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Rapatriement volontaire pour les réfugiés maliens de Niamey

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En 2014, l’UNHCR Niger a lancé la deuxième opération de facilitation du rapatriement volontaire des réfugiés maliens. Le processus commence avec les réfugiés urbains de Niamey et concernera toutes les zones où des réfugiés cherchent l’assistance de l’UNHCR pour rentrer.

Sensibiliser et informer

« Bonjour chères mamans, chers papas, chères soeurs et chers frères. Soyez les bienvenus ». Voilà comment Maurice, responsable du rapatriement volontaire à l’UNHCR Niger, commence affectueusement toutes ses rencontres avec les réfugiés avant de laisser la parole à un sage ou à un imam pour la Fatiha. Mais aujourd’hui est un jour un peu spécial. La réunion a pour but d’informer les réfugiés urbains de Niamey sur le rapatriement volontaire.

Depuis quelques temps, des demandes en ce sens remontent des réfugiés. Pour l’UNHCR, comme pour le gouvernement nigérien, la situation au nord Mali ne permet pas de promouvoir le retour. Mais la décision libre et éclairée des réfugiés prime. La responsabilité de l’UNHCR est de les sensibiliser et de les informer. Maurice insiste encore et encore sur le fait que le choix du retour est propre à chaque personne, à chaque membre majeur du ménage, et qu’une fois qu’ils traverseront la frontière ils redeviendront des citoyens maliens placés sous la protection de leur pays. Finie l’aide individuelle, commence pour nombreux l’espérance de voir arriver dans leur zone d’origine des interventions communautaires dont ils pourraient être les bénéficiaires.

Dans la salle de réunion du Guichet unique, espace d’accueil de tous les réfugiés urbains de Niamey, l’attention est forte, l’assistance silencieuse. Chaque phrase de Maurice traduite par Kili Wala, réfugié et volontaire au Guichet unique, est ponctuée en guise d’approbation par ce son guttural typique des populations vivant des deux côtés de la frontière séparant le Niger et le Mali. Quand arrive le moment des questions, la salle s’agite. Il faut continuer à expliquer et réexpliquer, et cela jusqu’au moment où chacun aura les deux pieds dans le bus qui les ramènera chez eux.