Sénégal : Rapport sur le suivi des flux de populations - Dashboard #29 Période: septembre 2019

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from International Organization for Migration
Published on 30 Sep 2019 View Original

INTRODUCTION: L’OIM travaille avec les autorités nationales, locales et des partenaires locaux, afin de mieux comprendre les mouvements migratoires à travers l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Le suivi des flux de population (FMP) est une activité qui permet de quantifier les flux, les tendances et les routes migratoires et de recueillir des informations qualitatives sur les profils, pays d’origine et de destination, et modes de transports des voyageurs transitant par un point d’entrée, de transit ou de sortie donné. Au Sénégal, deux points de suivi sont installés depuis avril 2019 sur plusieurs lieux de transit importants à Kidira et Moussala; ceux-ci enregistrent plus particulièrement les mouvements quotidiens des bus de voyageurs en provenance et à destination du Mali, de la Gambie et de la Guinée-Conakry.

Durant le mois de septembre 2019, la migration économique de longue durées (60%), les mouvements locaux de courte durée (33%), le tourisme (4%) les mouvements forcés (2%) et la migration saisonnière (1%) ont été les principaux motifs de migration des personnes transitant par les points de suivi des flux.

Bamako, Dakar et Banjul étaient les principales villes de départ (83%, 11% et 4%, respectivement) et de destination (14%, 77% et 8%, respectivement) des flux observés au cours de ce mois.

Deux principaux modes de transports ont été identifiés : le trajet en voiture (1% des flux) et en bus (99%).

Au cours de ce mois, les Maliens (50%), les Sénégalais (35%) et les Gambiens (5%) ont été les principales nationalités observées au point de suivi des flux de Tambacounda.

MÉTHODOLOGIE

Le suivi des flux de population (FMP) est un travail d’enquêtes qui vise à mettre en lumière les zones particulièrement sujettes aux migrations transfrontalières et intrarégionales. Les zones de forte mobilité sont identifiées à l’échelle du pays. Les équipes DTM conduisent ensuite un travail au niveau local pour identifier des points de transit stratégiques. Les enquêteurs collectent les données auprès des informateurs clés présents sur le point de suivi des flux: il peut s’agir du personnel des gares routières, de fonctionnaires de police ou de douane, des chauffeurs de bus ou des migrants eux-mêmes. Un questionnaire de base mêlé à des observations directes permet de collecter des données désagrégées par sexe et nationalité. A Kidira et Moussala, le point de suivi des flux a été choisi après consultation avec les acteurs nationaux et locaux impliqués dans la gestion des migrations au Sénégal, en fonction de sa localisation et des caractéristiques propres aux flux transitant dans ces espaces. La collecte de données se fait de manière quotidienne sur des plages horaires où les flux sont les plus importants.

LIMITES

Les données utilisées dans le cadre de cette analyse, sont des estimations et ne représentent qu’une partie des flux traversant les FMP de Kidira et Moussala. La couverture spatiale et temporelle de ces enquêtes est partielle et, bien que la collecte se fasse de manière quotidienne et sur des périodes où les flux sont importants, elle reste partielle à l’échelle de la journée. Enfin, aucune information n’est collectée sur les flux existant en dehors des plages horaires couvertes. Les données sur les vulnérabilités sont basées sur des observations directes des enquêteurs et ne doivent être comprises qu’à titre indicatif.

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