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Togo : Questions autour des réfugiés

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Le gouvernement togolais s'est "étonné" lundi de "l'exploitation faite de la présence de certains Togolais dans les pays voisins, notamment au Bénin", suite aux violences qui ont suivi l'élection présidentielle du 24 avril.

"Malgré le retour à une situation normale (...), aucun de ceux qui, actuellement ont préféré traverser les frontières ne peut être obligé de revenir au Togo contre son gré", explique le gouvernement dans un communiqué.

"On peut légitimement s'interroger sur les causes de la persistance éventuelle du mouvement vers le Bénin", note le gouvernement, soulignant que les réfugiés au Ghana, également voisin, sont pour "la plupart (...) rentrés au pays".

"Il est humain que ceux qui ont perpétré des actes ignobles fuient et cherchent à se présenter à leur tour en victimes. L'institution promise par le chef de l'Etat (Faure Gnassingbé), (...) saura prendre les initiatives idoines dans le sens du pardon, de la réconciliation et des éventuelles réparations", ajoute le communiqué.

Une commission nationale "spéciale" d'enquête a été créée au Togo vue de faire la lumière sur ces violences.

Le gouvernement rappelle aussi que "ceux qui s'estiment innocents mais s'inquiètent pour leur sécurité peuvent rentrer librement et vaquer à leurs occupations quotidiennes".

Il demande aux organisations chargées de la protection des réfugiés "d'aider plutôt les autorités togolaises" et "d'éviter de faire l'amalgame et le jeu de certains opportunistes".

Un peu plus de 20.000 Togolais se sont réfugiés au Bénin depuis les violences qui ont suivi le scrutin présidentiel, et "en moyenne une centaine de réfugiés togolais arrive au Bénin par jour", selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).