I. Contexte et justification
Le secteur éducatif Nigérien déjà fragile et présentant des vulnérabilités énormes en termes d’accès à l’éducation ;avec plus de 2,5 M d’enfants en dehors du système éducatif), dela qualité de l’éducation et de la gouvernance, se trouve confronté à des problématiques multidimensionnelles comme l’insécurité qui engendre le mouvement des populations dans les régions de Maradi, Diffa, Tillabéry et Tahoua, accentuant la pression sur les structures existantes et risque d’exploser certains ratio avec un impact important sur la qualité même des enseignements déjà au rabais. La situation d’insécurité a conduit à la fermeture de 882 écoles dans la région de Tillabéry à la date du 30 novembre 2023 tout cycle (sources DREN Tillabéry 30/11/2023).
• La région de Tahoua continue à être stabilisée, de 61 établissements fermés il y a deux mois ce nombre est passé à 23 aujourd’hui. Cette accalmie observée encourage certaines écoles à réouvrir. Mais tout de même les effets persistent et continuent à agir sur le système.
• Dans la région de Tillabéry les groupes armés non étatiques poursuivent la campagne contre l’éducation dite occidentale, les menaces contre la population et le personnel enseignant et ont mené des attaques contre des villages et des écoles. A la date du 30 novembre 2023, environ 882 écoles sont restées fermées avec 71085 enfants dont 34349 filles, exposés au risque d'abandon ou de non-scolarisation.
• Dans la région de Maradi, on enregistre une grande amélioration du point de vue sécuritaire, 11 écoles seulement restent fermées en février 2024, mais comme dans les autres régions, les conséquences de la crise continuent à peser sur l’accès des élèves à l’éducation en plus de la baisse de qualité des enseignements-apprentissages, car le nombre des déplacés internes comme réfugiés reste encore important.
• Quant à la région de Diffa on enregistre une amélioration du point de vue sécuritaire, le nombre d’établissements fermés est de 24 à la date du 15/06/2023 avec 1484 élèves dont 780 filles
Les menaces persistantes sur les populations civiles, sur le personnel enseignant et parents d’’élèves, les enlèvements ciblés créent une psychose généralisée. Mêmes les acteurs humanitaires travaillant dans le secteur de l’éducation ne sont pas épargnés et cela complique davantage les interventions humanitaires.
Ainsi, pour une gestion efficace des urgences, le MEN/A/EP/PLN a décidé de créer des Divisions Inclusion et Education en Situation d’Urgence dans plusieurs Directions Centrales.
C’est dans ce cadre que la Direction de l’Enseignement Préscolaire et Primaire envisage de former l’ensemble des membres du dispositif de gestion des urgences sur un certain nombre de thématique lié à l’éducation en situation d’urgence.
Cette formation vise à apporter une réponse rapide et efficace à l’urgence.
Les présents termes de référence exposent les modalités de réalisation de ces activités