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Outil de veille multirisques pour les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest : Bénin - Côte d’Ivoire - Ghana - Togo (GRANIT) (au 31 décembre 2025)

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Messages clés (octobre – décembre 2025)

— Entre octobre et décembre 2025, la situation sécuritaire dans la zone suivie s’est révélée hétérogène, avec néanmoins une prévalence faible d’incidents violents. Le Burkina Faso a constitué l’exception, la région de l’Est enregistrant 95 incidents violents, soit son niveau le plus élevé depuis début 2022 et le plus important du pays sur la période. La situation y est restée extrêmement préoccupante : la dégradation sécuritaire a entrainé 5 160 nouveaux déplacements, portant le total à 220 000 PDI (14 % de la population). Cette région cumule de fortes vulnérabilités structurelles - pauvreté multidimensionnelle, malnutrition, accès limité à l’eau et à l’assainissement, laissant penser que de nouveaux mouvements de réfugiés vers les pays voisins pourraient survenir à moyen terme. Les régions voisines au Bénin (Alibori et Atacora) et au Togo (Savanes) n’ont cependant pas connu de nouveaux déplacements de population ni d’augmentation notable d’incidents violents. Le calme relatif observé fait aussi écho à l’opération « Mirador » visant la sécurisation du Nord du Bénin. Alibori et Atacora restaient toutefois très vulnérables en raison des incursions armées passées et de déficits structurels en matière d’accès à la santé, l’eau, l’assainissement et
l’éducation.

— Au Ghana, la situation sécuritaire dans la région de l’Upper East
s’est légèrement détériorée sur la période, avec dix incidents violents
(10) rapportés impliquant des milices locales dans le cadre d’un
conflit ethnique et foncier ancien autour de la ville de Bawku. Malgré
l’intensification des violences dans la région burkinabè voisine du
Centre-Est, aucun lien direct n’a été identifié entre les deux situations
sécuritaires. Ces lignes de fracture communautaires dans l’Upper
East constituent cependant un vecteur de vulnérabilité importante,
pouvant être exploitées par les groupes armés opérant au Burkina
Faso pour s’infiltrer, recruter ou bénéficier d’un soutien logistique
dans la zone. Les risques humanitaires restent limités dans cette
zone relativement résiliente, qui connait toutefois une vulnérabilité
persistante en matière d’accès à l’assainissement.

— La Côte d’Ivoire a vu l’arrivée d’un nombre limité de nouveaux
réfugiés1 dont 1 570 dans la région des Savanes (pour un total de 33
000 réfugiés) et 380 dans la région de Zanzan (soit 42 000 au total),
des zones qui présentent des vulnérabilités relativement limitées. Il
est probable que ces réfugiés provenaient de la région ghanéenne
des Savanes, en proie à des affrontements ethniques internes.
Par ailleurs, deux incidents significatifs à la suite d’incursions
transfrontalières du principal groupe armé non-étatique (GANE)
opérant au Burkina Faso ont été signalées dans la région de Bounkani
(Zanzan).

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