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OCHA Niger – Flash Update # 1 Tillabéri, Tahoua & Diffa 21 janvier 2020

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  • Au cours du mois de janvier 2020, d’importants flux de mouvements de populations ont été enregistrés dans les régions de Tillabéri, notamment dans les départements de Ouallam, Banibangou, Ayérou et dans la localité de Tisghel (départements de Ayérou) ainsi que dans les régions de Tahoua et de Diffa.

  • Au cours de cette période, le plus grand nombre de personnes déplacées internes (PDI) a été enregistré dans les départements de Ouallam, Banibangou, Ayérou et dans la localité deTisghel. Les acteurs humanitaires estiment au 21 janvier 2020 que ces déplacements concernent 5 527 personnes qui ont fui leurs localités (région de Tillabéri) en raison des attaques perpétrées sur des positions militaires à Inatès (10 décembre 2019) à Sinégodar (9 janvier 2020) et du retrait de la position militaire de Tiloa à Mangaize (14 janvier 2020). (Ci-dessus la carte sur les mouvements de pop)

  • Ces personnes proviennent des villages de Tiloa, Inzouet et Ballagouno-koira situés dans le département de Banibangou. Les premières vagues sont arrivées à Ouallam (90 km de Niamey, la capitale du Niger) le 14 janvier dernier. Il s’agit de 122 ménages, soit 464 personnes composées en majorité de femmes et d’enfants qui ont été installées dans l’enceinte de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de cette localité.

  • De nombreuses autres personnes déplacées internes estimées à 2291 personnes (360 ménages) se sont quant à elles installées à Banibangou, une zone d’accès difficile pour les acteurs humanitaires à cause de l’insécurité et de l’imposition des escortes militaires toujours en vigueur dans cette partie de la région. Aussi, 2500 personnes (404 ménages) se sont installées à Ayérou et à Tisghel, et 272 autres personnes (30 ménages) se sont installées à Abala.
    Les personnes déplacées qui proviennent de la localité de Nzouet sont dans un déplacement secondaire.

  • A ces déplacements internes, il faut ajouter le cas de 236 ménages nigériens qui ont traversé la frontière pour s’installer au village Malien de Anderamboukane situé à 18 Km au Nord de Sinégodar.

  • Selon les acteurs humanitaires sur le terrain, ces mouvements de populations qui continuent pourraient prendre de l’ampleur dans les prochains jours, la psychose grandissante des attaques et des violences perpétrées par des éléments des groupes armés non étatiques (GANE) va inciter beaucoup de personnes à se déplacer pour trouver refuge dans des endroits plus sécurisés.

  • Dans la région de Tahoua, selon la Commission nationale d'éligibilité (CNE) et certaines ONG, au 21 janvier, un mouvement de populations impliquant 126 ménages (865 personnes) d'Agando en direction d’Intikane a été enregistré. Ces populations fuyaient l'insécurité à la suite de l'attaque du camp militaire d'Angando survenue le 6 décembre 2019 par des GANE. Les mêmes sources ont indiqué que d'autres mouvements sont en cours d'Abala (Tillabéri) vers Intikane (Tahoua). Du côté de la frontière avec le Burkina Faso, une centaine de ménages serait installée actuellement dans la commune de Torodi.

  • Depuis janvier 2018, d'importants mouvements de populations provoqués par l'insécurité perpétrée par des éléments des GANE basés au Mali ont forcé des milliers de personnes à fuir leurs foyers pour s’installer dans les régions de Tahoua et Tillabéri. Au 31 décembre 2019, ces deux régions abritent respectivement (23102 PDI) et (57742 PDI).

  • Dans la région de Diffa, des mouvements de populations continuent d’être enregistrés et ce, en dépit d’une relative accalmie au plan des attaques armées.

UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
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