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West Africa Key Message Update : La persistance des conflits continuent de perturber les moyens d’existence et de maintenir des niveaux élevés d’insécurité alimentaire, août 2021

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Messages Clés

  • Les zones soudano-guinéenne et sahélienne ont été en général bien arrosées en août, permettant un développement satisfaisant des cultures. Les récoltes en vert de maïs et arachide sont disponibles et contribuent à l’alimentation des ménages et l’accès à des revenus. Les récoltes de tubercules débutées depuis juillet dans les zones du Golfe du Guinée et qui se poursuivent en août dans la zone soudano-sahélienne, achalandent les marchés sahéliens également. Les pluies diluviennes du mois d’août ont entrainé de nombreux dégâts et des pertes en vies humaines dans plusieurs pays (Niger, Nigeria, Burkina Faso, Mali, Tchad, Cameroun). La disponibilité des eaux de surface et l’émergence de la végétation soutiennent l’alimentation du bétail. Les perspectives de récoltes restent moyennes à bonnes, toutefois des productions agricoles nettement inférieures à la moyenne sont attendues dans les zones affectées par l'insécurité du fait de la réduction de l’accès aux terres de cultures à laquelle s’ajoute le faible accès aux intrants agricoles.

  • La persistance, voire l’extension, de l’insécurité et les conflits armés continuent d’entrainer de mouvements massifs de population dans la région, particulièrement dans le Liptako Gourma, avec un accroissement de l’abandon des champs pour raison sécuritaire. A la date du 28 juillet 2021, 2 003 986 personnes déplacées sont enregistrées dans le Sahel central et le Liptako-Gourma, dont 67 pour cent au Burkina Faso, et 5 267 685 personnes déplacées dans le bassin du lac Tchad, dont 75 pour cent au Nigeria (IOM). Les moyens d’existence, les activités en lien avec les marchés, le commerce, les mouvements de transhumance ainsi que l’accès aux services sociaux de base pour la plupart de ces déplacés sont fortement perturbés.

  • Les approvisionnements du marché en juillet ont été inférieurs à la moyenne mais tout de même suffisants pour satisfaire la demande croissante en cette période de soudure. Cette demande est supérieure à la moyenne dans plusieurs pays, entrainant des tensions sur les flux. Les prix des aliments de base sont restés supérieurs à la moyenne quinquennale, en particulier au Nigeria qui a connu son troisième mois consécutif d'inflation stable. Le fonctionnement et l'accès aux marchés restent entravés par l'insécurité et les conflits dans le bassin du Lac Tchad, la région du Liptako-Gourma, le nord-ouest et le centre-nord du Nigéria, la région du Tibesti et les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. La demande de bétail a considérablement augmenté en raison de la fête de Tabaski, mais le commerce du bétail dans la région est resté inférieur à la moyenne en raison des restrictions commerciales et de l'insécurité.

  • La majorité des zones restera en insécurité alimentaire Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2022 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines y compris de nombreux ménages urbains pauvres qui peinent à recouvrer les niveaux de revenus habituels et du pouvoir d'achat réduit. Dans les zones affectées par l’insécurité civile comme dans le nord de la région du Centre-nord, les provinces du Soum, Séno, Yagha, Komondjari, Lorum et Yatenga au Burkina Faso, dans la région de Diffa et l’extrême sud de la région de Maradi au Niger, le Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) demeurera jusqu’en septembre 2021 au Burkina Faso et en janvier 2022 au Niger grâce aux assistances alimentaires.

  • La Crise ! (Phase 3 ! de l’IPC) qui prévaut actuellement dans la province de l’Oudalan au Burkina Faso persistera jusqu’en septembre avant d’évoluer en Crise (Phase 3 de l’IPC) à partir d’octobre avec les récoltes. La Crise (Phase 3 de l’IPC) qui prévaut actuellement dans le Nord de la région de Tillabéry et l’Est de la région de Tahoua au Niger, la région du Lac au Tchad, dans le nord-ouest et le nord-est du Nigeria, dans une partie du Nord-ouest et Sud-ouest du Cameroun et en Centrafrique du fait de la persistance des conflits, persistera jusqu’en janvier 2022 et touchera à partir d’octobre d’autres provinces au Burkina Faso dont le Soum, le Yagha et le nord du Lorum. Dans l’Est de Mopti au Mali et l’Extrême Nord du Cameroun également affectés par les conflits et des faibles productions, la Crise (Phase 3 de l’IPC) qui a cours jusqu’en septembre pourrait connaitre une légère amélioration en octobre avec les nouvelles récoltes, mettant les ménages en Stress (Phase 2 de l’IPC). Au Nigeria, l’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) qui a cours jusqu’en septembre dans les zones le plus affectés par le conflit dans l’Etat de Borno persistera jusqu’en janvier 2022. Dans ce pays, les conditions de sécurité alimentaire restent préoccupantes pour les PDI aussi bien dans le nord-est que dans le nord-ouest où l’accès à la nourriture et aux revenus est très limité, en plus d’un accès humanitaire réduit.