70 ans plus tard, la Déclaration universelle des droits de l’Homme est toujours aussi essentielle

Report
from Organisation internationale de la Francophonie
Published on 09 Dec 2018 View Original

La Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 10 décembre 1948, a marqué le début d’une grande ambition et ouvert la voie à de nombreuses conventions internationales qui ont permis d’ancrer le respect des droits les plus fondamentaux et de faire avancer la prise de conscience de toutes les formes de discriminations, de violences et d’injustices faites aux personnes et aux peuples.

Ces instruments juridiquement contraignants n’ont cependant pas mis un terme aux violations des droits humains. Tous les jours, la réalité vient nous rappeler ne serait-ce que la persistance des crimes racistes, homophobes, misogynes, le nombre de manifestations réprimées ou encore de défenseurs des droits et des libertés arrêtés, condamnés à de lourdes peines, torturés voire exécutés, les millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau et à l’assainissement, aux soins essentiels, à l’éducation, à une alimentation suffisante ou à un logement décent.

En cette année de célébration de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, au nombre de toutes ces situations tragiques dont il nous faut tenir compte, la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, demande qu’une attention toute particulière soit accordée à la protection des droits des personnes migrantes et leur accès à la justice qui constituent l’un des enjeux prioritaires aux niveaux national et international.

Cette question est aussi au cœur des 23 objectifs du projet de Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières qui fait l’objet de la Conférence intergouvernementale qui s’ouvre à Marrakech.

« A l’heure où la communauté internationale se mobilise pour répondre aux défis, aux enjeux que posent les vagues de migrations, prendre en compte la situation de ces milliers de femmes, d’hommes et d’enfants en situation de grande précarité, forcés de fuir des situations intenables, en quête d’asile et d’un espoir ailleurs, nous poursuivrons et amplifierons nos efforts en faisant toujours valoir une approche humaniste, solidaire et pleinement respectueuse de la dignité et des droits de toutes ces personnes », a rappelé Mme Michaëlle Jean.

Tout au long de l’année, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est mobilisée pour marquer cet anniversaire : elle a soutenu sur le terrain des projets d’ONG locales au Cameroun, au Cap-Vert, en Côte d’Ivoire, à Madagascar, en Mauritanie, au Niger et au Rwanda ; elle a également organisé des projections de films, une exposition sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme illustrée, une simulation de négociation sur ce 70e anniversaire avec des étudiants, et lancé le Premier cours en ligne gratuit en français sur l’éducation aux droits de l’Homme (EDH).

Son action en faveur des droits de l’Homme demeure un enjeu important tel qu’inscrit dans la Déclaration de Bamako, le texte de référence de l’OIF dans ce domaine.

L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

Contacts Presse

media@francophonie.org