Afrique de l'Ouest : Key Message Update - Amélioration probable de la sécurité alimentaire à partir d’octobre excepté dans le bassin du Lac Tchad, septembre 2017

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from Famine Early Warning System Network
Published on 29 Sep 2017 View Original

Messages clés

**Malgré l’accroissement de l’aide alimentaire dans le nord-est du Nigeria, la zone continue d’enregistrer les niveaux d’insécurité alimentaire les plus élevés de la région. Les nombreuses populations déplacées dépendent largement de l’assistance alimentaire. Aussi, la disponibilité et l’accès aux aliments sur les marchés sont réduits et les ménages font face à des prix élevés des denrées alimentaires. Ainsi, de nombreuses populations dans les Etats de Yobé, Adamawa et particulièrement dans celui de Borno restent affectées par l’insécurité alimentaire aiguë d'Urgence (Phase 4 de l’IPC) ou de Crise (Phase 3 de l’IPC). Des populations civiles encore présentes dans les zones inaccessibles de l’Etat de Borno restent confrontés à un risque élevé de Famine (Phase 5 de l’IPC).

**L’insécurité alimentaire de niveau Stress (Phase 2 de l’IPC) affecte en Mauritanie, les ménages pauvres dans l’ouest de la zone agropastorale en raison des déficits continues de protection des moyens de subsistance ces dernières années, au Mali dans les zones rizicoles et pastorales des régions de Gao et de Tombouctou et par endroits dans le delta intérieur du fleuve Niger et le sahel occidental jusqu’en septembre en raison de la soudure plus longue que d’habitude et d’un accès réduit aux marchés.

La persistance de la crise sécuritaire dans le bassin du Lac Tchad continue perturber les principaux moyens d’existence et le fonctionnement normal des marchés, et maintien la région du Lac au Tchad en Crise (Phase 3! de l’IPC) et celle de Diffa au Niger en Crise (Phase 3 de l’IPC) jusqu’au moins en janvier 2018. L’insécurité alimentaire de niveau Crise (Phase 3 de l’IPC) affecte aussi les ménages pauvres dans le nord des régions de Wadi Fira et Guera, et au sud des régions du Kanem et BEG au Tchad à cause de l’épuisement des stocks, de la soudure pastorale précoce et rude et de la baisse du pouvoir d’achat.

Les récoltes débutées en juillet dans les pays côtiers sont disponibles sur les marchés locaux et approvisionnent les marchés sahéliens pour certains produits. Sur ces derniers marchés, les approvisionnements demeurent suffisants pour satisfaire la demande grâce à la mise à marché des stocks commerçants, stimulée par le bon déroulement de la saison agricole et la régularité des importations. Cependant, dans le bassin du Lac Tchad, les flux restent perturbés par l’insécurité civile, entrainant dans les régions de Maradi et Zinder des hausses de prix supérieure à la moyenne de 25 pour cent. Au Nigéria en plus, la dépréciation du Naira maintient les prix au-dessus de la moyenne, et de façon plus marquée dans les zones de conflit.

Le progrès de la saison est jugé satisfaisant dans la région par la réunion du PREGEC tenue à Conakry en Septembre 2017. Les récoltes en 2017/18 pourraient être supérieures à la moyenne pour les céréales (9-20 pour cent), les tubercules (3-9 pour cent) et les légumineuses. Les infestations de chenilles dont Spodoptera frugiperda rapportées au Nigeria, Ghana, Togo, Benin, Niger, Burkina Faso, Tchad, Mali, Cote d’Ivoire et en Gambie semblent sous contrôle et les dégâts limités. La situation alimentaire connaitra une légère amélioration à partir d’octobre avec les récoltes qui permettront la reconstitution des stocks. Les prix des aliments connaitront leur baisse saisonnière exceptée au Nigeria.