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Afrique de l'Ouest Key Message Update: Des bonnes perspectives de récoltes atténuées par l’insécurité et les inondations, septembre 2020

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Messages clés

  • Le bon déroulement de la campagne couplé aux bonnes perspectives de fin de saison indique des productions moyennes à supérieures. Toutefois des récoltes inférieures à la moyennes sont attendues dans les zones d’insécurité/conflits du Liptako Gourma, le bassin du Lac Tchad, le Nord-ouest et centre-nord du Nigeria, Nord-ouest et Sud-ouest du Cameroun. Ces baisses seront accentuées au Nigeria du fait de l’impact de la COVID-COVID-19 sur les superficies emblavées (en baisse), le faible accès à la main d’œuvre agricole et les impacts des inondations sur les cultures. Les pluies diluviennes enregistrées en fin août/début septembre ont causé des inondations meurtrières et détruits des infrastructures et des cultures dans plusieurs pays, particulièrement au Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad, Burkina Faso et Mali.

  • Depuis la mi-août, la région affiche une tendance baissière du nombre de nouvelle contamination de la COVID-19, et ce, malgré le relâchement observé dans l’application des gestes barrières. Les activités commerciales continuent de s’améliorer progressivement mais les frontières terrestres restent officiellement fermées aux voyageurs. Les niveaux d’approvisionnement des marchés restent inférieurs à la moyenne mais tout de même suffisants pour satisfaire la demande jusqu’aux prochaines récoltes. Dans le Grand bassin du Lac Tchad, la région du Liptako Gourma, et celle du Tibesti au Tchad, les marchés restent perturbés en raison de l'insécurité.

  • Les prix des céréales sont restés globalement stables comparativement à l’année dernière à la même période sauf dans les zones touchées par des déficits et / ou des ruptures d'approvisionnement comme le Niger et le Sénégal et dans les pays côtiers non-XOF où les prix du riz local et importé sont restés nettement supérieurs moyenne, aggravée par la dépréciation de la monnaie. Au Nigeria, l’augmentation du prix des hydrocarbures impactera le prix des aliments avec des hausses plus élevées dans les zones de conflits. Le commerce de bétail reste en général perturbé par les restrictions de mouvement liées à la COVID-19 et l'insécurité / conflits dans certaines zones pastorales.

  • La majorité des zones restera en Minimale (Phase 1 de l’IPC) jusqu’en janvier 2021 et Stress (Phase 2 de l’IPC) pour certaines y compris de nombreux ménages urbains durement touchés par les mesures de restriction relatives à la COVID-19 en raison de la réduction de la mise en œuvre des moyens de subsistance habituels qui conduit à une baisse des revenus et du pouvoir d'achat. Dans les zones affectées par l’insécurité civile comme le centre et le nord de la région de Tillabéry, le nord de Tahoua, la région de Diffa et l’extrême sud de la région de Maradi au Niger, dans les provinces du Loroum, Soum et Sanmatenga au Burkina Faso, Stress ! (Phase 2 ! de l’IPC) demeurera jusqu’en septembre grâce aux assistances alimentaires planifiées et mises en œuvre. Il en sera de même pour les ménages pauvres de la zone de culture pluviale en Mauritanie, plus exposés à l’effet cumulé d’une soudure précoce et d’une perte de revenu résultant des mesures restrictives de la COVID-19.

  • Crise (Phase 3 de l’IPC) prévaudra jusqu’en septembre dans les provinces du Barh el Gazel (BEG) et Kanem en raison de l’érosion des avoirs productifs des ménages et des déficits de consommation. Il en sera de même entre octobre et janvier en Centrafrique, dans la région du Liptako-Gourma au Mali, dans la zone du Lac au Tchad, au sein des PDI dans le nord-ouest et le nord-est du Nigeria et dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest au Cameroun du fait de la persistance des conflits avec leur corollaire de destruction des moyens d’existence éprouvés davantage par endroit par les restrictions relatives à la COVID-19. Au Burkina Faso ce niveau d’insécurité alimentaire se maintiendra jusqu’en janvier dans les provinces du Bam, Namentenga, Séno, Oudalan, Yagha, Gnagna et Komondjari. Au Nigeria, les PDI dans les camps situés dans les zones inaccessibles près du bassin du Lac Tchad seraient en insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) où l’accès à la nourriture et aux revenus est très limité.