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Bulletin d'information No. 614 pour l'Afrique de l'Ouest

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NATIONS UNIES
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SIERRA LEONE: Forte présence de l'ECOMOG à Port Loko

L'ECOMOG a établi une forte présence dans la ville septentrionale de Port Loko, o=F9 des bandits armés harcèlent les civils depuis le début du programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) en Sierra Leone, indique l'Unité de coordination de l'aide humanitaire (UCAH).

L'ECOMOG a établi des points de contrôle près d'un camp de DDR à Port Loko, à quelque 40 km au nord-est de Freetown, et un couvre-feu a été imposé à partir de 20 heures chaque soir, précise l'UCAH dans son rapport de situation pour la période du 21 novembre au 5 décembre.

La Mission des Nations Unies en Sierra Leone (UNAMSIL) ne pense pas que la ville soit directement menacée de l'extérieur, indique l'UCAH, mais se préoccupe toujours du problème des anciens combattants dans la ville, qui était un bastion des rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF).

SIERRA LEONE: Le calme règne à Kabala

Un bataillon de l'ancienne armée de Sierra Leone (ex-SLA) assure la protection de la ville septentrionale de Kabala, et le personnel local et international y serait en sécurité, selon l'UCAH.

Bien que la ville ne soit pas menacée par le RUF, la présence de 2 000 hommes de l'ex-SLA représente une menace potentielle, estime l'UCAH dans son dernier rapport de situation; elle ajoute que selon certaines informations, des civils seraient harcelés dans les villages environnants.

L'ex-SLA est composée d'anciens soldats qui ont soutenu le Conseil révolutionnaire des forces armées, la junte qui, avec le RUF, a dirigé la Sierra Leone de mai 1997 à février 1998.

Le rapport ajoute que des mesures ont été prises pour permettre aux combattants de s'enregistrer avant leur entrée en caserne.

Lors d'une tournée, le 8 décembre dernier, à Kabala et Fadugu, une autre ville du nord du pays, le dirigeant du RUF, Foday Sankoh a ordonné à certains de ses soldats de déposer leurs armes mais seuls neufs d'entre eux l'ont fait, indique l'UCAH.

SIERRA LEONE: Pas d'eau potable à Kabala, selon une mission inter-agences

La ville de Kabala, dans le nord de la Sierra Leone, ne dispose d'aucun approvisionnement en eau potable, il n'y a ni latrines ni installations sanitaires dans le camp pour personnes déplacées, signale l'UCAH.

La situation alimentaire est sous contrôle puisque que le riz des plateaux a mûri récemment et que le riz des bas-fonds est bientôt prêt à récolter, mais une mission inter-agences qui a visité Kabala le 23 novembre a remarqué qu'un certain nombre de personnes déplacées et d'autres groupes vulnérables dans la ville et ses alentours n'ont pas d'argent pour acheter de la nourriture.

Plus de 1 500 personnes déplacées se sont récemment enregistrées dans le camp, et d'autres attendent de pouvoir le faire, précise l'UCAH.

SIERRA LEONE: Le nombre de personnes déplacées diminue à Kenema

Le nombre de personnes déplacées dans le district oriental de Kenema a chuté de 63 319 à la fin du mois d'octobre à 47 199 un mois plus tard; les villageois ont profité de la saison sèche pour rentrer chez eux et faire les récoltes, signale l'UCAH.

GUINEE BISSAU: Libération de cinquante-neuf prisonniers politiques

Le procureur général adjoint de Guinée Bissau, Mamadou Balde, a signalé lundi que 59 des 380 prisonniers politiques de ce pays d'Afrique de l'Ouest avaient été libérés, a indiqué à IRIN une source humanitaire.

La source a précisé que 48 d'entre eux avaient été libérés sous caution; le Ministère de la justice doit décider dans les huit jours s'ils devront ou non passer en jugement.

Les détenus sont essentiellement d'anciens partisans du président renversé, Joao Bernardo Vieira. M. Balde a démenti que le procureur général, Amine Saad, ait délibérément traîné les pieds pour retarder leur libération, comme l'en avait accusé le Premier Ministre, Francisco Fadul, la semaine dernière. M. Balde a expliqué que le Ministère de la justice agissait dans le cadre de la loi, laquelle autorise des détentions avant jugement pouvant aller jusqu'à six mois, a indiqué à IRIN la source humanitaire.

AFRIQUE: Les partenaires sociaux veulent une plus grande visibilité pour l'OIT

Près de 200 représentants de gouvernements, associations d'employeurs et organisations de travailleurs, de 39 pays, ont demandé que l'Organisation Internationale du Travail (OIT) ait une plus grande visibilité et davantage d'influence au sien de la communauté internationale.

