Bulletin hebdomadaire d'information 49 pour l'Afrique Centrale et de l'Est

Report
from IRIN
Published on 10 Dec 1999
NATIONS UNIES
Bureau de coordination des affaires humanitaires
Réseau intégré d'information régional
Pour l'Afrique centrale et de l'Est
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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO: Offensive gouvernementale sur deux fronts

Les observateurs de la région estiment que la situation en RDC a empiré depuis septembre, les forces gouvernementales ayant lancé une offensive sur deux fronts. Dans l'Equateur, au nord-ouest du pays, les troupes congolaises et leurs alliés zimbabwéens co mbattent les rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) soutenus par l'Ouganda, ont expliqué jeudi à IRIN les analystes. Le second front se situe au Sud Kivu, o=F9 le gouvernement serait en train de renforcer les "forces négatives" comprenant les mi lices Interahamwe, les ex-FAR et les combattants mayi-mayi. Selon les analystes, ces milices gagnent en force et représentent une réelle menace pour la région. Elles bénéficieraient d'un large soutien populaire du fait que les populations locales souhaitent voir les Rwandais quitter le territoire congolais. Les fo rces congolaises tutsies banyamulenges se replieraient vers leur région des Hauts Plateaux o=F9 une "mentalité d'assiégé" se développe, ajoutent les analystes. Ceux-ci soulignent que la situation humanitaire au Sud Kivu empire et que les tentatives locales de réconciliation entre groupes ethniques opposés sont au point mort.

RDC: Le premier objectif d'Holbrooke est de trouver un facilitateur

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Richard Holbrooke, a déclaré mercredi que l'objectif essentiel de sa mission en Afrique était de trouver un facilitateur au dialogue inter-congolais prévu par l'accord de cessez-le-feu de Lusaka. "Le point essentiel est que nous essayons de trouver un facilitateur", a déclaré M. Holbrooke à la presse à Lusaka, à l'issue d'une rencontre avec le Président zambien, Frederick Chiluba. "Le choix d'un facilitateur reste délicat", a déclaré M. Chiluba après sa rencontre avec M. Holbrooke.

RDC: La guerre totale évitée à Ikela

Des délégations de haut niveau du Zimbabwe, du Rwanda, et du mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), ont convenu mardi d'une solution mettant fin aux combats acharnés dans la région de Bokungu-Ikela, a u nord-ouest de la province de l'Equateur, ont rapporté les agences de presse. Ces combats risquaient de tourner à la guerre totale, laquelle aurait menacé des centaines de soldats zimbabwéens assiégés dans l'aéroport d'Ikela. Un accord a été conclu dans la capitale rwandaise, Kigali, (après des négociations menées par une délégation rwandaise à Harare), aux termes duquel les soldats zimbabwéens, bloqués derrières les lignes rebelles à l'aéroport d'Ikela, seront autorisés à emporter des vivres et des bien s. En échange, les soldats du gouvernement devront se retirer de la ville de Bokungu, qu'ils ont prise au RCD jeudi dernier, après d'intenses combats, selon des sources diplomatiques.

RDC: L'armée accusée d'exécutions sommaires

Le groupe congolais de défense des droits de l'Homme, ASADHO, a exprimé ses préoccupations face aux exécutions sommaires et au harcèlement de l'armée congolaise dans les villages près de Basankusu, dans la province de l'Equateur. Dans un rapport publié av ant que Basankusu ne soit prise la semaine dernière à l'armée, par les rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC), l'ASADHO indique que des atrocités ont été commises en juillet et en septembre dans de nombreux villages, notamment Pimu, Djombo et Kodoro, après que les forces congolaises aient été repoussées par le
MLC.

Parallèlement, le chef du MLC, Jean-Pierre Bemba, a déplacé son quartier général opérationnel de Gbadolite à Basankusu, que ses troupes ont prise la semaine dernière, a rapporté l'AFP. Gbadolite restera le centre administratif du MLC, a indiqué M. Bemba.

