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Médecins Sans Frontières demande une nouvelle fois l'ouverture immédiate de la frontière géorgienne et l'accueil des réfugiés tchétchènes par des pays tiers

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Présent auprès des réfugiés tchétchènes arrivés en Géorgie, Médecins Sans Frontières renouvelle son appel aux autorités géorgiennes afin qu'elles rouvrent en urgence leur frontière pour permettre aux civils tchétchènes de se réfugier à l'abri des bombardements russes.
Les capacités d'accueil de la Géorgie étant limitées, Médecins Sans Frontières demande également que la communauté internationale se mobilise pour organiser l'accueil des réfugiés dans des pays tiers.

Les derniers réfugiés arrivés racontent qu'ils ont quitté la région d'Itum Kale en Tchétchénie le 10 décembre dernier pour fuir le pilonnage de la région. Ils n'ont pu franchir la frontière géorgienne fermée sur ordre du gouvernement géorgien. Désespérant de pouvoir fuir la guerre, certains ont fait demi-tour vers la région d'Itum Kale. Une centaine de personnes est restée dans le no man's land qui sépare la Tchétchénie de la Géorgie. Ce n'est que le vendredi 17 décembre alors que la zone est bombardée par les forces russes, après plusieurs nuits passées dans des conditions extrêmes durant lesquelles deux nourrissons auraient trouvé la mort, que les gardes frontières géorgiens ont accordé, à titre exceptionnel, le passage aux femmes et aux enfants. Un nouveau bombardement , le lendemain, a décidé les autorités géorgiennes à laisser entrer les hommes.

"Compte tenu de la situation désespérée des populations civiles du sud de la Tchétchénie, soumises aux bombardements massifs et indiscriminés des forces russes, le bouclage de la frontière géorgienne est intolérable et s'apparente à un déni de protection", dénonce Denis Gouzerh, chef de le mission de Médecins Sans Frontières. Selon les derniers arrivants, plusieurs milliers de personnes cherchent à quitter la Tchétchénie pour échapper aux bombardements incessants des forces russes.

"Sans une mobilisation de la communauté internationale, la Géorgie pourrait être tentée par une politique de refoulement systématique des réfugiés vers la Fédération de Russie" conclut Denis Gouzerh.