Timor-Leste

Fin de l'operation Santal - Communique du Ministre de la Defense

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Déployées dans l'urgence dès le 16 septembre 1999, lendemain du vote de la résolution 1264 des Nations unies, les forces françaises se retirent totalement du Timor oriental. Les derniers éléments quitteront la zone le 18 janvier, à l'exception de 30 hommes et d'un avion de transport tactique maintenu à Darwin jusqu'au 31 janvier et dont le départ mettra un terme définitif à l'opération Santal, la participation française se limitant à trois officiers d'état-major.

La rapidité de réaction de la France a permis la livraison par aérolargage de 54 tonnes d'aide humanitaire, à 13000 kilomètres de la métropole, entre le 22 et le 28 septembre 1999.

Au sein d'une force internationale, le dispositif s'est ensuite articulé autour d'une antenne chirurgicale avancée (ACA) à Dili, d'un groupe de transport opérationnel (GTO) à Darwin, d'une frégate de surveillance, du transport de chalands de débarquement Siroco relevé fin novembre par le bâtiment de transport léger (BATRAL) Jacques Cartier. En quatre, mois l'ACA a procédé à 170 interventions chirurgicales et 7000 consultations, ce qui correspond à un total de 2400 jours d'hospitalisation. Le GTO a effectué 190 rotations dans le cadre du pont aérien, assurant le transport de 4000 passagers et 1500 tonnes de fret. Il a, en particulier, procédé à l'ouverture de l'aéroport de Baucau. Le Siroco, puis le Jacques Cartier, ont acheminé entre Darwin, Dili, Suaï et Oekussi dans l'enclave d'Ambeno, 3600 tonnes de fret et 300 véhicules au profit de l'INTERFET (International Force in East Timor) et des organisations humanitaires.

Les 600 hommes du dispositif français ont ainsi directement contribué à l'amélioration de la situation sur place.