RDC: Les inondations à Kinshasa sont "une menace sérieuse" mais la situation est contrôlable

Une réunion humanitaire mixte, visant à évaluer les inondations qui ont entraîné l'évacuation de 15 000 à 20 000 personnes à Kinshasa, a conclu que s'il s'agissait bien d'une "menace sérieuse" requérant une vigilance permanente jusqu'à la mi-janvier au mo ins, "l'ampleur actuelle" est considérée comme contrôlable avec les ressources humaines et financières
existantes.

[Rapport de situation sur le site internet http://www.reliefweb.int]

RDC: L'accès étendu révèle d'innombrables personnes devant être secourues

Les organisations humanitaires commencent à avoir un meilleur accès aux personnes déplacées par la guerre en RDC, tant dans les régions tenues par le gouvernement que dans celle tenues par la rébellion, mais "d'innombrables autres" dans les régions éloign ées n'ont aucun accès aux secours humanitaires, a signalé lundi le PAM, qui a visité Kinshasa, Lubumbashi, Pweto, Goma, Bukavu et Bunia au cours des trois dernières semaines, pour rassembler davantage d'informations sur le sort des personnes déplacées. "Ce que nous trouvons, dans certains cas, ce sont des villages entiers qui se sont déplacés vers des zones éloignées... et n'ont quasiment rien emmené pour survivre. Ce qui nous inquiète encore plus, c'est que nous ne voyons qu'une petite partie des perso nnes déplacées dans ces régions", a expliqué dans un communiqué de presse le
Directeur pays du PAM, Kees Tuinenburg.

RWANDA: Rutaganda condamné à la perpétuité pour génocide

Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) a condamné lundi l'ancien chef de la milice Interahamwe, Georges Rutaganda, à la prison à vie pour un chef de génocide et deux chefs de crimes contre l'humanité. Les juges Laity Kama, Lennart Aspegren et Navanethem Pillay ont jugé à l'unanimité que M. Rutaganda "avait une responsabilité criminelle individuelle, en particulier pour avoir ordonné, encouragé et exécuté des meurtres et pour avoir provoqué de graves dommages corporels ou mentaux à des membr es du groupe ethnique tutsi" au cours du génocide rwandais de 1994, indiquait un communiqué de presse du TPIR.

BURUNDI: Un "espace de sécurité" pour les employés humanitaires

Une initiative est actuellement en cours, qui vise à réunir en un lieu unique les dirigeants des principaux groupes rebelles armés, dans les deux ou trois prochains mois, pour discuter des activités humanitaires, a signalé la Coordinatrice Humanitaire des Nations Unies pour le Burundi, Kathleen Cravero-Kristofferson. L'objectif est de "discuter d'un espace de
sécurité pour le travail humanitaire et de veiller à ce que toutes les parties au conflit burundais comprennent le caractère impartial de l'aide hum anitaire", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse, ceweek-end à New York. Cependant, "un effort actif est en cours pour permettre la reprise des activités suspendues" et il est question d'envoyer une mission inter-agences au Burundi, probableme nt en janvier.

BURUNDI: Reprise des négociations de paix à Arusha

Les pourparlers de paix burundais ont repris lundi à Arusha, en Tanzanie, trois des quatre comités poursuivant leurs délibérations dans leurs domaines respectifs de compétence, a confirmé mercredi à IRIN le porte-parole de la fondation Nyerere, Hashim Mbi ta. Selon M. Mbita, les comités qui examinent les causes de la crise, les questions de démocratisation et de gouvernance, et la paix et sécurité, progressent. "Le quatrième comité, chargé de la reconstruction sociale et économique, ne se réunit pas cette fois-ci car il doit attendre les résultats et conclusions des trois autres comités", a-t-il ajouté. M. Mbita a indiqué que les délégués étaient "sérieux" dans leurs délibérations et avaient reçu "avec joie" le nouveau facilitateur des pourparlers, Nelson Mandela.

