Niger + 2 more

Niger : Rapport d’Évaluation Rapide de Protection, Région de Diffa, Département de N’guigmi, Commune de N’guigmi, Site de N’gagala (Réfugié) (07 au 08/04/2022)

Attachments

Résumé des problèmes de protection rapportés

Manque d’accès aux abris et BNA : Les données issues de l’enquête et les observations faites sur le terrain, ont montré que 62% des ménages demandeurs d'asile habitent dans un abri en mauvais état ne répondant aux standards locaux.48% des ménages vivent dans cabane hors site et 37% sont sans abri, exposé aux conditions climatiques difficiles caractérisées par une forte chaleur et les rafales de vent plongeant, les personnes vulnérables à un risque élevé de protection. Le score NFI des ménages demandeurs d'asile du site de N’gagala est de 4,2. Ce résultat est nettement au-dessus du seuil d'alerte de 3,5. Ce résultat, montre que ces ménages, sont dans un besoin considérable en biens non alimentaire nécessaire à leur vie quotidienne. La majeure partie de ces ménages, n’a pas pu transporter tous les biens ménagers dont ils possèdent au cours du déplacement faute des moyens de transport.

Manque d’accès aux vivres et moyen de subsistance : Le score de consommation alimentaire des ménages déplacés et réfugiés de Ngagala arabe est de 15,3. Ce dernier est nettement en sous du seuil d'alerte de 28,5 et est donc considéré comme "Pauvre" pour 100% des ménages enquêtés. La diversité alimentaire au sein de cette population demandeuse d’asile est également critique comme l'indique son score de 1,1 et est nettement inférieur au seuil critique de 4,5. Le nombre de repas pris par jour a diminué depuis le choc, en effet, la majorité des adultes enquêtés déclarent ne prendre que deux repas par jour (68%) et seulement très peu prennent trois repas par jour (32%). (72%) des enfants ne prennent que deux repas par jour, (7%) prennent jusqu'à trois repas par jour et (20%) d'entre eux ne prennent qu'un seul repas par jour. Le résultat de l'enquête ménage, montre que 100% des ménages demandeurs d'asile du site de N'gagala n'ont pas un stock de vivre pouvant aller au-delà d'une semaine. Ces derniers, se contentent de l'aide des communautés d’accueil pour subvenir aux besoins quotidiens de leur famille. En effet, comme le montre le résultat de l'enquête, les principales sources de nourriture des ménages provient des dons de famille (58%), (39%) de l'achat sur le marché et (3%) des ménages de l'emprunt. (58%) des ménages enquêtés lors de cette évaluation déclarent que leur principale source de revenus provient de la vente de charbon et bois de chauffe, (15%) de la vente de produits agricole, (14%) du transfert de l'argent à l'extérieur et une minorité des ménages (6%) qui tirent leurs revenus du travail journalier.

Accès à l’Assainissement et à l’hygiène : D'après le résultat de l'enquête ménage, le taux de diarrhée chez les enfants de moins de 5 ans au cours des 2 dernières semaines est de 0%. Ce taux est le même par rapport au nombre de personnes ayant eu la diarrhée au de riz au cours de dernières 48 heures. Par ailleurs, le constat fait sur le terrain fait ressortir que le site est insalubre et donc potentiellement favorable au développement des maladies liées à une mauvaise pratique hygiène. Cette situation, se caractérise par le fait que seulement 1% des ménages enquêtés affirment avoir accès à des latrines et seulement 1% affirment avoir accès à des latrines hygiénique. Il faut préciser que, les latrines existantes sont pour la plupart délabrées et appartiennent aux familles hôtes et ne peuvent couvrir les besoins des communautés. Cette situation contraint la plupart les déplacés à s'adonner à la défécation à l'aire libre avec tous les risques liés aux maladies lié à une mauvaise pratique d'hygiène et les risques de protection associés. Pour ce qui est de l'hygiène, seulement 3% des ménages déplacés disposent du savon ou de la cendre pour le lavage des mains, seulement 34% ménages enquêtés disent se laver les mains avec du savon ou de la cendre et 38% connaissent au moins trois 3 moments clés de lavage des mains. Les ménages enquêtés affirment avoir eu connaissance de l’épidémie COVID-19, mais d’après les observations des équipes, les mesures préventives sont très loin d’être respectées.

Accès à l’eau : Sur le site des demandeurs d'asile de N'gagala, il n'existe qu'une seule borne fontaine (BF) fonctionnelle au niveau de laquelle communautés hôtes, déplacés et demandeurs d'asile s'approvisionnent. En effet, les informations recueillies lors de Focus Group Discussion (FGD), montrent que le débit de ce BF est extrêmement faible et ne peut en aucun cas couvrir le besoin en eau potable de toute la population. Selon les informations recueillies, certains ménages font recours aux points d'eau des hameaux voisin du site. Comme on peut le constaté, le nombre moyen de litres d'eau potable utilisé par les ménages par jour est de 27,4 et est donc faible par rapport à la norme. Néanmoins, la proportion des ménages ayant un accès facile en distance (<500m) et en temps (<15mn) à une ressource d’eau protégée est 93%.