Cet appel a été lancé lors de la Neuvième Conférence Régional Africaine de l'OIT, qui s'est terminée le 11 décembre à Abidjan, Côte d'Ivoire.

Les participants ont également appelé l'OIT à renforcer ses synergies avec d'autres organisations, de manière à globaliser le progrès social. Soulignant leur volonté d'éradiquer le travail des enfants, et tout d'abord les pires formes du travail des enfants, ils ont invité les pays à ratifier au plus vite les conventions de l'OIT relatives à la question. Les gouvernements et leurs partenaires sociaux, ont-ils ajouté, doivent développer des politiques et programmes pour l'insertion ou la réinsertion
des victimes des conflits dans la société.

Il a également été demandé que l'OIT conçoive et développe des systèmes de protection sociale durables et viables qui couvrent l'ensemble des populations et en particulier les acteurs du secteur informel.

AFRIQUE DE L'OUEST: La CEDEAO approuve un plan pour accélérer l'intégration régionale

Les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest ont approuvé vendredi des mesures visant à accélérer le processus menant à la création d'une zone à monnaie unique avant le 1er janvier 2004.

Dans un communiqué final, à la clôture de leur 22ème sommet, qui s'est tenu à Lomé, Togo, les 9 et 10 décembre, les neufs chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui participaient à la rencontre ont soutenu une proposition nigériane prévoyant qu'un groupe initial de pays, préférant emprunter la voie rapide vers l'intégration, prennent des mesures pratiques
pour intégrer leurs économies.

Les pays qui choisissent la voie rapide devront contenir leurs taux d'inflation à maximum 5 pour cent et conserver des réserves en devises étrangères équivalentes à six mois d'importations entre aujourd'hui et l'an 2003, ont-ils décidé.

Les participants ont également salué la décision du Nigeria de lever toutes les barrières tarifaires et non tarifaires au commerce régional.

AFRIQUE DE L'OUEST: Lever les obstacles à la libre circulation des personnes

Les dirigeants d'Afrique de l'Ouest ont décidé d'établir un mécanisme permanent de surveillance des barrières routières pour éliminer les obstacles à la circulation entre les Etats membres de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO)

Cette décision a été prise lors du 22ème sommet de la CEDEAO, qui a eu lieu jeudi et vendredi de la semaine dernière.

La réunion a relevé le fait que malgré l'existence d'un protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes et des biens, de nombreux points de contrôle subsistent sur beaucoup de grands axes routiers de l'Afrique de l'Ouest.

Le Nigeria a annoncé qu'il levait tous les points de contrôle sur les routes le reliant à ses voisins: le Bénin, le Cameroun, le Niger et le Tchad.

D'autres décisions prises au sommet concernent notamment l'établissement d'un parlement et d'une cour de justice de la CEDEAO, dont la localisation doit encore être décidée. Il a été demandé au secrétaire exécutif de la CEDEAO, Lansana Kouyate, de prendre les mesures nécessaires pour recruter des juges et veiller à ce que le parlement soit mis sur pied dès que possible.

AFRIQUE DE L'OUEST: Protocole sur la prévention des conflits

Un Conseil de Sécurité et de Médiation doit être créé en Afrique de l'Ouest, dans le cadre d'un protocole sur la prévention, la gestion et le règlement des conflits, approuvé par le 22ème sommet de la CEDEAO.

Dix pays ont été désigné pour siéger au Conseil: le Bénin, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Mali, le Nigeria, le Sénégal et le Togo.

Un conseil des sages sera également créé pour aider à préserver la paix dans la sous-région. Les membres de la CEDEAO ont été priés de soumettre des nominations pour ce conseil au secrétariat exécutif avant le 31 décembre 2000.

Le sommet a également décidé de lutter contre la prolifération des armes et d'accélérer la mise en place de commissions nationales pour renforcer le moratoire en vigueur sur l'importation, l'exportation et la fabrication des armes. Les chefs d'Etat ont décidé de tenir une conférence l'an prochain, au Mali, o=F9 les gouvernements et les ONG discuteront de la prolifération
des armes de petit calibre illégales.

Les chefs d'Etats de la CEDEAO ont enfin décidé d'intensifier la lutte contre la criminalité transfrontalière, en particulier le trafic de drogue et le blanchiment d'argent.

Le prochain sommet de la CEDEAO aura lieu à Bamako, Mali, en décembre 2000.

Abidjan, le 13 décembre 1999

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