Maintien de la paix en Sierra Leone: Déclaration du Porte-parole du Quai d'Orsay

Report
from Government of France
Published on 02 Apr 2001
Comme vous le savez, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a adopté le 30 mars la résolution 1346, qui proroge jusqu'au 30 septembre le mandat de la MINUSIL. Si le mandat de cette opération de maintien de la paix reste inchangé, l'effectif des casques bleus, aujourd'hui plafonné à 13 500 hommes, devrait pouvoir être porté à 17 500 grâce à l'arrivée de nouveaux contingents 1, probablement à l'automne prochain.

Deux points sont essentiels à nos yeux :

- 1) la nécessité d'une solution politique globale concernant l'ensemble des pays et des partenaires concernés.

La résolution demande ''à toutes les parties au conflit d'intensifier leurs efforts sur la voie de l'application pacifique de l'accord de cessez-le-feu d'Abuja ''. Signé le 10 novembre dernier, ce cessez-le-feu visait à constater que les stipulations de l'accord de paix conclu à Lomé en juillet 1999 sont à nouveau pleine ment en vigueur. Cette référence est importante pour nous, car nous pensons que la pression militaire ne suffira pas à produire une solution durable au conflit sierra-léonais et à ses conséquences préoccupantes , la poursuite des combats dans les régions frontalières de la Sierra Léone, de la Guinée et du Libéria.

- 2) l'urgence d'une solution pour les réfugiés sierra-léonais en Guinée.

Il faut permettre à ceux qui le souhaitent, et qui sont la très grande majorité, de rentrer dans leur pays par la route conduisant à Kambia, récemment rouverte par le Front révolutionnaire uni. La MINUSIL devra en effet ''appuyer, dans la limite de ses capacités, le retour des réfugiés, et encourager le FRU à coopérer à cette fin''. Cette mission n'ayant pas été initialement prévue dans le concept d'opérations de la MINUSIL, le Secrétaire général des Nations Unies doit désormais ''présenter ses vues au Conseil de Sécurité sur la manière de faire progresser la question des réfugiés et des personnes déplacées''. La France encouragera le Secrétaire général à faire connaître ses recommandations au Conseil le plus rapidement possible.