Les enfants syriens : une génération perdue ? Rapport sur la crise : mars 2011 – mars 2013

Report
from UN Children's Fund
Published on 12 Mar 2013 View Original

Une génération perdue ?

Alors que commence la troisième année de la crise tragique que connaît la Syrie, les affrontements militaires et les tentatives de règlement politique ne doivent pas faire oublier la réalité sur le terrain. Le risque de perdre une génération augmente à mesure que la situation se détériore et que les progrès accomplis en faveur des enfants syriens ces dernières années sont annulés.

Les rêves et possibilités d’avenir de ces enfants sont en train de disparaître. Alors même qu’ils perdent leurs années d’enfance … quand le droit d’être enfant leur est refusé … l’opinion qu’ils se font de leurs voisins est marquée d’influences qui risquent de créer un engrenage de la violence pour les futures générations, avec tout ce que cela implique pour l’ensemble de la région.

Les enfants font face à d’immenses dangers dans leur vie quotidienne. Ils sont tués, blessés ou rendus orphelins par le conflit. Les centres de santé qui n’ont pas été détruits ou endommagés tentent coûte que coûte de fournir des services vitaux. L’eau salubre et l’assainissement adéquat –les besoins les plus fondamentaux qui soient – se font de plus en plus rares.

De nombreuses écoles ont été endommagées ou détruites ou abritent désormais des personnes déplacées. D’innombrables enfants sont traumatisés après avoir vu des membres de leur famille tués, été séparés de leurs parents ou terrifiés par de constants bombardements. Les filles et les femmes sont particulièrement vulnérables face à la violence.

Beaucoup ont quitté leur pays pour vivre dans des camps de réfugiés dans des pays voisins. Et, comme si cela ne suffisait pas, ils subissent en plus un hiver extrêmement rigoureux.

L’UNICEF et ses partenaires sont déterminés à tout mettre en œuvre pour que les enfants syriens ne soient pas une « génération perdue ». Le présent rapport met l’accent sur certains des efforts déployés pour atténuer l’impact de la situation de crise sur les enfants, notamment dans les domaines vitaux de la santé, de la nutrition, de la vaccination, de l’eau et de l’assainissement, ainsi que les investissements en faveur de leur avenir, par l’éducation et la protection de l’enfance.