Niger

Niger : Rapport d’Evaluation Rapide de Protection (ERP), Site de Diomana, Commune Dessa, Département de Tillabéri, Région de Tillaberi (07 avril 2021)

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Aperçu de la situation

Les populations de la commune d’Inatès font toujours face aux conséquences de l’insécurité qui sévit dans le sahel, la situation sécuritaire dans cette zone jadis préoccupante avec les incursions et les attaques des Groupes Armés Non Etatiques (GANE), s’est nettement détériorée depuis le mois de mars 2021 passé. En effet Le 02 mars 2021, des individus armés non étatiques ont fait irruption à Zibane (Commune d’Anzourou) où ils ont assassiné un homme, incendié les habitations et emporté une grande partie du bétail du village. Après cela, le 24 mars 2021 à Gadabo (un hameau de Zibane), des GANEs venus à bords de 8 motos, ont assassiné 13 personnes civiles, blessé 7 personnes, brulé des greniers du village, et emporté le bétail de cette localité. Suite à ces violences, la population du village de Gadabo déjà éprouvée depuis quelques années par une insécurité endémique, s’est déplacée afin de s’installer à Diomana, un village situé à 35 km d’Ayorou. Ils sont 167 ménages installés dans un champ situé à 2 km de Diomana où ils ont érigé des hangars en tiges de mil à la date de l’évaluation. La première vague est de 52 ménages arrivée à Diomana le 26 mars suivie d’une autre vague le 29 mars avec 24 ménages et les autres sont arrivés petit à petit selon leurs moyens de déplacement. A ce jour, les ménages continuent à affluer sur le site, selon un leader d’autres ménages sont en cours de route. Les ânes sont utilisés comme moyens de transport. Cependant avec ce moyen de transport, les ménages n’ont pu emporter que le strict minimum concernant leurs effets. Lors de l’attaque, 6 cases ont été brulé par les GANEs avec tous les biens qui s’y trouvaient (lits, couvertures, ustensile de cuisines, etc.). Les conditions de vie sont précaires, les ménages n’ont pas assez d’articles ménagers, et vivent dans des abris de fortune. En termes d’adaptation, ils ramassent du bois et confectionnent des objets artisanaux pour vendre aux marchés, ce qui leur permet de gagner de quoi acheter des céréales (riz ou mil). Comme assistance depuis leurs arrivés, ces ménages n’ont reçu aucune assistance humanitaire.