TANZANIE: Le nombre de réfugiés burundais suscite une visite de haut niveau du HCR

Le directeur régional du HCR pour l'Afrique de l'Est, la Corne de l'Afrique et la région des Grands Lacs, Wairimu Karago, entreprend une mission d'enquête en Tanzanie cette semaine, dans un contexte d'insécurité croissante au Burundi entraînant une augmen tation substantielle du nombre de réfugiés fuyant en Tanzanie. Le nombre de personnes qui fuient les combats au Burundi et rejoignent les camps de réfugiés en Tanzanie est passé de 2 199 en septembre à 8 132 en octobre et 9 558 en novembre, indique un com muniqué de presse du HCR. M. Karago, qui a visité le camp pour réfugiés de Lukole, dans le district de Ngare, et le camp de transit pour réfugiés de Mbuba, en début de semaine, s'apprête à rencontrer
vendredi le Ministre de l'intérieur, Ali Ameir Mohamed et le Vice-Ministre des affaires étrangères, Emmanuel Mwambulukutu, pour des entretiens de haut niveau, ajoute le HCR. Le Président tanzanien, Benjamin Mkapa, avait averti la semaine dernière que son pays éprouvait de plus en plus de difficultés à s'occup er du grand nombre de réfugiés qu'il accueille.

OUGANDA: La NALU est "le seul groupe rebelle opérant dans l'ouest"

Le groupe rebelle peu connu 'National Union/Army for the Liberation of Uganda' (NULU/NALU) a signalé qu'il était la seule organisation opérant dans l'ouest de l'Ouganda et qu'il n'existait aucun groupe dénommé 'Allied Democratic Forces' (ADF). Dans un com muniqué parvenu jeudi à IRIN, le président de la NALU, Jafari Salimu, a affirmé que ADF était un "surnom"
donné par l'armée ougandaise, et que la NALU n'avait aucun lien avec l'Islam. Exprimant son opposition au 'National Resistance Movement' au pouvoir e n Ouganda, la NALU a prévenu qu'elle avait "ouvert de nouveaux axes" dans les régions de Buganda et de l'Est, en plus de ceux de l'ouest. [Voir également le Dossier Spécial IRIN du 8 décembre sur la rébellion des ADF]: http://www.reliefweb.int/IRIN/cea/pa ysstories/Ouganda/19991208.htm

OUGANDA: Les ADF enlèvent 365 détenus lors de l'attaque d'une prison

Dans la matinée de jeudi, quelque 200 rebelles des Allied Democratic Forces (ADF - Forces Démocratiques Alliées) ont attaqué la prison de Katojo, près de Fort Portal, dans l'ouest de l'Ouganda, tuant deux des 902 détenus et en enlevant 365 autres, ont rap porté vendredi les journaux ougandais. Le Ministre d'Etat à la défense, Steven Kavuma, a déclaré, lors d'une conférence de presse à Kampala qu'un soldat ougandais et l'épouse d'un gardien de prison avaient été tués, selon le journal indépendant 'Monitor'. L'attaque est une action de propagande des ADF, visant à renforcer ses rangs clairsemés par des enlèvements et à distraire l'armée ougandaise de son offensive en cours contre les rebelles dans les monts
Ruwenzori, a déclaré M. Kavuma. Certains des détenu s étaient des membres des ADF et des personnes soupçonnées de trahison, a indiqué M. Kavuma, selon le quotidien semiofficiel 'New Vision'.

Le porte-parole des ADF, Rogers Kabanda, cité par le 'Monitor', a indiqué que les rebelles visaient le chef d'état-major ougandais, James Kazini, qui était présent à Fort Portal. "Nous l'avons manqué de justesse mais nous ne cherchons toujours", a déclaré M. Kabanda.

