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Bulletin d'information No. 651 pour l'Afrique de l'Ouest

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SIERRA LEONE: Le Nigeria fournira 2 000 soldats supplémentaires à l'UNAMSIL

Le Nigeria fournira 2 000 hommes à l'UNAMSIL, en plus de ceux qui servent actuellement dans les rangs de l'ECOMOG, a indiqué mercredi à IRIN le lieutenant-colonel Chris Olukolade, porte-parole de l'ECOMOG en Sierra Leone.

"Cela portera à plus de quatre mille le nombre total de soldats nigérians dans l'UNAMSIL", a-t-il dit. Les troupes supplémentaires incluent deux bataillons d'infanterie et une compagnie blindée.

Il a précisé que cet accroissement de l'effectif de l'UNAMSIL a été annoncé mardi par le chef d'état-major de l'armée nigériane, le général Victor Malu, à l'issue d'une visite de deux jours en Sierra Leone.

M. Malu a indiqué que l'envoi de soldats nigérians supplémentaires était le signe de la volonté du pays de soutenir la paix en Sierra Leone et de veiller à ce que le retrait de l'ECOMOG n'engendre pas un vide sécuritaire.

"Les soldats sont ici et disponibles, et sont prêts à être incorporés dans l'UNAMSIL dès que ce sera nécessaire", a dit M. Olukolade.

SIERRA LEONE: Réouverture de la mission catholique de Kabala

La mission catholique de Kabala, au nord de la Sierra Leone, a rouvert samedi et plus de 300 fidèles ont assisté à la messe le lendemain, a rapporté l'agence MISNA.

Cependant, les conditions de sécurité restant incertaines dans la région, les activités de la mission seront limitées à la ville de Kabala, a précisé MISNA. Dans un rapport couvrant la période du 5 au 16 janvier, l'Unité des Nations Unies pour la Coordination de l'Aide Humanitaire (HACU) a indiqué que des combattants armés du RUF et de l'ex-SLA/AFRC harcelaient les civils dans les villages autour de Kabala et créaient un environnement très peu sûr.

Toutefois, les missionnaires ont per=FEu la libération de plusieurs centaines d'enfants soldats dans la région de Kabala, au cours des deux dernières semaines de janvier, comme le signe que la situation à Kabala s'améliore, selon MISNA.

TCHAD: Le Ministère de la défense dément avoir perdu 25 soldats

Le Ministère tchadien de la défense a démenti mardi une affirmation des rebelles selon laquelle ils auraient tué 25 soldats de l'armée gouvernementale au cours d'échanges de tirs dans la localité de Zouar, au nord du pays.

Le dirigeant du Mouvement pour la justice et la démocratie au Tchad (MJDT), Youssouf Togoimi, avait déclaré la veille à Radio France International que ses forces avaient tué 25 soldats de l'armée gouvernementale.

Cependant, le Ministère a indiqué que deux rebelles et un soldat avaient été tués lundi lors d'un affrontement entre des unités de l'armée régulière casernées à Zouar et un groupe de rebelles.

Le mouvement de M. Togoimi lutte pour renverser le gouvernement à partir de la région montagneuse du Tibesti, au nord du pays, que N'Djaména affirme avoir toujours sous son contrôle. Cependant, des attaques rebelles sont fréquemment rapportées dans la région. Dans un incident survenu début novembre 1999, 28 soldats de l'armée régulière auraient été blessés et 37 rebelles tués, dans les districts septentrionaux d'Omou et Aozou.

M. Togoimi est un ancien ministre de la défense et de l'intérieur; il lutte contre le gouvernement depuis octobre 1998. Contrairement à ce qu'il avait prédit, son mouvement n'a pas pris la capitale, N'Djaména, avant la fin décembre 1999.

En décembre 1999, 13 mouvements politiques armés ont constitué une nouvelle alliance à Paris contre le Président tchadien Idriss Déby. Ce groupe, dénommé Coordination des mouvements armés et politiques de l'opposition (CMAP), ne comprend cependant pas le mouvement de M. Togoimi qui est la force rebelle la plus active.

GUINEE BISSAU: L'ONU et le Portugal demandent la libération des prisonniers

Le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Guinée Bissau, Samuel Nana-Sinkam, a invité les autorités de Guinée Bissau à libérer les prisonniers de guerre détenus depuis mai dernier, a indiqué mercredi à IRIN un responsable des Nations Unies.

Selon cette source, cet appel de M. Nana-Sinkam fait suite à une visite, en compagnie de l'Ambassadeur portugais, Antonio Dias, dans les prisons militaires du pays.

