Plus de 18.000 familles, soit 100.000 personnes
- indigènes pour la plupart -, sont actuellement affectées par la grave sécheresse qui s'est abattue sur le Chaco Boréal, o=F9 l'état d'urgence a été proclamé la semaine dernière pour 90 jours. "Quand on entre dans les communautés installées à proximité des principaux axes, on a envie de pleurer, mais quand on visite les communautés les plus isolées, on a l'impression de se trouver dans un scénario d'Apocalypse", a dit Camilo Soares, ministre du Secrétariat d'urgence nationale (Sen), de retour de sa visite sur le terrain. "Le Chaco - a-t-il ajouté - est en guerre contre la pauvreté. Nos compatriotes vivent dans une zone o=F9 l'histoire les a condamnés à vivre mal et à mourir mal, dans des lieux inhospitaliers. Les pénuries y sont nombreuses, à commencer par celle d'eau potable". "Chaco oikotevê ñanderehe" ("Le Chaco a besoin de nous", en langue indigène guarani) est l'intitulé du programme extraordinaire mis en place par le gouvernement et prévoyant un investissement de cinq millions de dollars : selon les données officielles, les pluies tombées dans la région ont atteint à peine 42 millimètres au cours des six derniers mois ; les dernières précipitations remontent au 9 mars, avec 24 millimètres. Sécheresse prolongée, pénurie d'eau potable, paralysie des activités économiques, détérioration de l'état de santé des habitants et déficits structurels viennent s'ajouter, selon des sources locales, au sentiment de marginalisation et d'exclusion diffus au sein de la population. Pendant ce temps, les premières contributions de la communauté internationale pour faire face à l'urgence font leur apparition : le Venezuela a fait don d'un million de dollars ; les états-Unis en ont promis pour leur part 50.000.
(FB/CN)