OUGANDA: Le parlement vote une loi d'amnistie pour les rebelles

Mardi, le parlement ougandais a voté une loi ayant pour objet d'amnistier les rebelles qui se rendent au gouvernement, ont rapporté les agences de presse. Selon la BBC, cette loi sera en vigueur pour une période initiale de six mois, éventuellement renouv elable. Selon la loi, les rebelles ont six mois pour se rendre, à dater de la signature de la loi par le
Président Yoweri Museveni. Cette loi d'amnistie représente un changement de politique de la part du gouvernement qui précédemment répétait que les reb elles ne pouvaient "être mâtés que militairement", selon la BBC. Les principaux groupes rebelles sont la ' Lord Resistance Army' (LRA) au nord et les 'Allied Democratic Forces' (ADF) à l'ouest.

OUGANDA-SOUDAN: Les Présidents signent un accord de paix

Le Président ougandais Yoweri Museveni et son homologue soudanais, Omar al-Bashir, ont signé mercredi un accord visant à restaurer des relations diplomatiques et à promouvoir la paix dans la région, selon un communiqué publié par l'instance de médiation Centre Carter. "Le Président al-Bashir et le Président Museveni ont pris une importante mesure pour restaurer les relations diplomatiques et encourager la paix dans leurs pays et dans toute l'Afrique de l'Est", a déclaré l'ancien président américain, Jimmy Carter, après la cérémonie de signature à Nairobi. Le document en 11 points comprend notamment l'engagement de renoncer à utiliser la force pour résoudre les différends, le démantèlement et le désarmement des groupes terroristes, le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des deux pays, la fin du soutien à tous les groupes rebelles. Ils ont également convenu de rendre tous les prisonniers de guerre à leurs pays respectifs, de localiser et de rendre les personnes enlevées à leurs familles et d'offrir une amnistie et une aide à la réintégration à tous les anc iens combattants qui renoncent à l'usage de la force.

SOMALIE: Le Puntland expulse trois employés des Nations Unies

Les Nations Unies ont reçu cette semaine des lettres d'expulsion concernant trois membres du personnel international dans l'Etat autoproclamé du Puntland, au nord-est de la Somalie. Ces lettres, émanant du "ministre de l'intérieur" du Puntland, Hassan Abs hir Farah, accusent les trois employés de "services insatisfaisants". Les noms des remplaçants proposés devront être soumis pour approbation par les autorités du Puntland. John Spring, de l'unité de Coordination des Nations Unies pour la Somalie a indiqué vendredi à IRIN que les Nations Unies discutaient toujours de ces expulsions avec ses partenaires humanitaires du 'Somalia Aid Coordination Body' (SACB) mais considéraient comme inacceptable que le
Puntland décide unilatéralement d'ordonner l'expulsion d e membres du personnel des Nations Unies. Parallèlement, les nouvelles missions et activités dans la région sont gelées, a-t-il ajouté.

SOMALIE: "Somalie n'est plus synonyme de crise"

La Somalie n'est plus synonyme de crise et doit être envisagée différemment par rapport aux cinq dernières années, à déclaré le Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour la Somalie, Randolph Kent. Il a déclaré lors d'une conférence de presse à New Y ork qu'il y avait maintenant des zones de stabilité, notamment dans le nord-ouest, le nord-est et le centre. Une amélioration régulière de la stabilité ne signifie cependant pas qu'il n'y ait plus de problèmes humanitaires, mais l'approche des Nations Uni es peut maintenant être considérée comme préventive. M. Kent a souligné que si la communauté internationale répondait maintenant, la vulnérabilité de 600 000 personnes dans le besoin serait allégée.

SOMALIE: La RRA met sur pied une administration dans la région de Bay

La 'Rahanwein Resistance Army' (RRA) a établi jeudi sa propre région administrative pour la région centrale de Bay, ont rapporté les agences de presse. L'ancien porte-parole de la RRA, Mohamed Ali Aden Qalinleh, a été placé comme gouverneur et d'autres co mbattants de la RRA ont été nommés à de hautes fonctions dans l'administration régionale. La RRA, soutenue par l'Ethiopie, a pris la capitale régionale, Baidoa, il y a six mois, à la faction de Mohamed Hussein Aideed. Il s'agit de la quatrième région auto gérée de Somalie, après le Somaliland, le Puntland et le Beletwein, a souligné la BBC.