La source aux Nations Unies a indiqué que M. Nana-Sinkam, qui dirige également le bureau des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Guinée Bissau, s'était dit préoccupé des conditions médiocres que doivent supporter les prisonniers et du fait que certains d'entre eux sont détenus depuis huit mois sans jugement.

Selon l'agence de presse portugaise, Lusa, M. Dias a déclaré que la situation des prisonniers de guerre était le seul accroc dans une période de transition par ailleurs "exemplaire", après 11mois d'une rébellion militaire qui s'est terminée en mai 1999.

Une centaine de partisans de l'ancien président Nino Vieira sont toujours en détention. Le premier procès, celui de l'ancien ministre de l'agriculture, Avito Jose da Silva, est prévu pour le 22 février, ont rapporté les agences de presse.

NIGER: Un séminaire sur la paix pour les chefs rebelles touaregs

Des dirigeants touaregs qui s'étaient rebellés contre le gouvernement central en 1990 et 1995 participent actuellement à un atelier ayant pour objectif de leur donner les compétences qui leur permettront de réintégrer une vie civile pacifique, a indiqué mercredi à IRIN un responsable du Haut Commissariat du Niger pour la Reconstruction et la Paix.

Ce responsable, le lieutenant-colonel Senyi Garba, a expliqué qu'une cinquantaine d'anciens dirigeants rebelles avaient entamé lundi l'atelier d'une semaine, qui porte sur les lois fiscales et douanières du pays ainsi que sur la comptabilité, la gestion et les questions commerciales et administratives.

Ce séminaire, organisé à Tahoua, à environ 375 km au nord-est de la capitale, Niamey, est le fruit d'accords de paix qui ont mis fin à la guerre, en 1995, entre le gouvernement et le mouvement séparatiste touareg.

Dans le cadre d'un programme sur la bonne gestion de l'économie et la promotion de la bonne gouvernance, le PNUD a indiqué qu'il avait apporté son soutien aux activités du Haut Commissariat pour la Restauration de la Paix.

GHANA: Le SIDA, une bombe à retardement

Le programme national de lutte contre le SIDA (NACP) à Accra signale que, selon ses projections, d'ici 2014, le SIDA sera responsable de 35 pour cent de tous les décès dans le pays, a rapporté lundi l'agence Pana.

Son rapport, publié le week-end dernier en préambule au lancement, jeudi, d'une campagne nationale, note: "L'épidémie se répand à un tel rythme et avec une telle force dévastatrice qu'elle requiert une réponse multisectorielle de toutes les composantes de la société ghanéenne."

En 1994, on estimait le SIDA responsable de 3,5 pour cent de tous les décès, rappelle le rapport.

Ce rapport, qui examine les dépenses annuelles liées au SIDA et les effets de la maladie sur l'économie, estime que le coût annuel des traitements des affections telles que la tuberculose chez un patient atteint du SIDA s'établit entre 190 000 et 545 000 cédi (entre 54 et 154 dollars).

Le nombre de nouvelles infections continue à augmenter de manière significative. Actuellement, plus de 200 personnes sont infectées chaque jour, et nombre d'entre elles ne sont pas conscientes d'être porteuses de la maladie, indique le rapport, qui ajoute qu'entre 1994 et 2004, le nombre de nouveaux cas d'infection par le VIH augmentera de 500 pour cent si rien n'est fait.

Le VIH/SIDA affecte le développement de tous les secteurs, notamment la santé, l'éducation, la main d'oeuvre, l'économie, le transport et l'agriculture. Selon le rapport, avec un taux de prévalence du VIH estimé entre 4 et 5 pour cent, le Ghana est "assis sur une bombe à retardement".

LIBERIA: Incendie à la LTC, ouverture d'une enquête

Les agents de sécurité ont ouvert une enquête sur des membres du personnel de la 'Liberia Telecommunications Corporation' (LTC) suite à l'incendie qui s'est déclaré dimanche au site central de l'entreprise, et a perturbé les liaisons digitales et internationales, a rapporté la station radio Star.

Des agents du Ministère de la justice, de l'agence de sécurité (NSA), de la police et de l'entreprise, interrogent les employés des départements technique et sécurité sur cet incendie qui a endommagé l'équipement de connection.

Une source à Monrovia a indiqué mercredi à IRIN qu'aucun appel local ne passe, bien que tout ait fonctionné un court moment la veille.

Selon un communiqué de LTC, les techniciens sont à pied d'ouvre pour tenter de réparer le système et les services seront restaurés "dans les plus brefs délais", a signalé Star.

Abidjan, le 9 février 2000

[FIN]

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