La CRS intensifie son aide dans le nord de la Syrie

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from Swiss Red Cross
Published on 08 Nov 2019 View Original

Des centaines de milliers de personnes sont toujours en fuite dans le nord de la Syrie et ont besoin d’aide, en particulier dans les domaines de l’accès à l’eau et aux soins médicaux. En plus de son aide d’urgence à Idlib, la CRS débloque des fonds supplémentaires pour épauler le Croissant-Rouge arabe syrien également dans le Nord de la Syrie.

La situation ne fait qu’empirer dans le nord de la Syrie et les civils sont les premières victimes de ce conflit qui s’enlise. Depuis le début de la nouvelle escalade en octobre 2019, plus de 300 000 personnes déplacées ont rejoint les gouvernorats de Hassakeh et Raqqa. Dans la ville de Hassakeh, des centaines de familles, en particulier des femmes et des enfants, arrivent chaque jour. Or la cité risque de manquer d’eau courante suite aux attaques qui ont endommagé le système d’approvisionnement. L’accès aux soins médicaux est lui aussi réduit, puisque deux centres de santé ne fonctionnent plus. Seul un hôpital est actuellement en fonction pour une région déjà peuplée de 100 000 personnes alors que des milliers de personnes en fuite arrivent quotidiennement.

Eau et soins médicaux

La CRS, avec le soutien de ses généreux donateurs et de la Confédération, a donc débloqué des fonds supplémentaires pour aider le Croissant-Rouge arabe syrien (CRAS) à faire face à cette tragique situation. Cette aide concerne en particulier les villes de Hassakeh et de Qamishli ainsi que le camp d’Arisheh. Le Croissant-Rouge arabe syrien y encadre les évacuations des civils dans les camps où il fournit des soins médicaux de base, distribue de la nourriture, des matelas et des couvertures ainsi que de l’eau. En outre, l’organisation s’attelle à la réparation des stations de pompage, place des réservoirs d’eau et distribue des bidons afin que les gens puissent s’approvisionner en eau potable. Le CRAS a aussi mis à disposition des ambulances et une unité de soins mobile pour venir en aide aux personnes malades ou blessées.

La situation dans la région reste extrêmement volatile et incertaine. De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) se sont retirées de la zone et la population a d’autant plus besoin d’aide, notamment de celle de la Croix-Rouge. La CRS est en contact étroit avec ses partenaires locaux et est prête à adapter son action selon l’évolution du contexte.