LA HAYE, le 6 mars 2024. L’Afrique du Sud a présenté aujourd’hui à la Cour une demande urgente tendant à ce que celle-ci indique des mesures conservatoires additionnelles et modifie son ordonnance du 26 janvier 2024 et sa décision du 16 février 2024 en l’affaire relative à l’Application de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza (Afrique du Sud c. Israël).
Dans sa nouvelle demande, l’Afrique du Sud affirme être « contrainte de solliciter de nouveau la Cour à la lumière de faits nouveaux et de l’évolution de la situation à Gaza — en particulier de la famine généralisée — qui découlent des violations flagrantes de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide … et des violations manifestes des mesures conservatoires indiquées par la Cour le 26 janvier 2024 que continue de commettre l’État d’Israël ». Elle prie la Cour d’indiquer de nouvelles mesures conservatoires et/ou de modifier celles qu’elle a indiquées dans son ordonnance du 26 janvier 2024, conformément à l’article 41 du Statut de la Cour, et aux paragraphes 1 et 3 de l’article 75 et au paragraphe 1 de l’article 76 de son Règlement, respectivement, « afin de garantir de toute urgence la sûreté et la sécurité de 2,3 millions de Palestiniens, dont plus d’un million d’enfants, à Gaza ». Elle demande instamment à la Cour de le faire sans tenir d’audience, compte tenu de « l’extrême urgence de la situation »