scientifiques qui ont découvert l’insuline il y a un siècle ont refusé de tirer profit de leur découverte et ont vendu le brevet pour un dollar seulement.

Malheureusement, ce geste de solidarité a été éclipsé par une industrie multimilliardaire qui crée de profondes disparités d’accès.

Une personne sur deux qui a besoin d’insuline pour traiter un diabète de type 2 n’en bénéficie pas.

Selon un nouveau rapport de l’OMS, des prix élevés, une faible disponibilité de l’insuline humaine, un marché dominé par trois sociétés et des systèmes de santé fragiles constituent les principaux obstacles à l’accès universel.

L’OMS collabore avec les pays et les fabricants pour accroître l’accès à l’insuline pour tous ceux qui en ont besoin.

Tarik, vous avez la parole.

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