DJIBOUTI: Libération d'un dirigeant de l'opposition

Le principal dirigeant djiboutien de l'opposition, Moussa Ahmed Idriss, et deux de ses collègues, ont été libérés de prison mardi, par une amnistie présidentielle à l'occasion du mois de Ramadan, a rapporté l'AFP, citant la radio d'Etat. Selon l'agence de presse, plus de 250 personnes détenues à la prison civile de Gabode, dans la banlieue de la capitale,
bénéficieront de cette amnistie. M. Idriss était le seul rival du Président Guelleh aux élections présidentielles d'avril dernier. Il a été condamné à s ix mois de prison, en octobre, pour "propagation de fausses nouvelles".

ETHIOPIE: Le Processus de paix est en danger, selon Meles

Le Premier Ministre, Meles Zenawi, a déclaré que le processus de paix visant à résoudre le conflit frontalier avec l'Erythrée est maintenant "en danger". Dans un entretien avec un magazine, relayé par la radio éthiopienne mercredi, il a déclaré que le fai t que la communauté internationale n'ait pas "condamné l'agression" montrait qu'elle ne prenait pas les problèmes de l'Afrique au sérieux. Dans un autre entretien, diffusé par la télévision éthiopienne lundi, M. Meles a déclaré qu'Addis-Ababa "ne signera aucun document qui ne garantisse sa souveraineté". Il faisait référence à un document concernant les
arrangements techniques de l'application du plan de paix de l'OUA qui, selon lui, contenait des "lacunes".

ERYTHREE: L'Ethiopie "prête pour la guerre"

L'Erythrée, qui a signé le document, a accusé le gouvernement éthiopien d'avoir "rejeté formellement le plan de paix dans son intégralité". Selon un communiqué de presse du Ministère des affaires étrangères, ce refus ne serait pas surprenant. "Le timing i ndique cependant que le régime d'Addis-Ababa a terminé ses préparations et est prêt à lancer une guerre d'agression", estime le communiqué.

REPUBLIQUE DU CONGO: Le gouvernement adopte une loi d'amnistie

Le gouvernement a adopté mercredi une loi d'amnistie pour les "crimes liés à la guerre", en référence aux guerres civiles qui ont ravagé le pays entre 1993 et 1999, a rapporté la radio congolaise. Cette loi prévoit que tous les combattants qui se seront r etirés des milices et auront remis leurs armes d'ici la fin de l'année bénéficieront de cette mesure. Mais ceux qui "ont indûment profité" de leurs positions seront exclus. La loi prévoit également que les victimes des guerres peuvent poursuivre les coupa bles et demander des dommages et intérêts, a rapporté la radio.

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: La situation serait calme à Kembe

La situation à Kembe, une ville de l'est du pays, serait calme après le meurtre le mois dernier de sept membres du parti de l'ancien président, André Kolingba, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, opposition), ont indiqué des sources humanita ires. Des missions d'enquête ont été envoyées dans la région. Dans un entretien avec 'Le soleil centrafricain', Désiré Kolingba, fils de l'ancien président, a qualifié ces meurtres de "provocation" du parti au pouvoir, le MLPC, et critiqué "l'attitude pas sive" de la force de maintien de la paix des Nations Unies, la MINURCA. Parmi les sept victimes, on compte un lieutenant de l'armée, le chef de la gendarmerie locale et un vice-président du mouvement des jeunes RDC, mais le mobile des meurtres reste incon nu.

Nairobi, 10 décembre 1999

[FIN]

[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN, un departement d'informations humanitaires des Nations Unies, mais ne refletent pas necessairement les vues des Nations Unies ou de ses agences. Pour plus d'information ou abonnement, veuillez contacter UN IRIN-CEA: Tel: +254 2 622 147, Fax: +254 2 622 129, e-mail: irin@ocha.unon.org. Si vous reimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette reserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une reference aux sources originales. Les rapports d'IRIN sont archives sur internet sous : http://www.reliefweb.int/, ou bien peuvent etre retrouves automatiquement par courrier electronique sous :
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